Denise de Neufville
Denise de Neufville, également désignée sous la forme « dame Denise De Neufville », n’est attestée ici que par un acte du 22 novembre 1608. À cette date, elle apparaît comme destinataire d’un transfert effectué par Jérôme de Feuquière et se trouve en relation de dépendance avec la commanderie du Saussay. Cette double mention suffit à l’inscrire dans le cadre des transmissions de droits ou de biens relevant encore, au début du XVIIe siècle, de structures seigneuriales et domaniales organisées autour d’une commanderie.
La brièveté de l’attestation ne permet pas de reconstituer une biographie suivie. L’intérêt historique de Denise de Neufville réside donc surtout dans sa place au sein d’un enchaînement juridique précis : elle intervient comme personne nommément identifiée dans une opération de transfert, tout en étant rattachée à un établissement qui continue à structurer localement les rapports de dépendance.
Identification
Le nom est donné sous la forme Denise de Neufville, avec la variante « dame Denise De Neufville ». L’emploi du titre de « dame » renvoie à une désignation sociale conforme aux usages de l’époque, mais ne suffit pas, à lui seul, à préciser davantage sa condition, son rang exact ou sa situation familiale. La variation graphique entre « de » et « De » relève des usages ordinaires de l’écriture des noms aux XVIe et XVIIe siècles et n’implique pas de distinction particulière.
En l’état, aucun élément ne permet d’aller au-delà de cette identification nominale. Ni filiation, ni origine, ni fonction particulière ne peuvent être assignées avec certitude. Sa présence historique repose entièrement sur l’acte daté de 1608 et sur les rapports qui y sont explicitement formulés.
Acte du 22 novembre 1608
Le 22 novembre 1608, Denise de Neufville figure comme bénéficiaire d’un transfert en provenance de Jérôme de Feuquière. La nature exacte de l’opération n’est pas détaillée ici : il peut s’agir d’un passage de droits, d’une cession de possession, ou d’un transfert touchant une responsabilité ou une jouissance déterminée. Ce qui importe est la position qu’elle occupe dans l’acte, celle de personne à qui quelque chose est transféré.
Cette mention, même isolée, la situe dans un mécanisme concret de circulation juridique. Elle n’apparaît pas comme simple témoin ou comme nom accessoire, mais comme pôle de réception dans une opération qui suppose reconnaissance, capacité à tenir ou recevoir un droit, et insertion dans un cadre d’autorité déjà structuré.
Relation avec Jérôme de Feuquière
Le lien entre Jérôme de Feuquière et Denise de Neufville n’est connu ici que sous l’angle du transfert daté du 22 novembre 1608. Rien ne permet d’en déduire une parenté, une alliance ou une relation durable au-delà de cette opération. Il convient donc de s’en tenir à ce qui est établi : Jérôme de Feuquière est l’auteur du transfert, Denise de Neufville en est la destinataire.
Cette relation ponctuelle est néanmoins historiquement significative, car elle fait apparaître Denise de Neufville comme actrice directe d’une transmission. Même sans détail sur l’objet transféré, l’acte manifeste une continuité des pratiques de mutation et d’attribution au sein d’un cadre seigneurial ou domanial encore pleinement opérant.
Dépendance à l’égard de la commanderie du Saussay
À la même date, Denise de Neufville dépend de la commanderie du Saussay. Cette dépendance signale un rattachement institutionnel qu’il n’est pas possible de définir plus finement avec les seuls éléments conservés. Elle peut renvoyer à un rapport de tenure, de juridiction, de redevance, d’administration ou plus largement à l’inscription de ses droits ou de sa personne dans le ressort de la commanderie.
L’essentiel est que Denise de Neufville ne se présente pas isolément : son nom est associé à un établissement dont les dépendances continuent à organiser les rapports locaux de possession et d’autorité. Son intervention dans le transfert de 1608 prend ainsi place dans un environnement où la commanderie demeure un cadre de référence pour l’identification des personnes et des droits.
Chronologie attestée
La chronologie conservée est réduite à un seul repère sûr :
22 novembre 1608 : Denise de Neufville reçoit un transfert de Jérôme de Feuquière et relève de la commanderie du Saussay.
Aucun autre jalon ne permet, ici, d’étendre sa présence documentaire avant ou après cette date.
Portée historique
La mention de Denise de Neufville éclaire, à une échelle très fine, la persistance des cadres de dépendance et des pratiques de transmission liées à une commanderie au début du XVIIe siècle. Son cas montre comment une personne peut être historiquement perceptible non par l’abondance d’informations biographiques, mais par sa place dans un acte où se croisent un transfert, une hiérarchie de dépendance et un établissement seigneurial.
Sa notice relève ainsi de ces figures documentaires ponctuelles mais utiles, qui permettent de restituer les modalités concrètes de circulation des droits et l’ancrage territorial d’institutions toujours actives dans l’organisation locale. Denise de Neufville n’est connue que brièvement, mais cette brève attestation la situe avec netteté à l’intersection d’une personne, d’un acte et d’une commanderie.
Repères
Nom : Denise de Neufville
Variante : dame Denise De Neufville
Date attestée : 22 novembre 1608
Rôle dans l’acte : destinataire d’un transfert
Auteur du transfert : Jérôme de Feuquière
Rattachement : dépend de la commanderie du Saussay
