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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Caillouet-Orgeville

Le domaine du Temple de Caillouet

Le nom de Caillouet renvoie ici à un bien templier attesté en Normandie, dans l’actuel Calvados, et non à une simple évocation régionale sans fondement local. Les textes conservés montrent qu’il s’agissait d’un fief relevant de la maison du Temple de Bretteville-le-Rabet, formé avant tout de droits seigneuriaux et de revenus fonciers.

Localisation historique

Le fief de Caillouet appartenait autrefois à la paroisse de Fresney-le-Puceux. Il ne correspond donc pas à une commanderie autonome, mais à une dépendance intégrée à l’ensemble templier administré depuis Bretteville-le-Rabet. Cette précision est essentielle : la présence du Temple à Caillouet est bien documentée, mais sous la forme d’un domaine fieffé, non d’une grande maison conventuelle indépendante.

Nature du bien

Caillouet était un fief noble tenu des Templiers. D’après la documentation, ce fief consistait surtout en cens, rentes et autres redevances seigneuriales. Autrement dit, la richesse du lieu ne reposait pas d’abord sur un vaste domaine exploité directement, mais sur des droits perçus sur des terres et des tenures.

Attestations au XIIIe siècle

Plusieurs actes du XIIIe siècle permettent de suivre l’existence du fief. En juillet 1250, Gaudefroy de Calloué donna aux frères de la chevalerie du Temple de Bretteville-le-Rabet seize boisseaux d’orge à recevoir chaque année sur des terres situées à Caillouet, dans des parcelles appelées les Haut-Près et les Houlles.

En 1255, Jean de Gouvix, écuyer, donna aux Templiers la dîme du fief de Villers, dans la paroisse de Fresney-le-Puceux, avec l’accord de Guillaume de Tournebu, dans le fief duquel cette dîme se trouvait. La même année, Jean de Gouvix reprit cette dîme en fief des Templiers, moyennant un cens annuel de deux muids de blé. Cette opération montre un mode de gestion fréquent, fondé sur la perception régulière de revenus plutôt que sur l’exploitation directe.

Biens associés

Un autre bien lié à cet ensemble est mentionné en 1261 : une terre appelée la Fosse du Temple, située dans la paroisse de Quilly. Jean de l’Aumosne de Secqueville remit alors aux Templiers cette terre qu’il tenait d’eux, en contrepartie d’une somme de trente-six sols tournois reçue de leur part. La documentation laisse entendre que cette terre fut ensuite probablement arrentée.

Caillouet dans l’organisation templière

Le fief de Caillouet faisait partie des dépendances rattachées à la maison du Temple de Bretteville-le-Rabet. Il s’inscrivait dans un réseau de biens dispersés, composé de fiefs, terres, dîmes et droits divers, qui assuraient aux Templiers des revenus réguliers. Ce type de possession illustre une implantation rurale bien réelle, même lorsqu’elle ne prend pas la forme visible d’une commanderie.

Après la suppression de l’ordre

Comme les autres biens du Temple, Caillouet passa ensuite aux Hospitaliers. La documentation indique que ce domaine relevait déjà à l’origine d’une structure seigneuriale modeste, principalement fondée sur des redevances. Rien n’autorise donc à imaginer sur place un grand établissement fortifié ; en revanche, il est certain que le lieu entra dans le patrimoine templier, puis hospitalier.

Toponymie et mémoire du lieu

Le nom de Caillouet apparaît sous plusieurs formes anciennes, ce qui confirme l’ancienneté du lieu dans les textes médiévaux et modernes. Ces variantes témoignent d’une continuité toponymique, sans changer la nature du dossier : il s’agit bien d’un site associé à un fief du Temple.

Ainsi, l’histoire de Caillouet ne se résume pas à un simple contexte départemental. Les documents permettent d’y reconnaître une possession templière effective, structurée autour de revenus seigneuriaux, de dîmes et de terres dépendant de Bretteville-le-Rabet.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Caillouet-Orgeville