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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

maison hostel et métairie de la Tombe Isoire

maison hostel et métairie de la Tombe Isoire

La maison hostel et métairie de la Tombe Isoire, également rencontrée sous la forme maison de la Tombe-Issoire, désigne au XVe siècle un bien établi à Montrouge. La mention la plus explicite le place, en 1466, près du moulin à vent, et le montre comme une unité patrimoniale à la fois résidentielle et rurale. L’ensemble n’est connu que par un petit nombre de repères, mais ceux-ci suffisent à faire apparaître une exploitation individualisée, dotée d’un commandement, insérée dans le terroir de Montrouge et liée à d’autres possessions mentionnées la même année.

La désignation composée de maison hostel et de métairie suggère d’emblée un bien mixte. Elle renvoie non à un simple logis isolé, mais à un ensemble associant un bâtiment d’habitation ou de représentation et une exploitation agricole avec ses dépendances. Même si le détail des constructions, des terres et des revenus échappe, la Tombe Isoire apparaît ainsi comme une petite entité domaniale complète, identifiable par son nom propre.

Dénomination et repères chronologiques

La forme principale retenue est maison hostel et métairie de la Tombe Isoire. La variante maison de la Tombe-Issoire renvoie au même bien et rappelle l’existence d’une fluctuation graphique sans changement d’identité patrimoniale.

Deux jalons structurent l’histoire perceptible de l’ensemble. Un incendie est signalé en 1450 pour la Tombe-Issoire. Puis, en 1466, le bien est mentionné avec davantage de précision : il est situé à Montrouge, près du moulin à vent, commandé par Renaud Gorre, et donné comme possédant Chantilly et Savigny-sur-Orge. À un stade postérieur, la Seigneurie du Petit-Montrouge succède à la maison hostel et métairie de la Tombe Isoire, ce qui inscrit le lieu dans une évolution seigneuriale plus large.

Situation à Montrouge

En 1466, la Tombe Isoire est expressément localisée à Montrouge. La précision topographique « près le moulin à vent » constitue le principal point d’ancrage dans l’espace. Elle permet de comprendre que le bien se trouvait dans un secteur reconnu par un repère visible et structurant du paysage local.

Cette localisation montre aussi que la Tombe Isoire ne relève pas d’une simple désignation abstraite : elle s’inscrit dans un cadre territorial concret, au sein du finage de Montrouge. Le nom propre du lieu, associé à ce repère de voisinage, traduit l’individualisation d’un domaine ou d’un établissement suffisamment identifié pour être distingué des autres biens du voisinage.

Nature patrimoniale de l’ensemble

La double qualification de hostel et de métairie mérite d’être soulignée. Le terme hostel renvoie à une maison ou à un logis de quelque consistance ; celui de métairie désigne une exploitation rurale. Réunis dans une même formule, ils indiquent une articulation entre fonction résidentielle et fonction productive.

On doit donc envisager la Tombe Isoire comme un ensemble comprenant au moins un bâtiment principal et une composante agraire exploitée. Faute d’indications supplémentaires, il n’est pas possible d’aller plus loin dans la description des terres, des bâtiments secondaires ou du mode précis de mise en valeur. Il reste néanmoins assuré que le bien ne se réduisait pas à une simple parcelle, mais formait une réalité patrimoniale structurée.

Commandement en 1466

En 1466, la maison hostel et métairie de la Tombe Isoire est commandée par Renaud Gorre. Cette donnée donne au bien un cadre de direction nettement individualisé. Elle ne renseigne pas seulement sur une personne associée au lieu ; elle montre que l’ensemble relevait d’une administration ou d’une gestion suffisamment affirmée pour être formulée en termes de commandement.

La mention de Renaud Gorre constitue ainsi le principal point fixe de l’histoire administrative de la Tombe Isoire. En l’absence d’autres jalons nominativement assurés, elle sert de repère essentiel pour situer le bien dans les structures d’autorité qui l’ordonnaient au milieu du XVe siècle.

Possessions rattachées en 1466

La même année 1466, la Tombe Isoire est dite posséder Chantilly et Savigny-sur-Orge. Cette formulation établit l’existence d’un lien patrimonial avec ces deux lieux. Elle implique que le bien de Montrouge ne se comprenait pas seulement à l’échelle de son implantation immédiate, mais s’inscrivait dans un réseau plus étendu de dépendances ou de droits.

La nature exacte de ces possessions ne peut toutefois être précisée ici. Il peut s’agir de terres, de revenus, de droits ou d’autres formes d’attache patrimoniale ; le texte ne permet pas de trancher. L’essentiel est de retenir qu’en 1466 la maison hostel et métairie de la Tombe Isoire apparaît comme un centre de détention patrimoniale relié à Chantilly et à Savigny-sur-Orge.

Le sinistre de 1450

Un incendie est signalé en 1450 pour la Tombe-Issoire. Cette mention atteste qu’un sinistre a touché le bien ou l’ensemble désigné sous ce nom au milieu du XVe siècle. Elle apporte un rare aperçu sur l’histoire matérielle du site, en révélant un épisode de dommage ou de destruction.

Rien ne permet de mesurer l’ampleur de l’incendie ni d’en suivre les conséquences immédiates. On ne peut pas non plus déterminer quelles parties du domaine furent atteintes, ni si des reconstructions furent engagées dans l’intervalle. On constate seulement que, seize ans plus tard, la Tombe Isoire demeure un bien clairement identifiable, ce qui implique sa persistance comme unité patrimoniale après le sinistre.

Succession par la Seigneurie du Petit-Montrouge

La Seigneurie du Petit-Montrouge succède à la maison hostel et métairie de la Tombe Isoire. Cette indication marque une transformation dans le cadre seigneurial ou institutionnel du lieu. La Tombe Isoire, en tant qu’entité nommée, ne disparaît pas seulement du paysage documentaire : elle est relayée par une structure seigneuriale qui lui succède à Montrouge.

La portée précise de cette succession ne peut être définie plus étroitement. On ignore si elle résulte d’une absorption complète, d’une réorganisation domaniale ou d’un simple changement d’appellation. Le fait demeure important, car il inscrit la Tombe Isoire dans une histoire de recomposition des cadres de domination et de propriété au sein de l’espace montrougien.

Portée historique

Bien que connue par des mentions peu nombreuses, la maison hostel et métairie de la Tombe Isoire présente un profil assez net. Elle apparaît comme un domaine de Montrouge, situé près du moulin à vent, doté d’une fonction résidentielle et agricole, touché par un incendie en 1450, commandé par Renaud Gorre en 1466, et mis en relation cette même année avec Chantilly et Savigny-sur-Orge.

Son intérêt tient à la fois à la précision de sa désignation et à la densité des relations qu’elle concentre dans un nombre restreint d’attestations : ancrage topographique local, organisation de commandement, extension patrimoniale au-delà de Montrouge, puis insertion dans une succession seigneuriale avec le Petit-Montrouge. Même lacunaire, cet ensemble de faits suffit à faire de la Tombe Isoire un jalon significatif pour l’histoire du patrimoine rural et résidentiel de Montrouge au XVe siècle.

maison hostel et métairie de la Tombe Isoire