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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Plurien

Une présence templière attestée à la Caillibotière, sur le territoire de Plurien

Le territoire de Plurien ne relève pas d’un simple contexte régional templier : les documents conservés y signalent bien une implantation liée à l’Ordre du Temple à la Caillibotière. Le lieu est associé à un domaine comprenant au moins un manoir ruiné à l’époque moderne, un moulin, un étang et des terres, avec une continuité de possession après la disparition de l’ordre au début du XIVe siècle.

Localisation historique

La Caillibotière se situait dans la paroisse de Plurien, dans l’actuel département des Côtes-d’Armor. Les textes mentionnent les villages de la Haute et Basse Caillibotière. Le site était implanté au-dessus du vallon du Frémur, dans un secteur où subsistaient encore plus tard des vestiges signalés comme les restes de l’ancien établissement.

Nature du bien templier

Les documents rattachent la Caillibotière à la présence templière locale, mais la qualification exacte de l’ensemble doit être maniée avec prudence. Il est question d’une maison du Temple, d’un domaine, d’un manoir élevé par les Templiers, ainsi que d’un moulin. En revanche, la documentation résumée ici ne permet pas toujours de distinguer avec certitude ce qui relevait du noyau résidentiel, de l’exploitation agricole ou des dépendances hydrauliques.

Attestations et état de l’établissement

L’établissement est mentionné dans un procès-verbal de 1313. Il apparaît ensuite dans la documentation jusqu’au XVIe siècle. Les indications postérieures évoquent un manoir attribué aux Templiers et tombé en ruine. À la fin du XVIIe siècle, ce manoir était décrit comme complètement ruiné, mais des vestiges demeuraient encore visibles dans un enclos appelé la Templerie.

Les mentions conservées restent brèves sur l’organisation interne des bâtiments au Moyen Âge. Elles suffisent toutefois à montrer qu’il ne s’agissait pas d’un simple souvenir toponymique sans fondement, mais d’un établissement réel, doté d’éléments bâtis et d’un petit domaine.

Possessions et exploitation

Autour du site, les sources signalent un petit domaine foncier encore tenu plus tard par le commandeur, avec une douzaine de journaux de terre. Un moulin et un petit étang en dépendaient également. Ces éléments correspondent bien à une exploitation rurale structurée, où les ressources foncières et hydrauliques tenaient une place importante.

Le libellé documentaire rattachant Plurien à un Moulin du Temple convient donc particulièrement bien à ce dossier, même si le site ne se réduisait pas nécessairement au seul moulin.

Dépendances et ressort seigneurial

À l’époque moderne, le détenteur de ce bien jouissait encore d’un fief s’étendant sur plusieurs paroisses. Sont citées Plurien, Pléhérel, Pléboulle, Hénanbihen, Hénansal, Pléneuf, Erquy, Planguenoual et Saint-Alban. Cette extension montre que la Caillibotière s’inscrivait dans un ensemble de droits et de revenus dépassant le seul village où se trouvaient les vestiges principaux.

Biens plus anciens dans le secteur

Les documents rappellent aussi que dès 1182 les Templiers possédaient des biens dans les paroisses d’Hénanbihen et de Hénansal. Ces mentions concernent le voisinage historique de Plurien et éclairent l’ancienneté de l’implantation templière dans cette partie de la Bretagne. Elles ne doivent pas être transférées mécaniquement au seul bourg de Plurien, mais elles confirment que la Caillibotière prenait place dans une zone de possessions bien réelle.

Devenir après la suppression de l’ordre

Comme beaucoup de biens templiers, la Caillibotière passa ensuite dans la mouvance hospitalière. Les textes indiquent en effet une continuité de détention et de gestion après la disparition de l’Ordre du Temple. La mémoire du lieu se prolonge ainsi bien au-delà de 1312, alors même que les bâtiments se dégradent progressivement.

Traces et mémoire du lieu

La documentation conserve le souvenir de vieilles murailles encore visibles autour d’un enclos nommé la Templerie. La persistance de ce nom, jointe aux mentions du manoir, du moulin et de l’étang, montre que la présence templière de la Caillibotière a laissé une empreinte durable dans le paysage local.

Pour Plurien, l’histoire templière ne doit donc pas être présentée comme une simple hypothèse de voisinage. Elle repose sur un établissement documenté à la Caillibotière, probablement composé d’un noyau seigneurial ou domanial accompagné de dépendances, parmi lesquelles un moulin occupe une place certaine.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Plurien