Aller au contenu

BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Gaufredus comes Russilionensis

Gaufredus comes Russilionensis

Gaufredus comes Russilionensis apparaît dans un acte daté du 25 mai 1139 relatif à une donation faite aux frères du Temple. La forme latine de son nom, associée au titre de comte de Roussillon, le place dans le cadre seigneurial et aristocratique du Roussillon du XIIe siècle. Sa mention le rattache à une opération patrimoniale portant sur un héritage situé près de Perpignan, à un moment où les frères du Temple reçoivent des biens et des appuis dans cet espace méridional.

Le personnage n’est toutefois saisissable qu’à travers cette occurrence. Il ne se laisse donc pas reconstituer par une biographie suivie, mais par sa place dans un contexte diplomatique précis : celui d’une donation consentie aux frères du Temple par Willelmus Gairardus et Arnaldus. Son intérêt historique réside ainsi moins dans un parcours individuel connu que dans sa présence parmi les autorités et les acteurs qui entourent une opération favorable au Temple en Roussillon.

Identité et désignation

La dénomination Gaufredus comes Russilionensis associe un nom personnel, Gaufredus, à une titulature territoriale, comes Russilionensis, c’est-à-dire comte de Roussillon. Cette désignation ne relève pas d’une simple identification nominale : elle inscrit d’emblée le personnage dans une hiérarchie politique et seigneuriale. Dans l’économie de l’acte, il est donc désigné par un rang suffisamment significatif pour être mentionné sous sa dignité comtale.

La conservation de la forme latine est importante, car c’est sous cette expression que le personnage est historiquement repérable dans le cadre de l’acte de 1139. Elle renvoie directement à l’autorité comtale exercée dans le Roussillon et à l’horizon politique dans lequel s’inscrit la donation.

Le cadre de l’acte du 25 mai 1139

L’acte concerne une donation faite aux frères du Temple par Willelmus Gairardus et Arnaldus. Le bien en cause est un héritage situé près de Perpignan. Par sa nature, l’opération appartient au registre des transferts patrimoniaux qui contribuent à la constitution ou à l’accroissement du temporel templier.

La localisation près de Perpignan rattache l’affaire à un espace central du Roussillon. Dans ce contexte, la mention du comte donne à l’acte une portée qui dépasse le seul cadre privé des donateurs : elle montre que la transaction s’insère dans un environnement seigneurial de haut niveau, où les donations aux frères du Temple peuvent être enregistrées, entourées ou validées en présence d’autorités majeures.

Relation avec les frères du Temple

Le lien de Gaufredus comes Russilionensis avec le Temple est ici indirect mais net : il est associé à un acte intéressant les frères du Temple et portant sur un héritage proche de Perpignan. Cette présence suffit à montrer qu’il se trouve dans l’horizon institutionnel où s’opèrent des transferts de biens au profit de l’ordre.

La nature exacte de son intervention n’est pas précisée par les éléments conservés ici. On ne peut donc affirmer avec certitude s’il agit comme autorité confirmante, garant, témoin de haut rang ou simple figure de contexte politique. En revanche, sa mention indique clairement que l’acte n’est pas isolé du pouvoir comtal et qu’il se situe dans un milieu aristocratique où les intérêts du Temple rencontrent ceux des détenteurs de l’autorité territoriale.

Portée historique de la mention

La valeur historique de cette occurrence tient à l’articulation de trois données : un titulaire de la dignité comtale en Roussillon, une donation faite aux frères du Temple, et un bien localisé près de Perpignan. Ensemble, ces éléments éclairent le cadre social et politique dans lequel les établissements templiers reçoivent des biens dans la région au XIIe siècle.

La mention de Gaufredus comes Russilionensis ne permet pas d’élaborer une notice biographique développée, mais elle suffit à faire de lui un repère de l’encadrement aristocratique des premières opérations patrimoniales connues en faveur du Temple dans ce secteur. Son nom marque la rencontre, dans un même acte, entre l’autorité comtale roussillonnaise et l’essor des possessions templières autour de Perpignan.

Chronologie et contexte immédiat

Le 25 mai 1139 constitue le seul point d’ancrage assuré pour ce personnage dans le présent cadre. À cette date, il apparaît en relation avec la donation de Willelmus Gairardus et d’Arnaldus aux frères du Temple. Aucun autre élément n’est ici disponible pour prolonger cette chronologie ou préciser d’autres interventions du comte dans des affaires similaires.

Cette concentration de l’information sur une seule date n’enlève pas tout intérêt à la mention : au contraire, elle fixe avec précision un moment où l’autorité comtale du Roussillon est associée à une opération patrimoniale favorable au Temple dans l’environnement de Perpignan.

Limites de l’identification

Le personnage n’est connu ici que par sa relation à l’acte du 25 mai 1139. Il convient donc de s’en tenir à une identification prudente. Son titre comtal, son rattachement au Roussillon et son association à une donation proche de Perpignan sont assurés dans ce cadre ; en revanche, toute reconstitution plus large de son action, de ses liens personnels avec les donateurs ou de son rôle diplomatique exact irait au-delà de ce qui peut être établi.

Il faut ainsi comprendre Gaufredus comes Russilionensis comme une figure attestée ponctuellement, mais significative pour l’histoire des rapports entre pouvoir comtal roussillonnais et présence templière.

Repères

Date : 25 mai 1139.

Lieu : près de Perpignan, dans le Roussillon.

Contexte : donation d’un héritage aux frères du Temple par Willelmus Gairardus et Arnaldus.

Forme du nom : Gaufredus comes Russilionensis.

Statut dans l’acte : personnage désigné sous sa dignité comtale, en relation avec l’opération sans que sa fonction précise puisse être définie davantage.

Gaufredus comes Russilionensis