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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Maître Petrus Guillelmi

Maître Petrus Guillelmi

Maître Petrus Guillelmi n’est connu que par sa mention dans une procédure d’informatio tenue dans le diocèse de Sens en mai 1373. Cette attestation, brève mais précise, suffit à établir l’existence d’un individu ainsi désigné dans un cadre institutionnel défini. Elle le montre inséré dans une enquête ecclésiastique ou administrative formalisée, sans permettre toutefois de déterminer avec certitude la nature exacte de son intervention.

La notice relève donc d’une histoire d’identification plus que d’une biographie développée. Son intérêt tient à la combinaison de trois éléments assurés : un nom transmis en latin, un titre de qualification, et un ancrage chronologique et géographique net dans le diocèse de Sens au mois de mai 1373.

Identité

Le nom est conservé sous la forme latine « Petrus Guillelmi ». Petrus correspond au nom personnel ; Guillelmi, au génitif, peut relever d’un usage de filiation, d’une désignation familiale ou d’une forme d’identification complémentaire. En l’absence de précision supplémentaire, il convient de maintenir cette forme sans tenter de la normaliser au-delà de ce que permet l’attestation.

Le titre de « Maître » fait partie intégrante de l’appellation connue. Dans les usages médiévaux, une telle qualification peut désigner un statut savant, clérical, professionnel ou socialement reconnu. Ici, aucune indication ne permet de préciser s’il s’agit d’un grade universitaire, d’un titre d’usage attaché à une compétence particulière, ou d’une marque honorifique plus large. Ce titre doit donc être enregistré comme un élément de désignation significatif, mais non interprété au-delà de ce qu’autorise la mention conservée.

Présence dans l’information de mai 1373

La seule relation historique fermement établie concernant Maître Petrus Guillelmi est son lien avec une informatio menée dans le diocèse de Sens en mai 1373. Cette présence l’inscrit dans une procédure d’enquête organisée, relevant d’une pratique de constat, de vérification ou de recueil d’informations sous autorité ecclésiastique ou judiciaire.

Le terme d’informatio implique un cadre procédural où les personnes mentionnées pouvaient intervenir à des titres variés : témoin, déposant, personne consultée, individu concerné par les faits examinés, ou encore figure simplement signalée dans le déroulement de l’enquête. Dans le cas de Petrus Guillelmi, le rôle exact ne peut être défini avec plus de précision. Il demeure néanmoins certain qu’il apparaît dans un acte suffisamment structuré pour fixer son nom, son titre et le contexte de sa mention.

Cadre chronologique et géographique

Le repère chronologique est particulièrement resserré : mai 1373. Cette précision donne à l’attestation une valeur d’ancrage solide, même si elle ne s’accompagne d’aucun autre jalon biographique avant ou après cette date.

Le cadre géographique est celui du diocèse de Sens. Cette localisation rattache Maître Petrus Guillelmi à un espace institutionnel précis, mais ne permet pas de conclure qu’il y résidait nécessairement ni qu’il y exerçait durablement une fonction. Sa présence peut correspondre aussi bien à une insertion locale qu’à une intervention liée uniquement aux circonstances de l’enquête.

Statut et portée de la mention

L’association d’un titre de « Maître » à une procédure menée dans le diocèse de Sens suggère qu’il s’agissait d’un homme identifié avec suffisamment de netteté pour être distingué par une qualification reconnue. Cela peut indiquer une certaine position dans les milieux ecclésiastiques, administratifs ou lettrés, sans qu’il soit possible d’aller plus loin. La notice doit donc conserver une formulation prudente : l’attestation signale moins une fonction précisément définie qu’une forme de distinction sociale ou professionnelle perceptible dans la manière de le nommer.

À ce titre, Maître Petrus Guillelmi appartient à ces figures documentaires dont l’existence n’est saisissable qu’à travers un moment procédural ponctuel. De telles mentions, même isolées, sont historiquement utiles : elles restituent la présence d’acteurs secondaires des enquêtes médiévales et montrent comment les procédures faisaient intervenir, directement ou indirectement, des personnes identifiées par leur nom et leur qualité.

Limites de l’identification

Aucun élément sûr ne permet de préciser son origine, sa fonction exacte, son appartenance institutionnelle, son milieu de rattachement ou son rôle concret dans l’informatio. Il n’est pas davantage possible, en l’état, de le relier à d’éventuelles mentions homonymes ou proches.

La notice doit donc s’en tenir à une identification étroite mais assurée : celle d’un homme nommé Petrus Guillelmi, qualifié de maître, attesté dans une information tenue dans le diocèse de Sens en mai 1373. Cette sobriété n’enlève rien à l’intérêt de la mention, qui fixe avec précision un point d’existence historique et laisse ouverte la possibilité de rapprochements futurs si d’autres attestations venaient à être reconnues.

Maître Petrus Guillelmi