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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Balduinus… rex Latinorum quartus

Balduinus… rex Latinorum quartus

Balduinus, désigné comme rex Latinorum quartus et rattaché à Jérusalem, est connu ici par une forme de titulature latine qui l’identifie comme un roi latin de Jérusalem compté au quatrième rang. La graphie la plus développée, sancte Ierusalem rex Latinorum quartus, relève d’un usage d’écriture où le nom personnel, la dignité royale, l’ancrage jérusalémite et le rang ordinal sont associés dans une même désignation.

Le personnage n’est pas ici saisi à travers une biographie suivie, mais par une mention insérée dans un acte daté de 1144. Cette attestation suffit à établir l’usage du nom et de la titulature à cette date, en lien avec Jérusalem, sans permettre pour autant de reconstruire un règne, une chronologie développée ou une action politique détaillée. La notice doit donc être centrée sur l’identité textuelle du souverain, sur les formes de son nom et sur la portée de cette désignation dans l’écrit latin.

Formes du nom et structure de la titulature

Le nom est donné sous la forme latine Balduinus, forme savante et diplomatique adaptée à la langue des actes. À cette désignation simple s’ajoute une formule plus ample, sancte Ierusalem rex Latinorum quartus, qui fonctionne comme une identification complète.

Cette titulature peut être décomposée en plusieurs éléments :

  • Balduinus : le nom personnel sous forme latine ;
  • rex : l’affirmation explicite de la dignité royale ;
  • sancte Ierusalem : le rattachement à Jérusalem, conçue comme pôle politique et symbolique de la royauté ;
  • Latinorum quartus : le classement du souverain comme quatrième roi latin.

L’ensemble ne constitue donc pas seulement un nom propre enrichi d’un titre, mais une véritable formule d’identification politique. Elle inscrit le personnage dans une succession royale ordonnée et dans le cadre spécifique du royaume latin de Jérusalem.

Repères chronologiques et spatiaux

Un seul repère chronologique est ici assuré : l’année 1144. C’est à cette date que le personnage est mentionné sous cette forme. Le repère spatial associé est Jérusalem, explicitement présente dans la titulature.

Ces deux éléments sont essentiels, car ils bornent strictement ce qu’il est possible d’affirmer : à la date de 1144, le nom Balduinus et la qualification de sancte Ierusalem rex Latinorum quartus sont employés dans un cadre officiel renvoyant à Jérusalem.

Attestation par l’acte

Balduinus apparaît dans une charte royale datée de 1144, présentée comme une charte de Baudouin IV de Jérusalem. Cette mention donne à la désignation une valeur diplomatique nette : il ne s’agit pas d’une appellation flottante ou purement narrative, mais d’une forme employée dans un écrit solennel.

Cette attestation éclaire la manière dont la royauté pouvait être nommée dans l’écrit latin. Le nom simple et la titulature développée relèvent d’un même horizon de reconnaissance : celui d’un souverain identifié à la fois par sa personne, par son royaume et par sa place dans une série de rois latins. Dans cette perspective, la mention a une portée prosopographique autant que diplomatique.

Portée historique de l’expression rex Latinorum quartus

La formule rex Latinorum quartus est particulièrement significative. Elle exprime une mise en ordre des souverains de Jérusalem selon leur rang et suppose, de ce fait, une conscience de la succession royale. Le rang ordinal n’est pas un simple ornement de style : il contribue à définir le personnage par sa position dans une continuité dynastique ou institutionnelle.

Le terme Latinorum mérite également attention. Il situe la royauté dans le monde latin d’Orient et formule, par le langage de l’acte, une appartenance politique et confessionnelle. La titulature associe donc l’individu à un ensemble plus large que sa seule personne : la royauté de Jérusalem en tant que royauté latine.

L’ajout de sancte Ierusalem renforce encore cette construction. Jérusalem n’y apparaît pas comme un simple toponyme, mais comme le marqueur central de la dignité royale. La ville est inséparable de la qualification du souverain ; elle donne à la titulature sa pleine portée symbolique et politique.

Variantes utiles pour l’identification

Les formes à retenir pour l’identification du personnage sont :

  • Balduinus
  • sancte Ierusalem rex Latinorum quartus

Ces graphies doivent être conservées comme des formes historiques de désignation. Leur coexistence montre que l’identification peut passer soit par le seul nom personnel, soit par une titulature développée qui explicite le statut et le rang du souverain. Pour le repérage du personnage dans les écrits latins, cette variation formelle est un élément décisif.

Cadre d’interprétation et limites

L’identification repose sur une mention isolée et datée. Elle autorise une notice substantielle sur le nom, la qualité royale, le lien à Jérusalem et l’usage d’un ordinal dans la titulature ; elle ne permet pas d’aller plus loin sans précaution. On ne peut donc pas, sur cette seule base, développer une histoire complète du règne, préciser des relations politiques, ni attribuer au personnage des actions particulières en dehors de son attestation de 1144.

La portée de la notice réside dès lors dans l’analyse de cette présence textuelle : un roi latin de Jérusalem nommé Balduinus, qualifié comme quatrième de son rang, et attesté dans un acte officiel. Malgré la brièveté de l’information, cette désignation présente un réel intérêt historique, parce qu’elle éclaire les usages de l’écrit latin, les formes de mémoire royale et les modalités de classement des souverains de Jérusalem.

Balduinus... rex Latinorum quartus