Chapelle Saint-Gervais du Temple de Brulhes ou Temple-sur-Lot
Repères territoriaux liés
La chapelle Saint-Gervais du Temple est signalée dans la documentation templière du Lot-et-Garonne, sur le territoire de l’actuelle commune de Castelmoron-sur-Lot. Elle s’inscrit dans l’environnement du Temple de Brulhes, également désigné comme Temple-sur-Lot, et ne doit pas être présentée sans preuve comme une commanderie autonome.
Localisation historique
Le lieu est rattaché au département actuel de Lot-et-Garonne, dans le secteur de Castelmoron-sur-Lot. La documentation associe explicitement la chapelle Saint-Gervais au Temple de Brulhes ou Temple-sur-Lot, ce qui indique une implantation relevant du réseau templier local.
Attestation médiévale
La chapelle apparaît dans un acte de la fin du XIIIe siècle relatif aux biens et revenus des Templiers du secteur. Cette mention confirme non seulement l’existence du sanctuaire, mais aussi son insertion dans un ensemble seigneurial et économique plus large dépendant du Temple de Brulhes.
Donations et revenus
Le 5 mai 1288, Guillaume Amanieu de Castelmauron, damoiseau, se présenta au Temple de Brulhes pour abandonner au commandeur Bernard de la Selve plusieurs droits qu’il détenait sur des parties du territoire tenu par les Templiers. L’acte portait notamment sur des droits seigneuriaux, des péages perçus sur terre et sur eau, l’impôt du passage exercé pour moitié avec le monastère de Fontgrave sur la rivière du Lot, ainsi que sur les dîmes des chapelles de Saint-Gervais et de Saint-Avit.
Cette donation montre que la chapelle Saint-Gervais participait aux revenus ecclésiastiques attachés au domaine templier. La documentation ne permet pas d’en faire une maison indépendante, mais elle atteste clairement son intégration à l’économie de l’établissement de Brulhes.
Personnes connues
Deux personnages sont directement liés à cet épisode. Le premier est Bernard de la Selve, commandeur qui reçut la donation de 1288 au nom de la maison templière. Le second est Guillaume Amanieu de Castelmauron, seigneur donateur, qui demanda à être reçu comme donat de la maison.
En contrepartie spirituelle de son geste, il obtint des Templiers la promesse d’être enseveli dans leur église après sa mort, ainsi que la célébration annuelle de cinq messes pour le repos de son âme. Cet engagement éclaire les liens à la fois religieux, seigneuriaux et mémoriels qui unissaient les élites locales à l’établissement du Temple.
Nature du bien templier
La chapelle Saint-Gervais doit être comprise comme un bien ecclésiastique dépendant du Temple de Brulhes ou Temple-sur-Lot. Les textes disponibles mettent surtout en évidence les droits et revenus qui lui étaient attachés, en particulier les dîmes, sans démontrer l’existence d’une commanderie distincte sous ce seul vocable.
Importance historique
La mention de 1288 illustre l’accroissement des ressources templières dans cette partie de la vallée du Lot à la fin du XIIIe siècle. Par les droits abandonnés au profit du Temple, la chapelle Saint-Gervais se trouve replacée dans un ensemble plus vaste de possessions, de prélèvements et de privilèges qui renforçaient alors le domaine de Brulhes.
Ainsi, loin d’être un simple toponyme isolé, Saint-Gervais correspond bien à une réalité documentée de la présence templière locale, sous la forme d’une chapelle intégrée à un domaine et à ses revenus.
Situer cette implantation

Repères historiques documentés autour de Chapelle Saint-Gervais du Temple de Brulhes ou Temple-sur-Lot
Les rapprochements historiques déjà validés permettent de préciser le contexte templier de ce secteur. Saint-Gervais (chapelle de), aujourd’hui rattaché à Castelmoron-sur-Lot – 47 Chapelle Saint-Gervais du Temple Rentrant dans l'histoire proprement dite de la Commanderie, constitue un repère utile pour comprendre l’implantation de l’Ordre du Temple à l’échelle locale.
Les éléments conservés font apparaître notamment chapelle, commanderie, terres. Ces indices décrivent un établissement et ses dépendances plutôt qu’une présence uniforme sur l’ensemble de la commune actuelle.
Les repères chronologiques associés à ce dossier comprennent 1288. Ils permettent de replacer ces possessions dans la durée de l’histoire templière médiévale.
Le lien avec Chapelle Saint-Gervais du Temple de Brulhes ou Temple-sur-Lot est explicitement établi dans le dossier historique interne utilisé pour ce rapprochement.
Cette présentation distingue volontairement le site historique documenté de la commune moderne : elle ne transforme pas une proximité territoriale en commanderie locale lorsqu’aucun élément acquis ne permet de l’affirmer.