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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Maison du Temple de La Bourdinière

Le Temple de La Bourdinière, dépendance de Sours

Repères territoriaux liés

La Bourdinière correspond bien à une possession templière attestée en Eure-et-Loir, dans l’actuelle commune de La Bourdinière-Saint-Loup. Les textes conservés montrent qu’il ne s’agissait pas nécessairement d’une commanderie autonome, mais d’un bien relevant de la maison du Temple de Sours, dans le pays chartrain.

Localisation historique

Le site est signalé au nord-est de Saint-Loup. La documentation ancienne rattache explicitement La Bourdinière au ressort de Sours et au pays chartrain. Le lieu est donc à comprendre comme une implantation templière locale, intégrée à un ensemble plus vaste de possessions.

Attestations médiévales

La présence des Templiers à La Bourdinière est assurée dès le début du XIIIe siècle. Une affaire datée de 1208 montre qu’un différend opposait alors Robert, comte de Chartres, aux frères du Temple au sujet de cette terre. Cet épisode confirme que le bien appartenait déjà aux Templiers à cette date, et même depuis un temps antérieur.

Une autre mention importante apparaît en septembre 1286. À cette occasion, le prieur du chapitre de La Bourdinière reconnaît avoir vendu au commandeur de la maison du Temple de Sours, et de tout le pays chartrain, une rente d’un setier de blé assise sur la terre du Temple située près de La Bourdinière. Cette mention établit clairement l’existence d’une terre templière identifiée sur place à la fin du XIIIe siècle.

Nature du bien templier

Le libellé conservé associe La Bourdinière à un moulin du Temple. Les documents permettent plus largement d’y reconnaître une terre ou un domaine tenu par les Templiers, avec des revenus attachés au lieu. Il convient toutefois de rester prudent sur la forme exacte de l’établissement : la documentation atteste un bien templier réel, mais ne permet pas d’en faire automatiquement une commanderie indépendante.

Dépendance de la maison de Sours

La Bourdinière apparaît comme un membre de la maison du Temple de Sours. Elle dépendait donc d’un centre templier plus important, qui administrait également d’autres biens dans la région. Cette dépendance explique que les actes connus fassent intervenir le commandeur de Sours pour les rentes et les terres liées à La Bourdinière.

Biens, rentes et exploitation

Les indications postérieures montrent que La Bourdinière produisait encore des revenus après la disparition de l’établissement primitif. Le Livre vert signale en effet des rentes dues à La Bourdinière parmi les revenus de la maison de Sours. Cette continuité confirme que le bien avait gardé une valeur économique durable, même après la fin de l’Ordre du Temple.

Les textes mentionnent aussi, pour cet environnement seigneurial et agricole, des formes d’exploitation fondées sur les cens, les rentes et les terres affermées. Dans ce cadre, le moulin associé à La Bourdinière s’inscrit vraisemblablement dans l’économie ordinaire d’un domaine rural dépendant de Sours.

Évolution au XIVe siècle

Au XIVe siècle, le Temple de La Bourdinière avait disparu comme établissement distinct. Les terres qui en relevaient avaient été données à cens ou à rentes perpétuelles, perçues ensuite par le commandeur d’Arville. Cela montre une transformation de l’ancienne possession templière en revenus fonciers plus qu’en exploitation directe conservée sur place.

Ce que l’on peut retenir

  • La Bourdinière est bien un lieu de présence templière attestée.
  • Cette présence correspond à une terre, un domaine et des revenus, avec mention d’un moulin du Temple.
  • Le lieu dépendait de la maison du Temple de Sours.
  • Les attestations principales connues se situent en 1208 et 1286.
  • Au XIVe siècle, l’établissement avait disparu comme entité propre, mais ses revenus subsistaient encore.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Maison du Temple de La Bourdinière