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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Temple de La Bottière

Un bien templier attesté à Sceaux-du-Gâtinais

Repères territoriaux liés

Le lieu désigné sous le nom de Temple de La Bottière, également relevé sous la forme La Botterie, correspond à un bien de l’Ordre du Temple situé dans l’ancienne paroisse de Sceaux, sur le territoire de l’actuelle commune de Sceaux-du-Gâtinais, dans le Loiret.

La documentation conservée ne décrit pas ici une commanderie autonome. Elle atteste en revanche de manière nette l’existence d’une maison templière avec terres, ce qui suffit à établir une présence effective de l’ordre en ce lieu.

Localisation historique

La Bottière était située sur le chemin conduisant au Ponceau, dans la paroisse de Sceaux. Le toponyme a été transmis avec des variantes graphiques, notamment La Bottière et La Botterie.

Cette implantation relève du secteur de Ferrières-en-Gâtinais, dans l’ancien ressort du Gâtinais oriental.

Consistance du bien

Le site consistait en une maison et soixante arpents de terre. Malgré le libellé documentaire qui classe l’entrée parmi les biens de type Moulin du Temple, l’extrait disponible décrit explicitement un ensemble foncier formé d’une maison et de terres. En l’état des éléments fournis, c’est cette réalité domaniale qu’il convient de retenir.

La Bottière doit donc être comprise comme une possession rurale templière, intégrée à un ensemble plus large de biens dépendant d’une autorité de commanderie, sans qu’il soit possible d’affirmer ici qu’elle constituait à elle seule une maison de commanderie.

Devenir du domaine

Le bien fut aliéné à la fin du XVIe siècle. Au début du XVIIe siècle, il était tenu par Philippe Canage, seigneur de Paucourt, qui le possédait moyennant un cens annuel de 32 sols et 4 deniers dû à la commanderie.

Cette situation est signalée par son aveu et déclaration de 1601, qui confirme la survivance de la redevance seigneuriale attachée à l’ancienne possession templière, même après son aliénation.

Lecture historique du site

La Bottière illustre la diversité des établissements liés à l’Ordre du Temple en France. Il ne s’agissait pas nécessairement d’une grande maison monumentale, mais d’un bien foncier structuré, associant habitat et terres, inscrit dans l’économie rurale de l’ordre.

Pour ce lieu, la présence templière est donc documentée et ne peut être réduite à une simple tradition toponymique. Les éléments conservés permettent d’identifier une possession réelle, exploitée comme domaine et encore perceptible dans les textes plusieurs siècles après la disparition de l’ordre.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Temple de La Bottière