Chaugey (Côte-d’Or) et les Templiers
Chaugey est la commune actuelle officiellement identifiée sous le code INSEE 21157, dans le département de la Côte-d’Or (21). Le corpus contrôlé rattache ce lieu à une seigneurie du Temple de Chaugey, ce qui en fait un dossier templier local réel, mais il ne permet pas d’en faire une commanderie autonome ni une maison du Temple indépendante. Autrement dit, Chaugey appartient bien au paysage patrimonial templier de la Côte-d’Or, tout en restant documenté comme un bien seigneurial rattaché à d’autres établissements de l’ordre.
Ce que documentent les sources
Les extraits internes indiquent qu’en 1301, Guy de Villars donna la moitié de la seigneurie de Chaugey aux Templiers de la maison de Bures. L’autre moitié fut affectée à leur établissement de Mormant. La même année, les Templiers obtinrent encore une remise de cens sur le moulin de ce lieu. Ces éléments suffisent à établir une présence templière locale sous la forme de droits seigneuriaux et de revenus attachés au moulin.
Le libellé conservé parle explicitement de “Seigneurie du Temple de Chaugey”. Il faut néanmoins rester prudent sur la portée exacte de cette formule. Rien dans le corpus ne décrit un ensemble conventuel, une commanderie propre au site, ni une implantation structurée comparable à un centre templier majeur. Les documents montrent plutôt une possession partagée et dépendante d’autres maisons templières déjà organisées.
Rattachement templier et portée historique
Le dossier de Chaugey s’insère dans un maillage plus large de biens templiers. La moitié de la seigneurie relevait de Bures, l’autre d’un établissement de Mormant. Cette répartition indique un usage patrimonial et seigneurial du lieu, sans que l’on puisse préciser davantage, à partir des seuls extraits fournis, la gestion quotidienne sur place ou l’organisation matérielle de la propriété.
Le corpus mentionne aussi, à proximité, la maison du Temple de Montmorot sur la commune de Salives. Cette indication éclaire le contexte territorial immédiat de Chaugey, dans une zone où plusieurs biens templiers apparaissent proches les uns des autres. En revanche, il ne faut pas confondre cette mention voisine avec Chaugey lui-même : la documentation contrôlée ne les assimile pas.
Du Temple aux Hospitaliers
Les extraits précisent que Chaugey est une ancienne possession des Templiers de Bures, passée ensuite au Grand-Prieuré de Champagne de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Cette transmission correspond au devenir habituel de nombreux biens du Temple après la suppression de l’ordre au début du XIVe siècle. À Chaugey, les droits seigneuriaux ne disparaissent donc pas avec les Templiers : ils se prolongent dans le cadre hospitalier.
Une mention plus tardive signale encore, au XVIIIe siècle, la présence du prieur de Champagne comme seigneur seulement en partie à Chaugey, avec le moulin banal et quelques terres, prés et bois. Cette continuité confirme la persistance d’un héritage foncier et seigneurial lié à l’ancienne possession templière, sans permettre pour autant de reconstituer un établissement religieux médiéval sur place.
Le moulin et les droits attachés au lieu
Le corpus insiste sur le moulin de Chaugey. Les Templiers y obtinrent en 1301 une remise de cens, ce qui montre l’existence de droits économiques précis sur cet équipement. Un extrait mentionne même le “Moulin du Temple”, formulation qui s’accorde avec cette réalité documentaire. Il s’agit donc d’un élément central du dossier local : Chaugey est associé non seulement à une seigneurie, mais aussi à un moulin soumis à des droits seigneuriaux ou fiscaux.
Il convient toutefois de ne pas surinterpréter cette donnée. Les textes n’autorisent pas à décrire le bâtiment médiéval, son état archéologique, ni une exploitation templière détaillée. Le corpus contrôlé atteste des droits sur le moulin et l’inscription du lieu dans une seigneurie du Temple ; il ne documente pas davantage.
Repères historiques sur la commune
Les extraits rappellent plusieurs formes anciennes du nom, notamment Calgiacus villa en 887, puis d’autres graphies médiévales et modernes. Ils indiquent aussi qu’en 1789, Chaugey relevait de la province de Bourgogne et du bailliage de la Montagne, et que son église, sous le vocable de Saint-Sulpice, était succursale de Villars-Montroyer, au diocèse de Langres.
Ces repères ne modifient pas le fond du dossier templier, mais ils replacent Chaugey dans une continuité territoriale ancienne. Le lieu apparaît comme un terroir durablement structuré, dont la seigneurie a connu des transferts entre Templiers puis Hospitaliers, tandis que le village a traversé les bouleversements de l’époque moderne.
Ce qu’il faut retenir
Dans le corpus contrôlé, Chaugey est bien documenté comme une possession templière locale, sous la forme d’une seigneurie du Temple partiellement donnée aux Templiers en 1301, avec des droits sur le moulin du lieu. En revanche, aucune commanderie autonome, aucun établissement templier indépendant, ni aucune personne supplémentaire n’est étayé par les extraits fournis. La présentation la plus exacte consiste donc à parler d’un bien seigneurial templier, transmis ensuite aux Hospitaliers, et non d’une maison du Temple distincte.
Contexte départemental bref
Pour la Côte-d’Or (21), le corpus interne montre que Chaugey s’inscrit parmi les lieux du département rattachés au maillage templier, aux côtés d’autres sites mentionnés dans les extraits. Cela confirme l’existence d’un arrière-plan templier départemental, mais sans permettre, pour Chaugey lui-même, d’aller au-delà de la documentation fournie.

REPÈRES TERRITORIAUX
Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.