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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

diocèse de Sens — notice 25

diocèse de Sens

Le diocèse de Sens, également désigné sous la forme latine Senonensis diocesis, constitue au XIVe siècle un cadre ecclésiastique et administratif majeur pour l’identification, la localisation et l’examen de plusieurs établissements liés aux anciennes possessions du Temple. Il ne s’agit pas ici d’une maison particulière, mais d’un ressort territorial servant à ordonner des maisons, chapelles, commanderies, baillies et procédures d’enquête. L’année 1373 en fournit l’attestation la plus nette, avec une série d’actes et de procès-verbaux qui prennent explicitement le diocèse de Sens pour cadre.

Le diocèse joue ainsi un double rôle. D’une part, il sert de repère de classement géographique pour des lieux nommés tantôt en français, tantôt en latin. D’autre part, il apparaît comme une circonscription d’investigation, à l’intérieur de laquelle s’inscrivent des enquêtes pontificales et épiscopales, des auditions et des procès-verbaux. Sens y tient la place de centre de référence, à la fois comme ville, comme siège d’autorité ecclésiastique et comme point de rattachement institutionnel.

Désignations et point d’ancrage

Les formes relevées sont diocèse de Sens, Diocèse de Sens et Senonensis diocesis. Le centre de ce ressort est Sens, localisé dans l’Yonne. La ville apparaît non seulement comme le siège du diocèse, mais aussi comme le lieu où se concentrent des réalités institutionnelles étroitement liées à ce cadre : l’archevêque de Sens, Saint-Pierre-le-Vif, Saint-Jean de Sens, ainsi que la Bailie de Sens.

Cette centralité donne au nom de Sens une portée plus large que la seule désignation urbaine. Dans les mentions conservées pour 1373, le toponyme sert à la fois de repère local, de siège ecclésiastique et de pôle de rattachement pour des maisons et des circonscriptions relevant de l’ancien réseau templier.

Le diocèse comme ressort de localisation

Plusieurs établissements sont expressément situés dans le diocèse de Sens. Sous des formes latines, on y trouve Campo Bubali, la Maison du Temple de Cherruto, la capella domus Templi de Cheruto, ainsi que Cherruoto placé dans la Senonensis diocesis. Relèvent également de ce même ressort la domus Templi de Vervans, la Domus de Calido Furno et Savigniaco Templi.

Les formes françaises confirment cette fonction de localisation. Saussay et Le Saussay sont placés dans le diocèse de Sens. Cerisiers y est compris, et la commanderie de Cerisiers est expressément localisée dans le diocèse. Il en va de même de la commanderie de Rampillon. En 1373, Melun et Étampes sont également donnés comme relevant de ce cadre, ce qui montre que le diocèse sert à organiser des mentions dispersées en un même ensemble ecclésiastique.

Le diocèse ne sert pas seulement à situer des établissements individualisés. Des catégories plus générales y sont aussi placées : des maisons, des commanderies, des enquêtes épiscopales, ainsi qu’une quête en 1373. Cette récurrence confirme son usage comme ressort administratif opératoire.

Enquêtes et procédures de 1373

L’année 1373 constitue le principal repère chronologique attaché au diocèse de Sens. Une enquête pontificale de 1373 concerne expressément ce diocèse, et Sens est directement associé à cette enquête. Le diocèse apparaît ici non comme un simple décor géographique, mais comme l’unité territoriale selon laquelle sont ordonnées les investigations.

Le procès-verbal principal de l’enquête du diocèse de Sens est daté du 2 au 21 mai 1373 et se rattache à Sens et à Paris. Un autre texte, plus resserré, concerne la courte enquête de Sens sur Chauffour et Savigny-le-Temple, menée les 10 et 15 mai 1373 à Paris. S’y ajoute la mention d’un procès-verbal de l’enquête dans le diocèse de Sens, qui confirme l’existence d’une formalisation écrite spécifique pour ce ressort.

À côté de ce volet pontifical, une enquête épiscopale dans le diocèse de Sens est située à Sens en 1373-1374. Les enquêtes épiscopales sont, plus généralement, localisées dans le diocèse de Sens, et elles concernent ce diocèse en 1373. L’ensemble dessine une séquence d’examen soutenue, concentrée autour de 1373 et prolongée sur 1374, où le diocèse sert de cadre d’audition, de classement et de contrôle.

Commanderies, dépendances et baillies

Le diocèse de Sens regroupe des niveaux d’organisation divers. On y rencontre des maisons, des chapelles, des commanderies et des baillies. La commanderie de Cerisiers est localisée dans le diocèse de Sens ; Cerisiers est en outre placé à Sens et dépend de Sens comme commanderie. Une autre relation associe Sens à Launay dans un cadre de commanderie, ce qui souligne la fonction de pôle exercée par Sens dans l’organisation locale.

Le ressort comprend aussi des circonscriptions de type baillie. En 1373, la baillie de Coulours et la baillie d’Ozouer-le-Voulgis sont situées dans le diocèse de Sens. La Bailie de Sens elle-même est localisée à Sens. Ces données montrent la coexistence, à l’intérieur d’un même cadre diocésain, de structures de nature distincte mais articulées : établissements résidentiels, lieux de culte, commanderies et subdivisions administratives.

Sens, siège ecclésiastique et pôle de référence

Le lien entre la ville et le diocèse est explicite : le Diocèse de Sens est localisé à Sens, et l’archevêque de Sens y est également placé. Cette concentration des autorités et des institutions explique que le nom de Sens fonctionne comme point de convergence pour des réalités très diverses relevant du même ressort.

La présence de Saint-Pierre-le-Vif et de Saint-Jean de Sens dans la ville rappelle que ce cadre diocésain s’inscrit dans un espace urbain ecclésiastique dense. Les procédures relatives au diocèse se rattachent à Sens, même lorsque certaines opérations se déroulent aussi à Paris. Pour l’histoire des établissements issus de l’ancien réseau du Temple, le diocèse de Sens apparaît ainsi comme un cadre de première importance, à la fois pour la localisation des maisons et pour les enquêtes conduites au XIVe siècle.

diocèse de Sens