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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Piney

Le Perchois et non Piney : une implantation templière attestée à Saint-Phal

Le contenu actuel ne correspond pas au dossier documentaire associé. Le lieu traité ici est Le Perchois, dans l’actuelle commune de Saint-Phal, dans l’Aube, et non Piney. Les documents internes mentionnent une implantation templière bien distincte, qualifiée de préceptorie au milieu du XIIIe siècle, avec une chapelle attestée à la fin de ce même siècle.

Localisation historique

Le Perchois relève du département de l’Aube. La documentation transmise le rattache à la commune de Saint-Phal. Il faut donc éviter toute confusion avec d’autres établissements templiers du département, notamment Bonlieu ou Géraudot, qui appartiennent à d’autres dossiers et à d’autres localisations.

Une maison du Temple attestée au XIIIe siècle

Le Perchois est mentionné dans un accord daté de 1254, passé entre les Templiers et les religieuses de Notre-Dame de Troyes. Ce texte cite la préceptorie du Perchois, ce qui établit l’existence d’un établissement templier organisé sur ce site au milieu du XIIIe siècle.

La documentation signale en outre qu’il y existait une chapelle en 1280. Cette indication confirme que le lieu ne se réduisait pas à une simple tenure isolée, mais formait un établissement doté au moins d’un espace cultuel propre.

Biens et exploitation du domaine

Les éléments conservés montrent que le Perchois s’inscrivait dans une logique d’exploitation seigneuriale et rurale. Un texte relatif aux conflits de 1254 évoque explicitement une grange des Templiers au Perchois, ainsi qu’une forêt du Perchois où existaient des droits d’usage. Ces mentions révèlent un domaine structuré autour des terres, du bois et des bâtiments nécessaires à la gestion agricole.

La tradition plus tardive décrit un ensemble important, comprenant une chapelle, un enclos fossoyé, des terres, des bois et plusieurs métairies. Même si le détail de cette description doit être manié avec prudence, il confirme au moins le souvenir durable d’un domaine seigneurial de grande étendue attaché au Perchois.

Conflits et droits d’usage

Le document de 1254 éclaire concrètement la vie du domaine. Il rapporte un différend entre les Templiers, l’abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains de Troyes et des habitants de Fays. Selon ce texte, ces habitants avaient incendié la grange des Templiers au Perchois et enlevé du bois dans la forêt où ils détenaient des droits d’usage. Cette affaire montre que le site n’était pas une possession théorique, mais un bien effectivement exploité et défendu.

Rapports avec Bonlieu

La documentation mentionne dans le même ensemble la préceptorie du Perchois et celle de Bonlieu. On peut donc affirmer que les deux maisons apparaissent ensemble dans les sources du XIIIe siècle. En revanche, rien n’autorise ici à faire du Perchois une simple annexe de Bonlieu, ni à transférer sur Saint-Phal tout le développement historique propre à Bonlieu.

Après la disparition de l’ordre du Temple

Les indications postérieures conservent le souvenir d’un établissement repris dans le cadre hospitalier, avec la mention d’une ancienne commanderie de l’Hôpital. Cela s’inscrit dans le devenir habituel des biens templiers après la suppression de l’ordre au début du XIVe siècle. Faute de précisions supplémentaires dans les documents fournis, il convient toutefois de rester mesuré sur l’organisation exacte du site après ce transfert.

Traces et mémoire du lieu

Le Perchois a conservé le souvenir d’un domaine important, resté identifié comme une ferme et comme une propriété particulière. La mémoire du lieu semble liée à un ancien ensemble seigneurial avec chapelle, bois et terres dépendantes. Même si les bâtiments médiévaux ont pu être transformés, la documentation permet de retenir l’existence d’une implantation templière réelle, structurée et ancienne.

Synthèse

Le Perchois doit être présenté comme un établissement templier attesté dans l’Aube, situé à Saint-Phal, mentionné comme préceptorie en 1254 et pourvu d’une chapelle en 1280. Les textes évoquent aussi une grange et une forêt relevant de ce domaine, ce qui confirme une implantation rurale importante. Le contenu consacré à Piney, centré sur Bonlieu, Maurepaire et un paysage templier différent, ne correspond donc pas au dossier de ce lieu et doit être remplacé par une présentation fidèle au Perchois.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

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