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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Maison du Temple de Romestaing

Maison du Temple de Romestaing

Repères territoriaux liés

La maison du Temple de Romestaing est attestée en Lot-et-Garonne, dans le secteur de Bouglon, où elle relevait du réseau templier organisé autour de Cours. Les éléments conservés ne permettent pas d’en faire avec certitude une grande commanderie autonome dès l’origine, mais ils établissent bien l’existence d’une maison du Temple et d’un ensemble de biens qui lui étaient rattachés.

Localisation historique

Romestaing est signalé dans l’ancien arrondissement de Marmande, canton de Bouglon. La documentation place ce site dans une zone de contacts entre les possessions tenues autour de Cours et plusieurs paroisses voisines mentionnées dans les actes médiévaux. Le nom apparaît sous des formes anciennes proches de Romastaynh.

Origine et fondation

La fondation de la maison de Romestaing est rattachée aux donations consenties par la petite noblesse locale au cours du XIIe siècle. Un acte de 1160 mentionne que Raymond de Bouglon et Amanieu son fils donnèrent les hommes et les femmes de Cridelose, avec leurs appartenances, à Hélie de Focald, précepteur de la maison du Temple de Cours, pour la fondation de la maison du Temple de Romestaing.

Le dossier régional montre ainsi que Romestaing ne doit pas être présenté comme un simple lieu supposé templier : il s’agit bien d’un établissement documenté, né du mouvement d’expansion des Templiers dans cette partie de l’Agenais et du Bazadais.

Insertion dans le réseau templier local

Immédiatement après la mise en place du centre de Cours, plusieurs dépendances se groupèrent autour de lui grâce aux libéralités des seigneurs voisins. Romestaing paraît s’inscrire dans cette dynamique. La documentation suggère que la maison fut liée, à l’origine, à l’administration de Cours, avant d’apparaître elle-même comme pôle de gestion pour certains biens du voisinage.

Biens, dépendances et acquisitions

Les textes associent à Romestaing plusieurs possessions ou dépendances rurales. Esquerdes est explicitement donné comme une annexe de la commanderie de Romestaing dans la tradition documentaire conservée. D’autres acquisitions de bois et de terres dans les paroisses environnantes montrent l’existence d’un temporel assez structuré, sans que l’on puisse toujours restituer avec précision toute son étendue.

Une confirmation royale mentionne en outre, pour le précepteur des maisons du Temple de Cours et Romestaing, diverses acquisitions forestières faites notamment dans les secteurs de Saint-Pierre de Larroque, Esquerdes, Ansac et Mazerolles. Ces indications montrent que Romestaing participait à une exploitation foncière et sylvicole plus large, intégrée à l’économie des maisons templières de la région.

Donations connues

Parmi les actes anciens liés à l’environnement de Romestaing, la donation de Cridelose tient une place essentielle puisqu’elle est expressément présentée comme faite pour la fondation de la maison. D’autres libéralités consenties aux Templiers dans ce secteur, autour de Bouglon et de Cours, illustrent le soutien reçu de familles seigneuriales locales au XIIe siècle.

Il convient toutefois de distinguer avec soin ce qui relève directement de Romestaing de ce qui concerne plus largement la maison de Cours et ses dépendances. La documentation disponible atteste un ensemble étroitement lié, mais tous les actes du voisinage ne doivent pas être attribués indistinctement à Romestaing seul.

Personnes connues

Le nom de Hélie de Focald, précepteur de la maison du Temple de Cours, est directement associé à la fondation de Romestaing par la réception de la donation de 1160. Plus tard, la documentation fait apparaître un frère Vital de Caupène, précepteur des maisons du Temple de Cours et Romestaing, ce qui confirme le maintien d’un cadre administratif commun ou au moins fortement articulé entre ces établissements.

Après la suppression de l’Ordre du Temple, un Roussel de Mirapeis est mentionné comme commandeur de Romestaing dans un acte de 1337, par l’intermédiaire de son procureur. Cette mention relève alors du temps hospitalier et atteste la continuité d’exploitation du bien après le transfert des possessions du Temple.

Devenir après la suppression de l’ordre

Comme les autres biens templiers, Romestaing passa aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem après la disparition de l’ordre au début du XIVe siècle. L’acte de 1337 prouve que la maison ou le domaine de Romestaing subsistait alors comme entité de gestion reconnue sous l’autorité de son commandeur.

En l’état des informations conservées ici, rien n’autorise à décrire plus précisément l’évolution architecturale du site ni l’importance exacte de ses bâtiments après ce transfert. En revanche, la continuité institutionnelle du lieu est bien attestée.

Portée historique

Romestaing doit donc être regardé comme une maison du Temple réellement documentée, fondée au XIIe siècle dans l’orbite de Cours, enrichie par des donations locales et intégrée à un ensemble de terres, de bois et de dépendances. La prudence reste nécessaire sur son rang exact dans la hiérarchie templière régionale selon les périodes, mais il n’est pas historiquement correct de réduire ce lieu à une mention vague ou à une simple hypothèse de présence templière.

Implantations liées à cette commune

Cette page fait partie d’un ensemble local comportant une ou plusieurs notices distinctes. Ces raccords permettent de replacer la commune et ses établissements dans le même dossier territorial sans les fusionner.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Maison du Temple de Romestaing

Raccord historique local

Le rapprochement territorial désormais consolidé permet de relier Maison du Temple de Romestaing à un point d’implantation templière documenté dans le même département : Romestaing.

Ce lieu est aujourd’hui rattaché à Cours-les-Bains – 33 Maison du Temple de Cours Vital de Caupène. Cette précision permet de distinguer le site historique de la commune administrative actuelle.

Le dossier fait notamment apparaître maison du Temple, commanderie, terres. Ces éléments sont présentés comme des repères du secteur et non comme la preuve automatique d’une commanderie dans la commune moderne.

La formulation reste volontairement prudente : le rapprochement confirme un lien territorial documenté sans étendre au-delà des éléments établis la nature exacte de la présence de l’Ordre du Temple.