Aller au contenu

BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Maison du Temple de La Boissière-en-Gâtine

La Boissière-en-Gâtine, maison du Temple et moulin templier

Repères territoriaux liés

La Boissière-en-Gâtine, dans l’actuel département des Deux-Sèvres, correspond à un lieu de présence templière bien attesté. La documentation signale à la fois une maison du Temple et un moulin du Temple, ce qui invite à distinguer avec soin l’établissement principal de ses dépendances et de ses biens d’exploitation.

Localisation historique

Le site relevait de la région de Gâtine, dans le bas Poitou, autour de Parthenay, et appartenait alors au diocèse de Poitiers. La Boissière-en-Gâtine apparaît comme un établissement templier de ce secteur, rattaché à un ensemble plus large d’implantations de l’ordre.

Attestation de la maison du Temple

La maison de La Boissière est mentionnée dans les pièces relatives au procès des Templiers au début du XIVe siècle. Cette attestation confirme qu’il ne s’agissait pas seulement d’un souvenir toponymique, mais bien d’un établissement connu dans l’organisation templière du diocèse de Poitiers.

La documentation indique que la maison de La Boissière était un membre de la maison du Temple de L’Hôpiteau. Elle ne doit donc pas être présentée isolément comme un centre nécessairement autonome à l’échelle régionale, même si elle possédait une existence propre dans les textes.

Moulin du Temple et biens d’exploitation

Le lieu est qualifié ici de moulin du Temple. Cette désignation s’accorde avec le souvenir conservé sur place d’un ensemble de moulins, avec quatre moulins à eau et trois moulins à vent. Dans ce contexte, le moulin templier doit être compris comme l’un des éléments économiques rattachés à la maison de La Boissière, et non comme une commanderie distincte par lui-même.

En l’état des informations disponibles, il est plus prudent de parler d’un bien d’exploitation dépendant d’une maison templière que d’attribuer au seul moulin un statut institutionnel plus élevé.

Personne connue

Le dernier précepteur connu de la maison est frère Jean Bertaud, sergent, signalé pour les années 1308-1310. Il est mentionné comme précepteur de La Boissière lors des interrogatoires du procès, ce qui constitue le témoignage le plus net sur l’existence de l’établissement à la fin de l’ordre du Temple.

Sa déposition montre que la maison de La Boissière appartenait encore au réseau templier au moment des procédures engagées contre l’ordre. C’est principalement par cette voie que le site est aujourd’hui documenté.

Relations avec les autres établissements

La maison de La Boissière est liée à L’Hôpiteau, dont elle formait un membre. La documentation évoque aussi une propriété templière à Parthenay, parfois tenue pour dépendante de La Boissière, mais cette relation reste incertaine dans le détail et ne doit pas être affirmée au-delà de ce que permettent les textes.

Devenir après la suppression de l’ordre

Après la suppression de l’ordre du Temple, la maison de La Boissière passa aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dans le mouvement général de dévolution des biens templiers. La tradition documentaire place ce transfert autour de 1313.

Le souvenir local a conservé l’idée d’une ancienne commanderie templière ensuite passée aux chevaliers de Malte. Toutefois, pour une présentation exacte, il convient de rappeler que la documentation établit avant tout l’existence d’une maison du Temple, à laquelle étaient rattachés des biens, parmi lesquels un moulin.

Traces et mémoire du lieu

Les textes indiquent qu’il ne subsisterait plus d’éléments monumentaux clairement identifiables, sinon le souvenir attaché aux moulins et à l’ancienne implantation templière. La mémoire du lieu repose donc surtout sur les mentions historiques conservées par les archives et par le toponyme.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Maison du Temple de La Boissière-en-Gâtine