Aller au contenu

BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Noyelles-sur-Selle

Un fief du Temple attesté à Noyelles-sur-Selle

La présence de l’Ordre du Temple à Noyelles-sur-Selle est bien attestée par les textes. Il ne s’agit pas, d’après les éléments conservés, d’une commanderie autonome, mais d’un fief tenu par les Templiers dans le territoire de Noyelles. La qualification documentaire de Fief du Temple de Noyelles-sur-Selle exclut donc l’idée d’une absence templière locale.

Attestation au XIIIe siècle

Un acte daté du 25 février 1260 signale l’acquisition par les Templiers d’un fief situé à Noyelles. Renier dit Grehies, chevalier de Douchy et seigneur de Noyelle, y notifie que Jacques de Noyelle, fils de Mathilde Bouchaing, a vendu aux frères du Temple, pour trois cents livres de blancs, tout le fief qu’il possédait en ce lieu.

Ce bien provenait d’un héritage reçu de sa cousine germaine Gile, fille de Godefroid Muert de Caut. L’acte précise en outre que le vendeur laisse les frères du Temple libres de toute exaction sur ce bien, les investit selon les formes du droit et renonce, pour lui comme pour ses successeurs, aux droits qu’il pouvait encore y prétendre.

Nature du bien templier

Les documents permettent d’affirmer l’existence d’un fief templier à Noyelles-sur-Selle. En revanche, ils ne permettent pas d’y placer avec certitude une maison conventuelle, une chapelle, ni une commanderie indépendante. La présence de l’Ordre doit donc être comprise ici comme une possession foncière et seigneuriale, reçue ou acquise dans le cadre habituel de la constitution de ses domaines.

Le texte indique aussi qu’à partir de cette opération, le fief est regardé comme un franc-alleu, ce qui souligne l’importance juridique de la transaction et la volonté de dégager ce bien des charges et prétentions antérieures.

Insertion dans le paysage seigneurial local

Noyelles-sur-Selle relevait d’un environnement féodal où les terres, héritages et droits se transmettaient par ventes, successions et renonciations formelles. L’exemple conservé pour 1260 montre que les Templiers ne s’y implantent pas nécessairement par une grande fondation monumentale, mais par l’acquisition d’un bien précisément défini, reconnu par les autorités seigneuriales compétentes.

Cette forme de présence est fréquente dans les anciens pays du Hainaut et des marges flamandes : l’Ordre y détenait parfois des terres, fiefs, revenus ou droits utiles sans que chaque possession corresponde à une maison majeure.

Après la disparition de l’Ordre

Comme les autres biens templiers, le fief de Noyelles-sur-Selle a vraisemblablement suivi le sort général des possessions du Temple après la suppression de l’Ordre au début du XIVe siècle. Les éléments ici conservés ne détaillent pas son évolution locale, mais ils suffisent à établir qu’il y eut bien, avant cette date, une possession templière reconnue dans la localité.

Ce que l’on peut affirmer

  • Oui, une présence templière est attestée à Noyelles-sur-Selle.
  • Cette présence prend la forme d’un fief, mentionné dans un acte de 1260.
  • Le bien est acquis par les Templiers pour trois cents livres de blancs.
  • Rien, dans les éléments disponibles ici, n’autorise à parler d’une commanderie à Noyelles-sur-Selle.
  • Il est donc juste de présenter le site comme une possession templière locale, et non comme une simple évocation régionale sans ancrage communal.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Noyelles-sur-Selle