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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

receveur en la ville, vicomté et diocèse de Paris

receveur en la ville, vicomté et diocèse de Paris

Le receveur en la ville, vicomté et diocèse de Paris est attesté en 1370 comme un officier intervenant dans le cadre des aides ordonnées pour la guerre. Son intitulé, exceptionnellement développé, définit d’emblée la charge par son ressort : la ville de Paris, la vicomté de Paris et le diocèse de Paris. Cette formulation place la fonction au croisement de plusieurs découpages territoriaux et indique une compétence parisienne conçue dans une extension large, qui dépasse la seule enceinte urbaine.

La mention conservée ne livre pas le nom personnel du titulaire ; elle fait connaître avant tout un office. Cette primauté de la fonction sur l’individu est en elle-même significative : ce qui importe ici est moins une biographie qu’une place dans le dispositif de perception et de gestion des aides. La charge apparaît ainsi comme l’un des relais de l’administration fiscale de guerre dans l’espace parisien.

Fonction

Le terme de receveur renvoie à une mission de réception des deniers levés au titre des aides ordonnées pour la guerre. Même si les opérations concrètes ne sont pas détaillées, la qualification désigne clairement un agent chargé d’intervenir dans le circuit financier de ces prélèvements. Le lien explicite avec les aides situe donc l’office dans un champ fiscal spécialisé, où la perception ne relève pas d’une administration indistincte, mais d’un encadrement par fonctions définies.

À cette désignation principale s’ajoute l’appellation de « général conseiller sur le fait des aides ». Cette variante n’efface pas le rôle de receveur, mais elle en éclaire la portée. Elle suggère qu’à la réception des sommes se joignait une compétence de conseil ou de surveillance dans la matière des aides. Sans permettre de reconstituer une hiérarchie précise, cette double caractérisation montre que l’agent n’était pas présenté comme un simple exécutant local, mais comme un officier associé plus largement au « fait des aides ».

Cadre territorial

Le ressort de la charge est exprimé par trois circonscriptions distinctes : la ville de Paris, la vicomté de Paris et le diocèse de Paris. Leur juxtaposition n’a rien de redondant. Elle indique que l’office se définissait à l’échelle d’un espace parisien envisagé selon plusieurs cadres de référence, l’un urbain, l’autre vicomtier, le troisième diocésain. L’intitulé signale ainsi une compétence construite par addition de ressorts et non par simple rattachement à la ville seule.

Cette précision territoriale est importante pour comprendre la nature de l’office. Elle laisse voir une administration des aides attentive aux limites effectives dans lesquelles s’ordonnent les prélèvements et leur réception. Dans le cas de Paris, centre majeur, la formulation retenue paraît vouloir embrasser l’ensemble du champ dans lequel l’agent devait agir. Le receveur est donc moins un receveur « de Paris » au sens étroit qu’un receveur pour l’ensemble formé par la ville, la vicomté et le diocèse.

Chronologie

La charge est attestée en 1370, plus précisément dans un intervalle allant de mars à septembre, à Paris. Cette borne chronologique, bien que resserrée, suffit à inscrire l’office dans l’administration active des aides de cette année. Rien ne permet d’assurer ici ni une durée antérieure, ni une continuation postérieure, ni l’identité d’un même titulaire au-delà de cette séquence.

Le dossier impose donc une chronologie prudente : en 1370, à Paris, un receveur est bien désigné pour la ville, la vicomté et le diocèse, avec un lien direct au fait des aides. C’est sur ce point assuré que repose l’interprétation de la charge.

Relations

Entre mars et septembre 1370, le receveur est en relation à Paris avec frère Robert de Juilly. La nature exacte de cette relation n’est pas explicitée davantage, mais son enregistrement dans le même cadre chronologique et géographique est significatif. Il situe l’officier dans un entourage institutionnel élevé et montre que sa fonction s’inscrivait dans des interactions de premier rang.

Cette relation contribue à caractériser la charge. Elle suggère que l’exercice du receveur ne se réduisait pas à une activité comptable isolée, mais prenait place dans un réseau d’action et de décision lié à l’administration des aides. Faute d’éléments supplémentaires, il convient toutefois de s’en tenir à ce constat : en 1370, à Paris, l’office est associé à frère Robert de Juilly dans un même horizon d’activité.

Identité de l’office

Le sujet est connu sous une forme qui demeure impersonnelle. Aucun nom propre n’accompagne l’intitulé, et l’office lui-même sert d’identification. Cette absence de désignation individuelle renforce l’intérêt institutionnel de la notice : elle documente moins une carrière qu’une fonction dans l’administration des aides.

L’alias « général conseiller sur le fait des aides » doit être compris comme une autre manière de qualifier le même personnage ou la même charge. Il ne permet pas de distinguer avec certitude deux offices séparés ; il met plutôt en lumière, à côté de la réception des deniers, une compétence plus générale relative aux aides. La notice doit donc retenir ensemble ces deux désignations, sans les dissocier artificiellement.

Portée historique

Cette attestation met en évidence la spécialisation croissante des offices liés aux aides dans la seconde moitié du XIVe siècle. Le receveur parisien apparaît comme un agent défini tout à la fois par une mission fiscale et par un ressort territorial composite. La précision de son intitulé montre combien l’administration cherchait à encadrer les levées destinées à la guerre selon des circonscriptions nettement énoncées.

La figure demeure cependant strictement circonscrite par ce que l’on peut établir pour 1370. Il n’est pas possible d’en tirer une biographie personnelle ni de suivre l’évolution de l’office au-delà de cette occurrence. La notice conserve néanmoins une réelle valeur pour l’histoire administrative : elle atteste à Paris un receveur expressément rattaché à la ville, à la vicomté et au diocèse, directement lié aux aides de guerre et associé, dans le même temps, à la qualité de général conseiller sur le fait des aides.

receveur en la ville, vicomté et diocèse de Paris