Aller au contenu

BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Bussy-le-Grand

Un domaine du Temple attesté à Bussy-le-Grand

Bussy-le-Grand, en Côte-d’Or, relève bien de l’histoire foncière de l’Ordre du Temple. La documentation ancienne y signale non pas une commanderie autonome, mais un domaine du Temple lié à la maison de Lucenay. Il est donc inexact de présenter la commune comme dépourvue de présence templière attestée.

Une attestation claire au XIIIe siècle

En 1228, Odo, seigneur de Bussy, donna aux Templiers de la maison de Lucenay des rentes en grains sur sa terre de Bussy, avec la léproserie de Bussy et les terrains environnants. Cette mention établit l’existence d’une possession templière réelle dans le finage de Bussy-le-Grand.

La nature de ce bien doit être comprise avec précision : il s’agit d’un ensemble de droits et de revenus attachés au terroir local, comprenant à la fois des redevances en nature et des biens fonciers. Rien, dans les éléments conservés ici, n’autorise à en faire une commanderie indépendante.

Un bien rattaché à la maison de Lucenay

La donation de 1228 rattache explicitement Bussy aux Templiers de Lucenay. Bussy-le-Grand apparaît ainsi comme une possession dépendante d’un établissement templier plus important, selon une organisation fréquente au Moyen Âge, où un même centre administrait des terres, revenus, bâtiments ou dépendances dispersés.

Cette situation explique qu’un lieu puisse être documenté dans l’histoire templière sans avoir nécessairement abrité une grande maison conventuelle ni laissé des vestiges monumentaux clairement identifiables.

Biens et revenus mentionnés

Les éléments connus pour Bussy-le-Grand concernent surtout l’exploitation et les revenus du domaine.

  • Rentes en grains sur la terre de Bussy
  • Léproserie de Bussy
  • Terrains environnants associés à cette donation

Ces indications montrent une implantation de nature avant tout seigneuriale et économique. Les Templiers y perçoivent des revenus et y contrôlent des biens ruraux, sans que l’on puisse préciser davantage, avec les seuls éléments disponibles ici, l’étendue exacte de leur exploitation.

Le nom de Bussy dans les sources médiévales

Le lieu apparaît sous plusieurs formes anciennes au fil des documents médiévaux. On relève notamment Buxeii en 1176, Busseio en 1186, Buxi en 1199, puis Buxy en 1251 et Buxé en 1261. Ces graphies confirment l’ancienneté du toponyme et son identification avec Bussy-le-Grand.

Ce que l’on peut dire, et ne pas dire

Pour Bussy-le-Grand, la présence templière est donc attestée, mais elle doit être qualifiée avec justesse. Les documents disponibles permettent d’affirmer l’existence d’un domaine et de droits détenus par les Templiers dans la localité. En revanche, ils ne suffisent pas à prouver l’existence d’une commanderie proprement dite sur place.

La formulation la plus exacte consiste donc à parler d’un domaine du Temple à Bussy-le-Grand, dépendant de la maison de Lucenay, et documenté au XIIIe siècle par une donation seigneuriale importante.

Après la disparition de l’Ordre du Temple

Comme ailleurs, les biens templiers ont dû passer, après la suppression de l’Ordre au début du XIVe siècle, dans l’ensemble des transferts opérés au profit de l’Hôpital. Toutefois, les éléments fournis ici ne détaillent pas, pour Bussy-le-Grand seul, les modalités locales de cette évolution. Il convient donc de rester prudent sur ce point.

Mémoire historique de Bussy-le-Grand

L’intérêt de Bussy-le-Grand dans l’histoire du Temple tient à cette possession rurale bien attestée, associant revenus en grains, terrains et léproserie. Même en l’absence de grand établissement conservé ou clairement identifié, la commune prend place dans le réseau des biens templiers de la Côte-d’Or médiévale.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Bussy-le-Grand