Ugo de Bolbolone
Ugo de Bolbolone est un frère du Temple attesté en 1147 à Richarenchis. Il apparaît comme responsable de l’église Sainte-Marie de ce lieu, dans un contexte qui le relie aussi à une donation portant sur le quart de la dîme de Brente, datée du 17 septembre 1147. Sa mention le place parmi les frères engagés dans l’encadrement local d’un établissement religieux et dans la gestion d’intérêts patrimoniaux associés à l’ordre.
Le personnage n’est connu qu’à travers ce dossier resserré. Il ne se prête donc pas à une biographie suivie, mais plutôt à l’identification d’un officier templier saisi dans l’exercice d’une charge précise, à un moment ancien de l’implantation de l’ordre.
Identité et variantes du nom
Le nom est transmis sous plusieurs formes qui renvoient au même personnage : Ugo de Bolbolone, Ugo de Bolbotone et Ugonis de Bolbotone. Ces variations tiennent aux hésitations graphiques fréquentes dans l’écriture médiévale et dans la latinisation des noms propres. Elles doivent être prises ensemble pour reconnaître correctement le même frère dans les mentions conservées pour l’année 1147.
Appartenance à l’ordre
Ugo de Bolbolone est explicitement rattaché aux frères de la Chevalerie du Temple en 1147. Cette appartenance n’est pas une donnée secondaire : elle éclaire le cadre institutionnel dans lequel s’inscrivent à la fois sa fonction à Richarenchis et son intervention dans l’affaire de la dîme de Brente. Il ne s’agit donc pas seulement d’un homme lié ponctuellement à une église, mais d’un membre de l’ordre exerçant une responsabilité locale identifiable.
Fonction à Richarenchis
En 1147, Ugo de Bolbolone est présenté comme commandant l’église Sainte-Marie de Richarenchis. La formule indique une autorité effective sur cet établissement et le désigne comme un responsable local. Sans permettre de préciser davantage le contour juridique ou administratif exact de cette charge, elle montre qu’il occupait une position de direction et de représentation dans ce cadre ecclésial.
Cette fonction l’inscrit dans les tâches concrètes assumées par les frères du Temple : surveillance d’un établissement, administration locale et traitement d’affaires touchant aux revenus religieux. Même si l’on ignore la durée de ce commandement et l’étendue exacte de ses compétences, la mention suffit à faire apparaître Ugo de Bolbolone comme un agent d’encadrement, et non comme un simple témoin de passage.
La donation du quart de la dîme de Brente
Le 17 septembre 1147, Ugo de Bolbolone est lié à une donation concernant le quart de la dîme de Brente. L’acte se rattache à Richarenchis, où il exerce son commandement sur l’église Sainte-Marie. Cette convergence entre lieu, fonction et affaire patrimoniale éclaire la nature de son activité : son nom apparaît dans un dossier où se rencontrent l’administration d’un établissement religieux et la gestion de revenus ecclésiastiques.
Le quart de dîme de Brente constitue ici l’élément le plus concret permettant d’approcher son action. Ugo de Bolbolone y apparaît non comme une figure abstraite de l’ordre, mais comme un frère impliqué dans une opération déterminée, touchant à des droits et à des ressources dont l’enjeu était suffisamment important pour être formalisé dans un acte daté.
Chronologie et ancrage géographique
Toute la notice se concentre sur un seul repère assuré : l’année 1147, avec une date précise, le 17 septembre, pour l’acte relatif à la donation du quart de la dîme de Brente. Le lieu associé à cette attestation est Richarenchis, toponyme auquel est rattachée l’église Sainte-Marie placée sous son commandement.
Ce double ancrage, temporel et spatial, permet de situer nettement Ugo de Bolbolone, mais sans ouvrir sur une carrière plus longue. Rien ne permet ici d’établir ce qu’il fut avant cette mention, ni s’il conserva ensuite la même charge.
Portée historique
L’intérêt d’Ugo de Bolbolone tient à la netteté fonctionnelle de son attestation, malgré sa brièveté. Il offre l’exemple d’un frère du Temple exerçant une responsabilité locale en lien direct avec une église et avec des revenus de dîme. À travers lui se laisse entrevoir une dimension essentielle de la présence templière au XIIe siècle : non seulement la communauté des frères, mais aussi l’encadrement d’établissements et le traitement d’affaires patrimoniales.
La prudence reste néanmoins nécessaire. Les mentions conservées suffisent à reconnaître un frère en charge à Richarenchis en 1147 et impliqué dans une donation précise, mais elles ne permettent ni de restituer une trajectoire personnelle, ni de préciser une origine, une filiation ou un parcours au sein de l’ordre. Ugo de Bolbolone demeure ainsi une figure ponctuellement éclairée, mais significative, de l’administration templière locale.
