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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Johanne de Fellinis — notice 1092

Johanne de Fellinis

Johanne de Fellinis, également désigné sous les formes latines Johannes de Felinis et Johannes de Fellinis, apparaît dans le cadre du procès des Templiers. Il fait partie de ces personnes dont le nom est conservé à l’occasion de la procédure menée contre l’ordre du Temple, sans que l’on puisse pour autant reconstituer une biographie suivie, une charge déterminée ou un parcours personnel. Sa figure doit donc être abordée avec prudence : son existence historique est bien attestée dans un contexte judiciaire précis, mais les renseignements disponibles demeurent limités.

Son intérêt tient surtout à la manière dont il s’insère dans la trame procédurale. Le nom de Johanne de Fellinis n’est pas celui d’un personnage abondamment documenté ; il relève plutôt de ces présences ponctuelles qui permettent de restituer l’entourage humain d’un grand procès, fait non seulement de frères du Temple, mais aussi d’individus associés de façon diverse à l’enquête, à son déroulement matériel ou à son enregistrement.

Nom et identification

Les graphies Johannes de Felinis et Johannes de Fellinis renvoient au même individu. De telles variations sont courantes dans les actes médiévaux et ne suffisent pas à distinguer plusieurs personnes. La forme française Johanne de Fellinis peut être retenue pour la notice, tout en conservant les formes latines, utiles pour reconnaître le personnage dans les actes où il est mentionné.

En dehors de son nom, aucun élément assuré ne permet de préciser son origine géographique, son appartenance familiale, son statut social ou son office. Son identification repose donc sur la convergence des mentions nominatives et sur leur inscription dans le procès des Templiers.

Présence dans le procès des Templiers

Johanne de Fellinis est lié au procès des Templiers et figure dans le Processus des commissaires contre l’ordre du Temple. Cette mention l’inscrit dans l’environnement immédiat de la procédure et suffit à établir sa participation au procès, au sens large du terme. En revanche, la nature exacte de cette participation ne peut être précisée davantage : il n’est pas possible d’affirmer s’il comparaît, s’il assiste à un acte, s’il remplit une fonction administrative ou s’il n’est présent qu’à titre incident.

Cette réserve n’enlève rien à la portée de son apparition. Dans une procédure aussi vaste, la simple conservation d’un nom révèle les cadres concrets dans lesquels l’affaire s’est déroulée : lieux, personnes présentes, relations circonstancielles et opérations d’enregistrement. Johanne de Fellinis appartient ainsi à ce second plan indispensable à l’histoire du procès, celui des individus qui ne sont pas nécessairement au centre de l’accusation mais qui apparaissent dans le fonctionnement même de l’enquête.

Repère de lieu et de date

Un repère plus précis associe Johanne de Fellinis à la maison de Guillelmi de la Huce, au vico de Marché Palu, à la date du 31 mars. Cette indication est brève, mais elle fournit un ancrage concret, à la fois topographique et chronologique. Elle permet de situer sa mention dans un cadre urbain déterminé et à un moment précis de la procédure.

Il convient toutefois de ne pas surinterpréter cette donnée. Le lien avec la maison de Guillelmi de la Huce n’autorise pas à conclure à une résidence, à une propriété, à une charge exercée en ce lieu ou à une relation durable avec son occupant. Tout ce qui peut être affirmé avec certitude est l’association de Johanne de Fellinis à ce lieu, dans ce quartier, à cette date du 31 mars.

Portée historique

La valeur historique de Johanne de Fellinis tient à la densité de cette trace, plus qu’à son abondance. Son nom, ses variantes et son rattachement à un lieu précis montrent comment le procès des Templiers se laisse aussi approcher par des figures secondaires, parfois seulement entrevues, mais bien réelles. Ces mentions contribuent à restituer la texture sociale et matérielle d’une grande procédure judiciaire du début du XIVe siècle.

En définitive, on peut retenir de Johanne de Fellinis trois éléments sûrs : son identification sous des graphies voisines, son lien avec le procès des Templiers, et son association, le 31 mars, à la maison de Guillelmi de la Huce, au vico de Marché Palu. Au-delà, son profil demeure largement insaisissable, ce qui impose une présentation mesurée, centrée sur ce que son attestation permet effectivement d’établir.

Johanne de Fellinis — notice 1092