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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Petrus Ugo

Petrus Ugo

Petrus Ugo est un personnage attesté le 26 juin 1139 à Curies, dans un acte de vente passé au profit de la Milicia Iherosolimitana Templi Salomonis, c’est-à-dire l’ordre du Temple. L’opération intéresse l’ecclesia sancte Marie de Curies, ce qui rattache directement son nom à l’église Sainte-Marie de ce lieu. Toute sa place dans l’histoire templière repose sur cette intervention ponctuelle, mais précisément datée et localisée.

La brièveté de l’attestation interdit d’aller au-delà de ce qui est explicitement perceptible. On ne peut ni lui attribuer avec certitude une fonction ecclésiastique ou laïque, ni préciser son rang social, son origine familiale ou la durée de ses rapports avec le Temple. Il n’en demeure pas moins un acteur identifiable d’un transfert patrimonial au profit de l’ordre au XIIe siècle.

Identité

Le nom transmis est Petrus Ugo. Sous cette forme latine, il associe un nom de baptême, Petrus, à un second élément, Ugo. En l’absence d’autre mention, il n’est pas possible de déterminer si ce second terme doit être compris comme un surnom, un second nom ou une désignation à valeur familiale. La notice doit donc conserver la forme simple sous laquelle il apparaît dans l’acte.

Son statut personnel reste indéterminé. Le seul point assuré est qu’il intervient comme vendeur dans une opération juridique réalisée à Curies. Cette qualité suffit à montrer qu’il détenait, à ce moment, la capacité d’aliéner un bien ou des droits liés à l’église Sainte-Marie de Curies, sans permettre d’en préciser davantage le fondement.

Acte du 26 juin 1139

Le 26 juin 1139, à Curies, Petrus Ugo conclut une vente au profit de la Milicia Iherosolimitana Templi Salomonis. Le bénéficiaire est désigné par une formulation latine explicite qui identifie clairement l’ordre du Temple. La transaction concerne l’ecclesia sancte Marie de Curies, élément central de l’acte.

La structure minimale du dossier est donc nette : un vendeur nommé, un acquéreur templier, une date précise, un lieu précis et un objet rattaché à l’église Sainte-Marie de Curies. Même si la nature exacte de ce qui est vendu ne peut être développée avec davantage de précision, l’acte montre un transfert ou une aliénation impliquant directement le Temple.

Cette mention est importante pour l’histoire locale du Temple, car elle atteste son insertion dans des opérations patrimoniales qui touchent à des biens ou à des droits en relation avec une église. Petrus Ugo n’apparaît pas comme un dignitaire de l’ordre, mais comme l’une des parties grâce auxquelles un tel transfert devient lisible dans les actes.

Rapport avec Curies et avec Sainte-Marie

Le lien entre Petrus Ugo et Curies est immédiat. L’acte est passé dans ce lieu et l’objet mentionné est l’église Sainte-Marie de Curies. Son nom se trouve ainsi associé non seulement à un cadre topographique précis, mais aussi à une réalité ecclésiale locale expressément désignée.

Il faut cependant s’en tenir à cette relation attestée. Rien n’autorise à affirmer qu’il résidait à Curies, qu’il y exerçait une charge, ou qu’il n’y apparaissait qu’à l’occasion de cette seule opération. Ce que l’on peut dire avec sûreté est qu’il détenait alors un rôle actif dans une transaction concernant Sainte-Marie de Curies et conclue en faveur des Templiers.

Chronologie et portée

La chronologie conservée est réduite à un seul jalon : le 26 juin 1139. Aucun autre acte ne permet ici de suivre Petrus Ugo avant ou après cette date. Sa biographie demeure donc fragmentaire, limitée à une apparition isolée mais juridiquement significative.

Cette pauvreté de l’information ne diminue pas l’intérêt du personnage pour l’histoire de l’implantation templière. Des figures comme Petrus Ugo donnent à voir, à l’échelle d’un lieu et d’un acte, la manière dont l’ordre du Temple entre en possession de biens ou de droits par voie de transaction. Sa présence éclaire moins une trajectoire individuelle qu’un moment concret de relation entre un particulier nommé, une église locale et l’ordre du Temple.

Appréciation historique

Petrus Ugo appartient à la catégorie des personnes connues par une seule mention, mais dont l’intervention suffit à documenter une opération précise. Sa valeur historique tient à la netteté des coordonnées de l’acte : date, lieu, bénéficiaire et objet concerné. La notice ne peut donc être construite ni comme une biographie suivie, ni comme une généalogie, mais comme l’analyse d’une présence documentaire circonscrite.

En l’état, il convient de ne pas dépasser ce cadre. Petrus Ugo est avant tout le vendeur attesté à Curies en 1139 dans une affaire touchant l’église Sainte-Marie de ce lieu et réalisée au profit de la Milicia Iherosolimitana Templi Salomonis.

Repères

Nom : Petrus Ugo.

Date attestée : 26 juin 1139.

Lieu : Curies.

Rôle attesté : vendeur dans un acte passé au profit de l’ordre du Temple.

Bénéficiaire : Milicia Iherosolimitana Templi Salomonis.

Objet concerné : ecclesia sancte Marie de Curies.

Petrus Ugo