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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

D. Perdiguero

D. Perdiguero

D. Perdiguero est connu par une mention le reliant directement aux frères de la maison de la milice du Temple. Il apparaît comme l’auteur d’une donation accomplie en leur faveur au mois de février de l’ère MCLXXXIII, à Affogeya. Cette attestation suffit à l’inscrire dans l’entourage laïc des Templiers, non comme membre de l’ordre, mais comme personne engagée dans un acte de libéralité au bénéfice d’une maison templière.

La brièveté de la mention impose toutefois de fortes limites. Aucun autre renseignement n’éclaire son identité, son statut social, son éventuelle parenté, ni la suite de ses rapports avec le Temple. D. Perdiguero n’en demeure pas moins un personnage historiquement individualisé par un acte daté, localisé et orienté vers une communauté précise, les fratres domus milicie Templi.

Identité

Le nom est transmis sous la forme abrégée « D. Perdiguero ». Cette graphie doit être conservée telle quelle. L’initiale D. renvoie vraisemblablement à un prénom abrégé, sans qu’il soit possible d’en proposer une restitution assurée. Le second élément, Perdiguero, constitue donc le principal marqueur d’identification.

En l’état, rien ne permet de définir son rang, sa qualité juridique ou sa place dans une lignée. On ne peut pas davantage déterminer s’il s’agit d’un personnage localement important ou d’un acteur de portée plus modeste. La notice doit ainsi retenir avant tout un individu nommé, distinctement associé à une donation faite au Temple.

Relation avec les Templiers

Le lien de D. Perdiguero avec les Templiers est formulé de manière nette : il agit envers les fratres domus milicie Templi, c’est-à-dire les frères d’une maison du Temple envisagée comme communauté constituée. Cette précision est importante, car elle inscrit la relation dans un cadre institutionnel. Le bénéficiaire n’est pas un frère pris isolément, mais bien une maison de l’ordre, apte à recevoir un transfert juridiquement formulé.

Le rapport attesté est celui d’un donateur à une communauté religieuse-militaire. Ce type de lien relève des formes ordinaires de contact entre les maisons du Temple et leur environnement social : soutien patrimonial, reconnaissance institutionnelle, interaction réglée par l’acte. Rien n’autorise cependant à transformer cette relation ponctuelle en proximité durable, en patronage, en dépendance ou en affiliation particulière.

Donation

Le fait central connu pour D. Perdiguero est une donation consentie aux frères de la maison de la milice du Temple. L’acte est situé « mense februarii, era MCLXXXIII » et localisé à Affogeya. Ces éléments constituent le noyau certain de la notice : un auteur identifiable, des bénéficiaires désignés collectivement, un repère chronologique précis au mois près et un lieu d’accomplissement.

La nature du bien ou du droit cédé n’est pas indiquée. Il n’est donc pas possible de préciser s’il s’agissait d’un immeuble, d’un revenu, d’une redevance, d’un droit d’usage ou d’un autre objet patrimonial. Les motivations du don restent elles aussi inconnues : on ne peut rien conclure de sûr sur une intention pieuse particulière, une contrepartie, un règlement de litige ou une stratégie familiale. La portée immédiate du geste doit donc être définie avec sobriété : D. Perdiguero a effectué un transfert au profit d’une maison du Temple.

Chronologie et localisation

Le repère chronologique conservé est « mense februarii, era MCLXXXIII ». La mention du mois donne à l’acte une précision supérieure à une simple datation annuelle. L’emploi de l’ère fait partie intégrante de la formulation et doit être retenu comme tel.

Le repère spatial est Affogeya, lieu associé à l’accomplissement de la donation. Cette indication rattache l’acte à un cadre concret, même si la notice ne permet pas d’aller plus loin sur la topographie du lieu, son ressort juridictionnel ou sa relation exacte avec la maison templière bénéficiaire. Ensemble, la date et le lieu donnent à l’intervention de D. Perdiguero une assise historique suffisante, malgré l’absence d’autres développements.

Profil historique

D. Perdiguero appartient à la catégorie des personnes que l’histoire ne saisit qu’à travers un acte isolé, mais significatif. Il n’est pas connu pour une carrière, une charge, une dignité ou une action militaire, mais pour sa participation à la constitution ou à l’accroissement des biens d’une maison du Temple. À ce titre, sa mention éclaire moins une biographie individuelle développée qu’un mode de relation entre l’ordre et des acteurs extérieurs à celui-ci.

Cette attestation montre en effet que la maison templière concernée recevait des donations de particuliers identifiables et que ces rapports prenaient une forme reconnue et formulée. Même réduite à peu de mots, la présence de D. Perdiguero documente ainsi le réseau de soutiens et d’échanges qui liait les frères du Temple à leur milieu. Sa portée historique réside dans ce lien concret, juridiquement exprimé, entre un individu nommé et une communauté templière bénéficiaire.

Limites de l’identification

La notice ne permet pas de rattacher avec certitude D. Perdiguero à d’autres mentions homonymes ou voisines. Toute tentative d’identification plus complète, qu’elle porte sur un prénom développé, une origine familiale ou une position sociale, demeurerait hypothétique. Il convient donc de maintenir une définition resserrée : D. Perdiguero est un donateur attesté à Affogeya, en février de l’ère MCLXXXIII, au profit des frères de la maison de la milice du Temple.

D. Perdiguero