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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Ugo de Burbutono

Ugo de Burbutono

Ugo de Burbutono est un personnage attesté au milieu du XIIe siècle dans un acte relatif à l’Ordre du Temple. Il apparaît le 19 juin 1140 dans une donation faite au Temple par Peregrina, Petrus Riperti et Rodulfus, dans un cadre associé à Saint-Martin. Cette mention, brève mais datée avec précision, suffit à établir son existence historique et à l’inscrire dans l’entourage humain d’une opération patrimoniale touchant le Temple à une date ancienne de son implantation.

La figure d’Ugo de Burbutono demeure toutefois très discrète. Aucun élément conservé ici ne permet de préciser sa condition sociale, ses liens familiaux, son office éventuel ni la nature exacte de son intervention. Son intérêt historique tient donc d’abord à cette apparition nominative dans un acte juridique, qui le rattache à un milieu de relations où se rencontrent donateurs, institutions religieuses et formalisation écrite des transferts de biens.

Identité et forme du nom

Le personnage est désigné sous la forme principale Ugo de Burbutono. La variante Ugonis de Burbutono correspond à une flexion latine du même nom et ne remet pas en cause l’identification. Elle illustre les usages ordinaires de rédaction des actes médiévaux, où la forme du nom peut varier selon la fonction grammaticale sans désigner un autre individu.

L’élément de Burbutono paraît constituer une désignation toponymique ou d’origine. En l’absence d’autre attestation exploitable ici, il n’est toutefois pas possible de déterminer avec certitude s’il renvoie à un lieu de naissance, de résidence, de possession ou à un autre mode d’identification territoriale. Ce second élément reste néanmoins le trait le plus stable de son appellation et le principal repère pour le distinguer.

Attestation du 19 juin 1140

La seule mention conservée d’Ugo de Burbutono se trouve dans une donation faite au Temple par Peregrina, Petrus Riperti et Rodulfus, datée du 19 juin 1140 et liée à Saint-Martin. Cette datation précise donne à son apparition une réelle valeur prosopographique : elle fixe non seulement un nom, mais aussi un moment, un cadre d’action et un environnement relationnel.

Le texte actuellement connu ne permet pas de définir sa qualité exacte dans l’acte. Il peut relever de l’entourage immédiat de l’opération, comme participant, témoin, intéressé ou personne dont la présence était jugée utile à l’enregistrement de la donation. En revanche, rien n’autorise à lui attribuer un rôle plus précis. La notice doit donc s’en tenir à ce point ferme : Ugo de Burbutono est mentionné dans cet acte et fait partie du cercle humain réuni autour de cette donation au Temple.

Contexte relationnel

L’acte le place au contact de trois donateurs nommément identifiés : Peregrina, Petrus Riperti et Rodulfus. Même si la nature de ses liens avec eux n’est pas explicitée, cette association montre qu’il s’inscrit dans le réseau local ou juridique mobilisé lors d’une cession au profit du Temple. Sa présence n’est donc pas isolée : elle prend sens dans une configuration collective, celle d’un acte où plusieurs personnes sont suffisamment importantes pour être nommées.

Le cadre associé à Saint-Martin fournit un second repère, plus institutionnel ou local, sans qu’il soit possible d’en préciser davantage la portée. Ugo de Burbutono ne nous est pas connu par une action indépendante, mais par son insertion dans cette scène écrite précise, à l’intersection d’un lieu désigné, de donateurs identifiés et de l’Ordre du Temple comme bénéficiaire.

Portée historique

L’intérêt de cette attestation réside moins dans une biographie reconstituable que dans ce qu’elle révèle de la trame humaine des actes templiers du XIIe siècle. Un nom isolé, lorsqu’il est daté et replacé dans une opération juridique déterminée, éclaire la densité des relations qui entourent l’acquisition ou la confirmation de biens. Ugo de Burbutono appartient ainsi à ces figures secondaires mais utiles pour saisir les milieux au sein desquels le Temple reçoit, enregistre et fait reconnaître des donations.

Cette valeur reste néanmoins limitée par l’unicité de la mention ici conservée. On peut affirmer son existence, sa présence dans l’acte du 19 juin 1140 et son rattachement à la donation faite au Temple à Saint-Martin. On ne peut pas aller au-delà sans risquer de transformer une simple attestation en biographie conjecturale. Son profil doit donc rester sobrement défini.

Repères

  • 19 juin 1140 : mention d’Ugo de Burbutono dans une donation faite au Temple par Peregrina, Petrus Riperti et Rodulfus.
  • Cadre de l’acte : Saint-Martin.
  • Formes du nom : Ugo de Burbutono ; Ugonis de Burbutono.

Appréciation d’ensemble

Ugo de Burbutono est connu par une attestation unique, brève mais sûre, qui le place dans l’entourage d’une donation au Temple au milieu du XIIe siècle. Cette seule apparition ne permet ni de lui attribuer une fonction déterminée ni de reconstruire un parcours personnel. Elle suffit cependant à le faire entrer dans l’histoire des relations du Temple avec les hommes et les milieux qui entourent ses transactions patrimoniales.

Sa notice relève donc d’une identification ponctuelle, utile surtout par sa précision chronologique et par son insertion dans un acte collectif. À défaut d’autres éléments, Ugo de Burbutono doit être considéré comme un personnage nommé dans une opération juridique du 19 juin 1140, témoin de la sociabilité écrite et des réseaux de présence qui accompagnent alors l’activité du Temple.

Ugo de Burbutono