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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Pont-de-l’Arche

Le domaine du Temple de Pont-de-l’Arche

Une présence templière est bien attestée à Pont-de-l’Arche. Il ne s’agit pas d’y placer sans preuve une commanderie autonome, mais d’y reconnaître un bien relevant de l’ensemble administré depuis Renneville. Les textes anciens signalent en effet une maison du Temple à Pont-de-l’Arche, devenue plus tard une simple masure connue sous le nom de Masure de Renneville.

Rattachement et nature du bien

Le bien mentionné à Pont-de-l’Arche dépendait de la commanderie de Renneville. La documentation ne décrit pas ici une grande maison templière indépendante, mais une possession urbaine ou périurbaine tenue par cet établissement plus important. Cette nuance est essentielle : Pont-de-l’Arche entre bien dans le réseau des biens du Temple dans l’Eure, sans qu’on puisse en faire une commanderie en propre.

Attestation historique

La mention la plus nette conservée pour ce lieu apparaît au début du XVIe siècle, dans un cueilloir de rentes de 1501. On y apprend qu’au Pont-de-l’Arche, Jehan de la Salle tenait une masure et héritage appelés la Masure de Renneville, situés en la Basse Sentelle, au bord de la Seine. Cette désignation montre qu’à cette date le bien était encore identifié par le souvenir de son ancien rattachement à Renneville, même si la maison n’était déjà plus qu’une ruine à la fin du XVe siècle.

Le bien dans l’organisation templière locale

Pont-de-l’Arche apparaît parmi les anciennes maisons ou possessions rattachées à Renneville. Cette insertion dans un ensemble plus vaste correspond au mode d’implantation habituel de l’Ordre du Temple, fondé non seulement sur des maisons principales, mais aussi sur des biens secondaires, des terres, des dépendances et des points d’appui utiles à l’exploitation et aux revenus.

Dans le secteur de Pont-de-l’Arche, la proximité de la Seine et d’un lieu de passage important donnait à une telle possession un intérêt pratique et économique. La documentation disponible ne détaille pas ici ses revenus précis à l’époque templière, mais elle permet au moins d’établir l’existence d’un bien foncier suffisamment identifié pour avoir conservé son nom dans les archives postérieures.

Situation dans la ville

Le bien était situé en la Basse Sentelle, joignant d’un côté la rivière de Seine. Cette indication topographique, même brève, ancre clairement la possession dans le territoire de Pont-de-l’Arche et écarte l’idée d’une simple attribution vague ou lointaine. Le lieu relevait donc bien de la commune concernée.

Après la disparition de l’Ordre du Temple

Comme les autres biens templiers, la possession de Pont-de-l’Arche a continué d’exister dans les structures qui ont succédé à l’Ordre. À la fin du XVe siècle, l’ancienne maison était déjà ruinée, et au début du XVIe siècle elle n’apparaît plus que sous la forme d’une masure. Cette évolution montre un déclassement matériel du site, sans effacer totalement sa mémoire foncière, puisque le nom de Renneville lui restait attaché.

Ce qu’il faut retenir

  • Une présence templière est attestée à Pont-de-l’Arche.
  • La nature du bien correspond à une maison ou possession dépendant de Renneville, et non à une commanderie autonome démontrée.
  • Le souvenir du site subsiste encore en 1501 sous le nom de Masure de Renneville.
  • La localisation est donnée en la Basse Sentelle, près de la Seine.

Pont-de-l’Arche doit donc être regardé non comme un lieu sans rapport avec les Templiers, mais comme un site où leur présence foncière est documentée, à travers une ancienne maison dépendant de Renneville et conservée dans la mémoire des rentes et des héritages.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Pont-de-l'Arche