Aller au contenu

BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Maison de Dammartin-les-Templiers

Une maison du Temple attestée à Dammartin-les-Templiers

Repères territoriaux liés

Dammartin-les-Templiers, dans l’actuel département du Doubs, correspond bien à un établissement templier documenté. Les textes signalent qu’en 1211, le village de Dammartin fut attribué aux Templiers en échange d’une rente annuelle. La présence de l’ordre y dépasse donc la simple tradition toponymique et renvoie à une Maison du Temple effectivement mentionnée dans les sources anciennes.

Localisation historique

Le site se situait dans le ressort de Besançon, entre Besançon et Baume-les-Dames. Dammartin constituait le chef-lieu de cette maison. Les documents rattachent à cet ensemble d’autres possessions ou membres, notamment La Villedieu-lès-Vercel et Jannez.

Origine et implantation templière

Une tradition documentaire rapporte qu’en 1161, l’archevêque Humbert de Besançon donna l’église au chapitre de la cathédrale Saint-Jean, avant qu’elle ne soit concédée aux Templiers en 1211. À partir de cette date, l’ordre paraît disposer d’une implantation réelle dans le village et ses environs.

Les notices anciennes distinguent la Maison de Dammartin elle-même et une petite maison située au lieu-dit Fay, également tenue par les Templiers de Besançon. Cette précision est importante : elle montre que la présence templière locale pouvait associer plusieurs biens ou bâtiments, sans que chacun doive être interprété comme une commanderie autonome.

Chapelle et bâtiments connus

La page doit être comprise à partir de la nature retenue ici, celle de chapelle du Temple. Les textes indiquent qu’il ne subsistait de la maison templière que la petite église dédiée à Saint-Martin. Ils mentionnent aussi, pour le site de Fay, l’existence d’une chapelle encore connue à l’époque moderne.

D’autres descriptions anciennes attribuent à l’établissement de Fay une chapelle dédiée à Notre-Dame, accompagnée d’une grange et d’une tour avec four et colombier. Ces mentions invitent à voir à Dammartin-les-Templiers un ensemble foncier et religieux structuré, mais elles ne permettent pas, à elles seules, de confondre systématiquement chaque bâtiment avec la maison principale.

Possessions et administration

Les documents signalent que le commandeur de Besançon nommait à la cure d’Avance, à celle de Dammarie et à celle de Dammartin-les-Templiers. Cette information montre l’insertion de Dammartin dans un réseau de dépendances relevant de l’organisation templière régionale.

La maison de Dammartin apparaît ainsi comme un établissement lié à l’encadrement local du territoire, avec des droits et des revenus qui dépassaient le seul bâtiment religieux conservé dans la mémoire du lieu.

Acquisitions et accroissement du temporel

Des actes de la fin du XIIIe siècle témoignent encore de l’activité patrimoniale des Templiers. En décembre 1281, Jean de Trie, comte de Dammartin, les autorisa à acquérir 120 arpents de bois dans ses fiefs. Le 29 août 1282, le même seigneur les mit en saisine de biens donnés par Ansel de l’Isle. Ces mentions confirment que l’établissement ne se réduisait pas à une simple chapelle isolée, mais s’inscrivait dans une gestion foncière active.

Dépendances et place dans le réseau templier

Les notices anciennes rattachent à la Maison du Temple de Dammartin plusieurs membres, dont La Villedieu-lès-Vercel et Jannez. Dammartin doit donc être considéré comme un point d’ancrage réel dans le maillage templier du Doubs, et non comme un simple lieu de mémoire sans consistance institutionnelle.

Devenir après la suppression de l’ordre

Après la disparition de l’ordre du Temple au début du XIVe siècle, les biens paraissent avoir suivi le sort habituel des possessions templières et être passés aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, puis de l’Ordre de Malte selon les formulations des notices plus tardives. La documentation fournie évoque la continuité d’occupation au lieu-dit Fay, où se serait développé par la suite un établissement dépendant de Besançon.

Traces conservées

La principale trace conservée dans la mémoire locale est la petite église Saint-Martin, présentée comme le dernier vestige de la maison templière. Le toponyme même de Dammartin-les-Templiers rappelle durablement cette implantation médiévale, dont les textes confirment l’ancienneté et la réalité.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Maison de Dammartin-les-Templiers