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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Stephanus de Coma

Stephanus de Coma

Stephanus de Coma n’est connu que par une mention datée du 7 avril 1150, qui le montre intervenant comme vendeur dans une opération impliquant la Milicia Templi Salomonis, Berongarius, expressément désigné comme son frère, et Guillelmus Petrus. Cette attestation, brève mais précise, suffit à établir son existence historique, son insertion dans un cadre patrimonial concret et son lien direct avec une transaction intéressant le Temple.

L’intérêt du personnage tient moins à une biographie développée qu’à la netteté de cette apparition diplomatique. Stephanus de Coma appartient à cette catégorie de laïcs que l’histoire templière ne saisit qu’au moment d’un transfert de biens ou de droits. Son nom est ainsi conservé à l’occasion d’un acte d’aliénation, dans lequel se lisent à la fois des relations familiales immédiates et l’intervention d’une institution religieuse-militaire comme partie à l’acquisition.

Identité

La forme latine Stephanus de Coma doit être retenue telle quelle, puisqu’elle constitue l’unique désignation assurée du personnage. Aucun titre, aucune dignité et aucune fonction ne lui sont associés. Rien ne permet de dire s’il appartenait à un milieu social déterminé au-delà de ce que suppose sa capacité à vendre un bien ou un droit.

L’élément de Coma joue ici un rôle distinctif essentiel. Il peut correspondre à une origine, à une référence territoriale ou à une désignation devenue héréditaire, mais l’état des informations ne permet pas de trancher. Dans une perspective prosopographique, cette forme est néanmoins suffisante pour individualiser Stephanus parmi les acteurs nommés de l’acte de 1150.

La vente du 7 avril 1150

Le 7 avril 1150, Stephanus de Coma intervient comme vendeur dans une vente conclue au profit de plusieurs destinataires : la Milicia Templi Salomonis, Berongarius et Guillelmus Petrus. Le fait essentiel est donc celui d’une aliénation où Stephanus apparaît comme la partie cédante.

La formulation conservée autorise à affirmer l’implication conjointe de ces trois bénéficiaires, mais non à préciser la part exacte de chacun dans l’acquisition, ni la nature détaillée du bien ou du droit cédé. Il convient donc de s’en tenir à ce qui est assuré : Stephanus de Coma vend, et cette vente associe explicitement le Temple, Berongarius et Guillelmus Petrus.

Cette mention suffit toutefois à montrer que Stephanus disposait d’une capacité reconnue d’aliéner. C’est dans cet exercice concret d’un droit patrimonial que sa figure devient historiquement perceptible.

Relations familiales

L’acte identifie Berongarius comme frater ejus, c’est-à-dire le frère de Stephanus de Coma. Ce lien de parenté est explicite et constitue l’un des rares éléments personnels assurés concernant le personnage. Berongarius n’apparaît pas seulement dans son entourage : il est directement associé à l’opération du 7 avril 1150 comme destinataire de la vente.

Un second frère est connu sous le nom de Bernardus, désigné comme frère de Stephanus. Cette mention atteste l’existence d’une fratrie documentée comprenant au moins Stephanus, Berongarius et Bernardus. En revanche, le rôle de Bernardus dans la vente de 1150 n’est pas précisé, et rien ne permet de lui attribuer une participation effective à l’acte au même titre que Berongarius.

Ces indications de parenté, bien que limitées, sont importantes : elles montrent que Stephanus de Coma n’apparaît pas isolément, mais dans un cadre familial identifiable, dont un membre au moins est impliqué avec lui dans la transaction conservée.

Autres personnes associées

Guillelmus Petrus figure parmi les destinataires de la vente du 7 avril 1150. Aucun lien de parenté, de dépendance ou de fonction n’est indiqué entre lui et Stephanus de Coma. Sa présence doit donc être comprise, avec prudence, comme celle d’un acteur associé à la même opération juridique.

La Milicia Templi Salomonis apparaît elle aussi comme bénéficiaire de la vente. Stephanus de Coma n’est donc pas un membre connu de l’ordre, mais un particulier qui entre en relation avec lui à l’occasion d’un transfert patrimonial. C’est sous cet angle précis qu’il relève de l’histoire templière.

Portée historique

La mention de Stephanus de Coma éclaire, à une échelle très ponctuelle, les modalités concrètes par lesquelles le Temple participait à des acquisitions impliquant des vendeurs privés et d’autres partenaires nommément désignés. Le personnage n’est pas documenté par une carrière, une série d’actes ou une action durable ; il n’en a pas moins sa place dans l’histoire des relations locales du Temple, parce qu’il est saisi dans un acte qui articule propriété, parenté et transaction.

Sa visibilité reste strictement circonscrite. Rien n’autorise à le présenter comme bienfaiteur régulier, officier, témoin habituel ou figure de premier plan. En revanche, son intervention comme vendeur, la mention explicite de son frère Berongarius et l’existence d’un autre frère nommé Bernardus donnent à cette notice une consistance prosopographique réelle, malgré l’unicité de l’attestation.

Repères

Le seul repère chronologique assuré est le 7 avril 1150. La graphie à retenir est Stephanus de Coma. Les relations explicitement associées à son nom sont les suivantes : vente au profit de la Milicia Templi Salomonis, de Berongarius, son frère, et de Guillelmus Petrus ; mention de Bernardus comme frère de Stephanus.

Stephanus de Coma