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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Perrinet le Mire

Perrinet le Mire

Perrinet le Mire est un personnage attesté en 1373 en relation avec la commanderie de Saint Estienne de Rayneville. La mention conservée est brève, mais elle suffit à établir l’existence historique d’un individu de ce nom dans l’entourage de cette maison au cours de la seconde moitié du XIVe siècle. En revanche, elle ne permet pas de définir avec certitude sa qualité, son office ni la nature précise de son intervention.

La portée de cette attestation tient donc moins à une biographie développée qu’à l’inscription d’un nom dans un cadre institutionnel déterminé. Perrinet le Mire appartient à ces figures médiévales connues par une occurrence isolée, mais néanmoins utile pour restituer les relations humaines gravitant autour d’une commanderie.

Identité

Le nom transmis est celui de Perrinet le Mire. « Perrinet » correspond à un anthroponyme médiéval bien formé, tandis que « le Mire » peut relever d’un surnom, d’une désignation d’activité ancienne ou d’un nom déjà stabilisé comme élément d’identification familiale. Aucune précision supplémentaire ne permet toutefois de trancher entre ces possibilités, et il convient de conserver la forme telle qu’elle est attestée.

Rien n’autorise non plus à préciser son origine, sa parenté, son statut social exact ou son insertion professionnelle. La notice doit donc s’en tenir à une identification minimale mais sûre : celle d’un individu nommé, associé en 1373 à Saint Estienne de Rayneville.

Relation avec la commanderie de Saint Estienne de Rayneville

Le fait essentiel est son lien avec la commanderie de Saint Estienne de Rayneville. Ce rattachement est certain, mais sa modalité demeure indéterminée. On ne peut affirmer s’il s’agissait d’un homme de la maison, d’un dépendant, d’un tenancier, d’un officier local, d’un administré ou encore d’un tiers n’apparaissant qu’à l’occasion d’un acte précis touchant la commanderie.

Cette réserve n’enlève rien à l’intérêt historique de la mention. Elle montre que l’activité de la maison impliquait ou enregistrait des personnes qui n’appartenaient pas nécessairement aux catégories les mieux identifiées par les textes. À ce titre, Perrinet le Mire éclaire modestement le tissu relationnel, seigneurial ou administratif qui entourait l’établissement.

Repères chronologiques et institutionnels

Le seul repère chronologique assuré est l’année 1373. Cette date situe Perrinet le Mire dans un contexte nettement postérieur à la suppression de l’ordre du Temple en 1312. Sa relation avec Saint Estienne de Rayneville ne doit donc pas être interprétée comme l’indice d’une appartenance templière, mais comme un fait se plaçant dans le cadre institutionnel de la seconde moitié du XIVe siècle.

Le second repère est le toponyme de Saint Estienne de Rayneville, qui fournit l’ancrage concret de l’attestation. On ignore cependant si Perrinet le Mire y résidait, y exerçait une charge ou n’y était mentionné qu’en marge d’une opération ponctuelle. La notice ne peut aller au-delà de ce constat.

Portée historique

Pris isolément, le cas de Perrinet le Mire reste modeste. Il n’autorise ni reconstruction familiale, ni carrière, ni attribution de fonction. Son intérêt réside dans la conservation d’un nom propre associé à une date précise et à une maison déterminée. Pour l’histoire prosopographique d’une commanderie, ce type de mention constitue un jalon utile, même lorsque les informations demeurent limitées.

En l’état, Perrinet le Mire doit donc être retenu comme un personnage attesté en 1373 dans l’orbite de Saint Estienne de Rayneville, sans qu’il soit possible d’en dire davantage avec assurance. Toute interprétation plus développée excéderait ce que permet la mention conservée.

Perrinet le Mire