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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Jean II

Jean II

Jean II est mentionné comme roi dans un acte daté de 1361, à propos de lettres de rémission accordées à Guillaume de La Motte. La présente notice ne repose pas sur une biographie suivie du souverain, mais sur cette intervention précise, qui le fait apparaître dans l’exercice direct d’une autorité de grâce. Son identification tient donc avant tout à une action de gouvernement juridiquement formulée et adressée à un bénéficiaire nommé.

La forme la plus simple à retenir est Jean II; l’appellation roi Jean II convient également, puisqu’elle exprime la qualité sous laquelle il intervient. En l’état, aucun autre élément n’est assuré ici sur ses titres développés, son origine, sa parenté ou l’ensemble de son gouvernement. La notice se concentre sur le fait certain que son nom est lié, en 1361, à des lettres de rémission délivrées en faveur de Guillaume de La Motte.

Identité et désignation

Jean II est explicitement désigné comme roi. Cette qualité n’a rien d’ornemental dans l’acte considéré : elle définit la nature même de son intervention. Il n’apparaît pas seulement comme personnage nommé, mais comme détenteur d’une autorité souveraine capable d’accorder une grâce écrite. La mention vaut ainsi moins comme simple repère onomastique que comme indication fonctionnelle.

Dans cette perspective, l’identité de Jean II se laisse saisir par le lien entre son nom et l’acte qu’il autorise. La désignation royale suffit à le distinguer dans le dossier, sans qu’il soit possible d’étendre avec certitude l’analyse à d’autres aspects de son règne. L’élément essentiel demeure l’association de son nom à une procédure de rémission.

Acte de 1361

Le fait principal attaché à Jean II est l’octroi, en 1361, de lettres de rémission à Guillaume de La Motte. Cet acte constitue le noyau historique de la notice. Il atteste une intervention royale individualisée, formulée par écrit, et orientée vers un cas particulier.

Par lettres de rémission, il faut entendre un acte de grâce ou d’atténuation judiciaire émanant du pouvoir royal. Dans le cas présent, la mention montre Jean II agissant dans un registre de justice gracieuse : son autorité ne se manifeste pas ici par une mesure générale, mais par une décision appliquée à une personne précisément désignée. Même sans détail conservé sur les circonstances de la rémission, l’acte suffit à inscrire le roi dans une pratique concrète du gouvernement par l’écrit.

Cette intervention présente un intérêt particulier parce qu’elle associe étroitement la figure du souverain à une procédure juridique. Jean II n’est pas seulement évoqué comme titulaire abstrait de la royauté ; il apparaît comme auteur d’un acte ayant des effets sur la situation d’un tiers. La portée immédiate de la mention réside dans cette capacité reconnue d’accorder remise ou pardon dans une forme officielle.

Il convient toutefois de ne pas dépasser ce que permet l’acte. L’existence de ces lettres établit l’intervention de Jean II en faveur de Guillaume de La Motte en 1361, mais ne permet pas, à elle seule, de préciser les motifs exacts de la rémission, le cadre local de son application, ni ses conséquences au-delà du bénéfice juridique qu’elle emportait.

Relation avec Guillaume de La Motte

La relation la mieux établie entre Jean II et un autre personnage est celle qui l’unit à Guillaume de La Motte par les lettres de rémission de 1361. Cette relation n’est pas présentée ici comme un lien de parenté, de fidélité personnelle ou de collaboration institutionnelle durable. Elle relève d’abord d’un rapport d’autorité et de bénéfice : Jean II intervient comme roi accordant une grâce, Guillaume de La Motte comme destinataire de cette décision.

Cette articulation est importante pour l’analyse prosopographique. Elle montre comment une figure souveraine peut être saisie, dans les archives médiévales, à travers un acte affectant le parcours juridique d’un individu. Le nom du roi est ici conservé parce qu’il se trouve au point d’intersection entre l’autorité monarchique et une situation personnelle traitée par voie de rémission.

La notice de Jean II prend ainsi sens dans un réseau de relations fondées sur les instruments écrits du gouvernement. Le personnage n’est pas seulement mentionné pour lui-même : il l’est en tant qu’auteur d’un acte qui engage la condition d’un autre homme nommément identifié.

Chronologie et repères

La date de 1361 fournit le seul repère chronologique assuré. Elle correspond au moment où Jean II est associé aux lettres de rémission accordées à Guillaume de La Motte. Aucun autre jalon n’est retenu ici avant ou après cette intervention.

Aucun lieu certain n’est conservé pour la rédaction ou l’application de l’acte. En l’absence de précision topographique, il n’est pas possible de rattacher cette mesure à un espace particulier. De même, aucune variante développée du nom n’est ici à dégager au-delà de Jean II et de la désignation comme roi.

Portée historique

La brièveté de la mention n’en réduit pas l’intérêt. Elle rappelle que l’exercice de la royauté se saisit souvent, dans les textes, à travers des actes particuliers plutôt qu’au moyen de récits continus. Ici, le pouvoir se laisse observer dans une lettre de rémission, c’est-à-dire dans une forme écrite où s’exprime la justice de grâce.

Le nom de Jean II est donc attaché à une pratique de gouvernement qui touche directement à la modulation de la sanction ou à la restauration d’une situation juridique. Cette donnée, même isolée, éclaire la manière dont l’autorité royale pouvait intervenir au bénéfice d’une personne déterminée. Elle donne à la mention de Jean II une portée institutionnelle précise : celle d’un roi agissant par écrit dans le domaine de la rémission.

Cette portée doit néanmoins être appréciée avec mesure. L’acte de 1361 établit clairement l’intervention de Jean II en faveur de Guillaume de La Motte, mais il ne permet pas, isolément, de développer une caractérisation plus ample de son règne ou de son action personnelle. Le fait sûr à retenir demeure donc celui-ci : en qualité de roi, Jean II est lié en 1361 à des lettres de rémission accordées à Guillaume de La Motte.

Jean II