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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Soulomès

Soulomès, bien hospitalier du Quercy

Soulomès, dans l’actuel département du Lot, relève des possessions des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les éléments conservés permettent d’identifier le lieu comme un bien hospitalier, et même comme le siège d’une commanderie habituellement unie à Durbans. En revanche, les documents réunis ici ne permettent pas d’en faire une commanderie templière.

Identification du lieu

Le nom ancien Sozoma est tenu pour correspondre à Soulomès. La paroisse relevait de l’archiprêtré de Figeac. Cette identification importe, car elle rattache bien le dossier au Soulomès du Lot et non à un autre lieu de nom voisin.

Statut de la maison

Les textes signalent explicitement Soulomès comme un bien des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La localité fut chef-lieu d’une commanderie hospitalière, ordinairement unie à Durbans. Cette précision suffit à inscrire Soulomès dans l’organisation territoriale des Hospitaliers en Quercy.

Il faut donc distinguer clairement la situation de Soulomès de celle des maisons du Temple attestées ailleurs dans le Lot. Pour ce lieu précis, la documentation fournie concerne une implantation hospitalière, non une maison templière autonome.

Personnes attestées à Soulomès

Quelques mentions du XIIIe siècle donnent un aperçu des hommes liés au lieu et à son environnement seigneurial.

  • 1271 : Raymond Barasc est nommé comme frère d’Arnaud Déodat de Barasc dans une quittance relative au paiement de leurs services à l’ost de Foix.
  • 1282 : la veuve d’Arnaud Déodat de Barasc passe un acte avec le commandeur d’Espédaillac, près de Durbans.

Ces mentions n’éclairent pas toute l’histoire de la maison, mais elles montrent que Soulomès s’inscrivait dans un réseau de rapports entre familles locales et autorités hospitalières.

Place de Soulomès dans le maillage hospitalier

La commanderie de Soulomès était d’ordinaire unie à Durbans. Cette union suggère une gestion commune ou étroitement associée, fréquente pour des établissements voisins dont les revenus, les terres ou l’administration étaient regroupés. En l’état des informations disponibles, il convient de rester prudent sur l’étendue exacte des dépendances et des biens rattachés à Soulomès.

Après la suppression du Temple

Rien, dans les documents examinés ici, n’autorise à présenter Soulomès comme un simple héritage local de biens templiers. La documentation l’identifie d’abord comme une maison hospitalière. On évitera donc d’écrire que la présence des ordres militaires à Soulomès résulterait seulement du transfert des biens du Temple : pour ce lieu, c’est la réalité hospitalière qui est directement attestée.

Ce que l’on peut affirmer

Soulomès appartient à l’histoire des ordres religieux militaires en Quercy par une implantation hospitalière certaine. Le lieu fut un bien de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem et servit de chef-lieu à une commanderie unie à Durbans. En revanche, les éléments fournis ne permettent pas d’attribuer à Soulomès une commanderie du Temple ni d’y nier toute présence liée aux ordres militaires.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Soulomès