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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Druillat

Le Temple de Molissole à Druillat

Contrairement à ce qu’ont parfois affirmé des textes anciens ou trop prudents, une présence templière est bien attestée à Druillat. Dès le début du XIIIe siècle, les frères du Temple y possédaient une maison connue sous le nom de Temple de Molissole, implantée sur le territoire de la paroisse Saint-Georges. Il ne s’agit donc pas d’un simple voisinage régional, mais d’un établissement templier documenté dans la commune.

Une maison du Temple attestée à Druillat

Les mentions conservées pour Druillat désignent explicitement une maison du Temple de Molissole. Cette implantation relevait du patrimoine templier local et formait un centre de gestion pour plusieurs biens et dépendances du secteur. Après la suppression de l’ordre du Temple au début du XIVe siècle, cette maison passa aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, selon le sort commun des biens templiers.

Le nom de Molissole apparaît sous des formes anciennes variées, ce qui rappelle l’ancienneté du site et l’évolution de la documentation médiévale. La paroisse était placée sous le vocable de saint Georges, et la cure relevait de la nomination de l’abbé d’Ambronay.

Un domaine foncier étendu

La maison de Molissole ne se limitait pas à un bâtiment isolé. Les documents signalent autour d’elle un ensemble de terres, pâturages, vignes, jardins, moulin, rentes et dîmes. Cette structure correspond à une implantation rurale solidement enracinée, fondée sur l’exploitation du terroir et sur la perception de revenus réguliers.

Plusieurs hameaux et lieux-dits de la commune dépendaient de ce noyau templier ou conservaient le souvenir de sa domination foncière. C’est le cas notamment de Montbègue, où les Templiers possédaient une grande partie des fonds au début du XIVe siècle. Aux Rosettes, une grande partie des habitants était tenue des Templiers de Molissole. À La Ruat, presque tous les habitants et l’ensemble des fonds relevaient du Temple de Molissole.

Donations et acquisitions connues

Plusieurs opérations du XIIIe siècle éclairent le développement de cette maison. En 1230, Garnier du Balmey et son frère Aimon donnèrent à la maison de Molissole une terre et un pré situés à Condamine, avec autorisation d’y établir un moulin, un battoir et un foulon. Cette donation montre l’intérêt des Templiers pour les installations productives et pour les revenus liés à l’eau.

En 1238, Guichard, seigneur d’Anthon, leur céda tout ce qu’il possédait en fonds ou en directe à Follet et à Gourdans, à l’exception de ce qu’il se réservait sur la garée du prieuré de Niost. En 1253, Hugues, fils de Pierre Mouton, leur donna encore les droits et fonds qu’il possédait à Béligneux. Ces mentions montrent que Molissole administrait un patrimoine qui dépassait largement le seul terroir immédiat de Druillat.

Le conflit de Condamine

La maison de Molissole est aussi connue par un épisode révélateur des tensions foncières du temps. Les Templiers avaient entrepris de bâtir une maison à Condamine sur les terres reçues du Balmey. En 1232, à la suite des réclamations des Chartreux de Meyriat, ils furent contraints de démolir cette construction. Cet épisode ne remet pas en cause l’existence de Molissole à Druillat, mais il montre les limites que pouvaient rencontrer les expansions templières dans la région.

Un personnage est alors nommé : Josserand, précepteur de Molissole au moment de cette affaire. Sa mention confirme le rôle administratif de la maison dans l’organisation templière locale.

Les dépendances de Molissole à Druillat

Le dossier de Druillat ne se réduit pas au seul nom de Molissole. Les documents associent à cette implantation plusieurs dépendances ou ensembles fonciers relevant du même patrimoine :

  • Molissole, siège de la maison du Temple ;
  • Montbègue, où les Templiers détenaient une grande partie des terres ;
  • Les Rosettes, dont de nombreux habitants dépendaient des Templiers ;
  • La Ruat, où presque tous les habitants et les fonds relevaient de Molissole.

Ces éléments montrent une implantation structurée, appuyée sur un réseau de terres, d’hommes et de revenus, sans qu’il soit nécessaire d’y projeter une commanderie autonome si les textes ne le précisent pas expressément.

Après la suppression de l’ordre du Temple

Comme beaucoup d’autres biens templiers, la maison de Molissole et ses dépendances passèrent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem après la suppression de l’ordre du Temple. Cette continuité de possession a contribué à préserver dans les archives le souvenir de l’établissement et de son domaine.

Traces toponymiques à Druillat

Le souvenir de cette présence s’est aussi conservé dans la toponymie locale. À Druillat, plusieurs lieux-dits rappelaient encore la maison templière : le Temple, Champ du Temple, Terre du Temple, Pré du Temple et Bois du Temple. De telles persistances ne suffisent pas, à elles seules, à prouver une présence médiévale, mais ici elles viennent confirmer un établissement déjà attesté par la documentation.

Ce qu’il faut retenir

Raccord historique local

Le rapprochement territorial désormais consolidé permet de relier Druillat à un point d’implantation templière documenté dans le même département : Druillat (Molissole).

Ce lieu est aujourd’hui rattaché à Druillat – 01 Maison du Temple de Molissole Molissole. Cette précision permet de distinguer le site historique de la commune administrative actuelle.

Le dossier fait notamment apparaître moulin à eau, maison du Temple. Ces éléments sont présentés comme des repères du secteur et non comme la preuve automatique d’une commanderie dans la commune moderne.

La formulation reste volontairement prudente : le rapprochement confirme un lien territorial documenté sans étendre au-delà des éléments établis la nature exacte de la présence de l’Ordre du Temple.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

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