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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Vernusse

Une possession templière attestée à Vernusse

Le contenu ancien doit être corrigé : Vernusse n’est pas un simple lieu sans lien direct avec l’Ordre du Temple. La documentation signale au contraire un domaine du Temple à Vernusse, dans l’actuelle Côte-d’Or, sur le territoire de Saint-Pierre-en-Vaux, et non dans le Bourbonnais ni dans l’Allier.

Localisation historique

Vernusse est mentionné comme un hameau de la commune de Saint-Pierre-en-Vaux, dans le secteur de Beaune et d’Arnay-le-Duc. Les formes anciennes du nom montrent une continuité de l’identification du lieu au fil des siècles, malgré des graphies variables.

  • Varnuces en 1225
  • Varnuceys en 1236
  • Varnuesses en 1283
  • Varnuce en 1330
  • Verneusse en 1463
  • Vernus en 1679

Ces mentions confirment l’ancienneté du toponyme et son rattachement durable à ce secteur de la Côte-d’Or.

Une attestation médiévale liée aux Templiers

Vernusse apparaît dans les archives comme un bien en rapport avec la maison du Temple de Beaune. La présence templière n’y prend pas la forme assurée d’une commanderie autonome, mais celle d’un domaine ou d’une possession relevant de l’organisation templière de Beaune.

Une charte de 1236 montre que Gui de Chaudenay, en qualité de seigneur du fief, approuva des donations faites aux Templiers de Beaune sur Vernusse. Cette donnée établit clairement l’existence d’intérêts templiers sur ce lieu au XIIIe siècle.

Donations et cadre seigneurial

Le dossier conservé laisse entrevoir un mode d’implantation classique : les Templiers ne sont pas ici présentés comme fondateurs d’un grand établissement indépendant, mais comme détenteurs de biens reçus, confirmés ou administrés dans le cadre des droits seigneuriaux locaux.

Le nom de Gui de Chaudenay est central dans cette histoire. Son approbation des donations faites sur Vernusse montre que la possession templière s’inscrivait dans un ordre féodal précis, où la validité des transferts dépendait du seigneur du fief.

Le même personnage est également signalé dans une opération concernant les tierces de Chaudenay, ce qui replace Vernusse dans un environnement de droits, de revenus et de négociations seigneuriales autour de Beaune et de ses dépendances.

Nature de la possession

Les éléments conservés autorisent à parler avec sûreté d’un domaine du Temple à Vernusse. En revanche, rien n’impose d’y voir une commanderie distincte. Il convient donc de conserver une formulation mesurée : Vernusse correspond à une possession templière documentée, probablement rattachée à l’administration de la maison du Temple de Beaune.

Cette nuance est importante. Dans l’organisation templière, tous les biens n’étaient pas des commanderies : certains lieux n’étaient que des terres, des revenus, des exploitations ou des dépendances relevant d’un établissement principal.

Le devenir après la disparition de l’Ordre du Temple

Les formes postérieures du nom, relevées jusqu’aux XIVe, XVe et XVIIe siècles, montrent que le lieu reste connu dans la documentation après la suppression de l’Ordre du Temple. Comme dans de nombreux cas, la gestion du bien a ensuite relevé du cadre hospitalier, dans la continuité des transferts opérés après 1312.

La mention de Vernusse dans des documents plus tardifs liés à la commanderie de Beaune va dans le sens d’une mémoire foncière durable du lieu, même si les textes fournis ne détaillent pas ici toute son exploitation postérieure.

Ce qu’il faut retenir

Vernusse doit être regardé comme un lieu de présence templière attestée. La documentation ne permet pas d’y placer avec certitude une commanderie autonome, mais elle établit bien l’existence d’un domaine relevant des Templiers, en lien avec la maison du Temple de Beaune. L’ancienne présentation, qui niait toute trace directe d’implantation templière et situait à tort le lieu dans l’Allier et le Bourbonnais, n’est donc pas historiquement cohérente.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Vernusse