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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

concile de Vienne — notice 423

concile de Vienne

Le concile de Vienne est une assemblée conciliaire tenue à Vienne en 1312. Dans l’histoire de l’ordre du Temple, il occupe une place capitale, parce qu’il constitue le cadre institutionnel auquel se rattache la suppression de l’Ordre du Temple. À ce titre, il appartient aux grands moments de décision ecclésiastique où se croisent gouvernement pontifical, statut des ordres religieux-militaires et réorganisation plus générale de la chrétienté latine.

Pour l’histoire templière, Vienne n’est donc pas seulement un repère chronologique. Le nom du concile désigne le moment où l’affaire du Temple, portée à l’échelle de l’Église, reçoit sa formulation la plus solennelle. L’assemblée se situe ainsi au point d’aboutissement de la crise qui conduit, en 1312, à la disparition institutionnelle de l’ordre.

Cadre et chronologie

Le concile se tient à Vienne en 1312. Le pape Clément V y est explicitement présent en avril 1312, ce qui ancre l’assemblée dans l’exercice direct de l’autorité pontificale. Cette présence souligne le rang de la réunion et la portée des décisions qui lui sont associées dans l’histoire du Temple.

La chronologie conservée fait donc de l’année 1312, et plus précisément du printemps de cette année, le moment central de la notice. C’est dans ce cadre que se noue la relation principale entre le concile et la suppression de l’Ordre du Temple. L’importance de Vienne tient précisément à cette conjonction entre lieu, date et acte institutionnel majeur.

Nature et rôle institutionnel

Comme concile, l’assemblée relève du gouvernement de l’Église et de la délibération sur des questions d’ampleur générale. Dans le dossier templier, son rôle n’est pas celui d’un simple arrière-plan : elle représente le niveau suprême de mise en forme ecclésiastique d’une affaire qui dépassait le cadre d’une maison, d’une province ou d’un royaume. La suppression de l’Ordre du Temple y est rattachée non comme un épisode local, mais comme une décision inscrite dans l’ordre juridique et institutionnel de l’Église.

Cette dimension institutionnelle explique la place du concile de Vienne dans toute chronologie de la fin du Temple. Il marque le passage entre l’existence d’un ordre encore constitué et sa suppression en 1312. Dans cette perspective, Vienne désigne à la fois une assemblée, un lieu de décision et un seuil historique.

Le concile et la suppression de l’Ordre du Temple

Le lien principal attaché au concile de Vienne est sa relation avec la suppression de l’Ordre du Temple en 1312, à Vienne. Cette relation suffit à faire du concile l’un des jalons les plus importants de l’histoire templière. Il ne s’agit pas seulement d’un terminus chronologique, mais du cadre dans lequel la fin institutionnelle de l’ordre est affirmée.

Dans une notice consacrée aux Templiers, le concile de Vienne doit donc être compris comme l’instance de référence pour l’aboutissement de la crise. Son importance tient à la formalisation ecclésiastique de cette issue : c’est à Vienne que se fixe, pour l’histoire de l’ordre, la mémoire du moment où le Temple cesse d’exister comme institution.

Acteurs principaux

Le pape Clément V est explicitement associé au concile de Vienne en avril 1312. Cette participation est essentielle pour comprendre la portée de l’assemblée : elle inscrit les décisions qui lui sont liées dans l’exercice même de l’autorité pontificale. Dans le cas du Temple, ce point est décisif, puisque la suppression de l’ordre apparaît dès lors attachée à un cadre d’action situé au plus haut niveau du gouvernement ecclésiastique.

Le concile est également en relation avec les Hospitaliers. Cette relation ne doit pas être réduite à une simple juxtaposition de noms : elle indique que l’assemblée s’inscrit dans un horizon plus large que le seul sort du Temple et touche, plus généralement, au monde des ordres religieux-militaires.

Relations avec les Hospitaliers et Rhodes

Outre la suppression du Temple, le concile de Vienne est mis en rapport avec les Hospitaliers, avec Rhodes, ainsi qu’avec une victoire navale des Hospitaliers mentionnée en avril 1312. Ces relations montrent que l’assemblée se place dans un contexte où les enjeux institutionnels et les enjeux politico-militaires se répondent.

La mention de Rhodes élargit la portée du concile au-delà de la seule affaire templière. De même, la référence à une victoire navale des Hospitaliers en avril 1312 rattache l’assemblée à une actualité militaire contemporaine. Sans confondre ces dossiers, il faut noter qu’ils situent le concile dans un moment de recomposition où la question des ordres militaires, de leur place et de leur action, est présente à plusieurs niveaux.

Problème d’identification à ne pas confondre

Une relation attribue à Hugues de Payns une participation à un « concile de Vienne » en 1128, à Troyes. Cette formulation ne peut être identifiée au concile de Vienne ici traité, qui est tenu à Vienne en 1312. Il convient donc de distinguer strictement les deux ensembles : d’un côté, une assemblée située à Troyes en 1128 ; de l’autre, le concile de Vienne de 1312, décisif pour la suppression du Temple.

Cette distinction est importante pour l’histoire de l’ordre. Le seul rapprochement des mots « concile de Vienne » ne suffit pas à établir une continuité entre les deux occurrences. Dans la présente notice, l’expression désigne exclusivement l’assemblée de Vienne en 1312.

Repères

Nom : concile de Vienne.

Date : 1312 ; présence de Clément V en avril 1312.

Lieu : Vienne.

Acteur pontifical explicitement lié : Clément V.

Relations principales : suppression de l’Ordre du Temple ; Hospitaliers ; Rhodes ; victoire navale des Hospitaliers en avril 1312.

Portée historique

Dans la mémoire historique du Temple, le concile de Vienne représente le cadre conciliaire de la suppression de l’ordre. C’est là sa signification majeure. Toutefois, les relations conservées avec les Hospitaliers, Rhodes et une victoire navale des Hospitaliers montrent que l’assemblée s’inscrit dans un ensemble plus vaste que la seule disparition du Temple.

Le concile apparaît ainsi comme un moment de concentration exceptionnelle de questions institutionnelles et militaires touchant aux ordres religieux-militaires. Pour l’histoire templière, l’essentiel demeure net : Vienne, en 1312, est l’un des noms décisifs de la fin de l’ordre, parce qu’il désigne le lieu et le moment où cette fin reçoit sa forme ecclésiastique la plus haute.

concile de Vienne