Aller au contenu

BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Maison du Temple de Bure-les-Templiers

Une maison du Temple ancienne dans le Châtillonnais

Repères territoriaux liés

Bure-les-Templiers correspond bien à une implantation templière attestée en Côte-d’Or, dans le Châtillonnais. Les documents disponibles désignent ici une maison du Temple, et non une simple mention toponymique. Le lieu relevait d’une seigneurie tenue sous la directe féodale des grands prieurs.

Origine et premières attestations

La maison du Temple de Bure apparaît parmi les établissements templiers les plus anciens de Bourgogne. Les actes les plus reculés signalés pour ce lieu remontent à 1120 et 1127. Ils montrent que les Templiers y bénéficiaient de la sauvegarde des sires de Grancey, sous la protection de leur château.

Cette ancienneté donne à Bure une place particulière dans l’histoire templière régionale : la tradition documentaire en fait l’un des tout premiers points d’implantation de l’ordre en Bourgogne.

Cadre seigneurial et relations locales

Un accord daté de 1190 est signalé entre les Templiers de Bure et les moines du monastère de Grancey. Il réglait la condition féodale de leurs sujets, hommes et femmes, lorsqu’ils passaient par mariage de la seigneurie de Bure vers les terres des moines, ou réciproquement. Cette mention montre que la maison de Bure ne se limitait pas à une présence symbolique, mais s’inscrivait dans une véritable organisation seigneuriale et rurale.

Possessions et accroissement du domaine

Les documents mentionnent plusieurs dépendances rattachées à la paroisse de Bure. Les fiefs de Romprey et de Conclois furent donnés aux Templiers avec des domaines associés.

  • Romprey aurait été donné en 1203 par Eudes de Grancey.
  • Conclois aurait été donné en 1299, avec un château, par la veuve de l’un des seigneurs de la maison de Grancey.

Ces acquisitions confirment l’extension progressive du temporel de Bure et son insertion dans le réseau foncier templier du secteur.

Dépendances connues

Le dossier transmis associe à l’ensemble de Bure une série de dépendances. Parmi elles, Leuglay est explicitement présenté comme un domaine relevant de cette maison. Ce fief serait entré dans le patrimoine templier par donation d’un seigneur local au XIIe siècle, puis confirmation au début du XIIIe siècle.

Ces éléments invitent à comprendre Bure comme le centre d’un domaine composé de biens et de fiefs dispersés, sans qu’il soit nécessaire de transformer chacune de ces dépendances en commanderie autonome.

Portée historique du site

Bure-les-Templiers ne doit donc pas être présenté comme un lieu de présence templière simplement supposée. Les documents décrivent au contraire une maison du Temple solidement attestée, ancienne, protégée par de puissants seigneurs et dotée de dépendances foncières. Le toponyme actuel conserve la mémoire de cette implantation médiévale particulièrement précoce en Bourgogne.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Maison du Temple de Bure-les-Templiers