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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Plédran

Une présence templière attestée à Plédran

Plédran conserve bien le souvenir d’une possession de l’Ordre du Temple. Les documents anciens signalent en effet, dès 1182, un établissement connu sous le nom de Crihirac, identifié avec Le Créac’h, plus tard modernisé en Créhac. Il ne s’agit donc pas d’un simple voisinage avec d’autres maisons templières du département, mais d’une présence locale réellement attestée sur le territoire de l’ancienne paroisse de Plédran.

Le Créac’h, site templier de la paroisse de Plédran

Le lieu mentionné dans les textes correspond au Temple de Créhac, rattaché à la paroisse de Plédran, dans le diocèse de Saint-Brieuc. La documentation permet d’y reconnaître un bien templier ancien, dont la mémoire s’est conservée à travers le nom du lieu et l’existence d’une chapelle. En l’état des informations disponibles, il convient de parler d’un domaine templier ou d’une possession du Temple, sans en faire à tort une commanderie autonome.

Une attestation dès 1182

La chapelle du Temple

Le souvenir le plus net de cet ensemble est la chapelle du Créac’h, placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste. Les déclarations anciennes indiquent que le commandeur de la Nouée y exerçait des droits seigneuriaux et honorifiques, avec assemblée au jour de la fête du saint. La chapelle visible aujourd’hui a été reconstruite à la fin du XVIIe siècle, mais elle perpétue l’emplacement et la mémoire d’un sanctuaire plus ancien lié à cette possession.

Le sanctuaire a aussi conservé, dans son pavement, plusieurs pierres tombales gravées d’instruments d’art ou de métiers. Leur interprétation a donné lieu à des rapprochements anciens avec les Templiers, mais ces lectures doivent être reçues avec prudence. Elles relèvent davantage de la tradition érudite attachée au lieu que d’une preuve directe sur l’Ordre lui-même.

Biens, revenus et droits seigneuriaux

Le domaine du Créac’h ne se limitait pas à une chapelle. Les textes indiquent qu’en raison de ce Temple de Créhac, le commandeur possédait également un moulin à Créhac, une dîme sur les terres environnantes et une juridiction s’étendant sur les paroisses de Plédran, Plaintel et Plémy. Ces éléments montrent une implantation structurée, fondée à la fois sur l’exploitation du terroir, la perception de revenus et l’exercice de droits seigneuriaux.

Dans le village appelé Le Temple, voisin de la chapelle, les tenanciers devaient entretenir une croix de fer placée au point le plus élevé de leurs maisons. Cette obligation apparaît comme un signe distinctif de la seigneurie et constitue un indice supplémentaire de l’enracinement local de cette possession.

Des biens dans les environs

Les documents signalent encore qu’autour de Plédran, les Templiers tenaient au XIIe siècle plusieurs biens dont l’identification n’est pas toujours certaine en raison des formes anciennes altérées par les copies. Quelques rapprochements ont cependant été proposés avec des lieux comme Clairefontaine, La Roche ou encore Yffiniac. Ces correspondances restent inégales selon les cas et ne doivent pas toutes être tenues pour absolument assurées, mais elles montrent que Le Créac’h s’insérait dans un ensemble foncier plus large.

Il est également mentionné que le seigneur de Saint-Quihouët, en Plaintel, devait chaque année au commandeur une redevance en céréales, en volailles et en argent. Cette charge illustre les dépendances économiques liées à la seigneurie du Temple dans ce secteur.

Après la suppression de l’Ordre du Temple

Après la disparition de l’Ordre au début du XIVe siècle, la possession du Créac’h ne s’effaça pas complètement. Les droits rappelés dans les déclarations postérieures montrent au contraire une continuité de gestion et de mémoire seigneuriale. Le rattachement du lieu à une autorité commanderiale plus tardive explique que le souvenir du Temple soit resté attaché au site bien au-delà de l’époque templière.

Toponymie et mémoire du lieu

À Plédran, la présence templière ne relève donc pas d’une hypothèse vague ni d’une tradition sans base documentaire. Elle repose sur un nom de lieu conservé, sur l’existence d’une chapelle du Temple, sur des droits seigneuriaux explicitement rappelés et sur une attestation médiévale ancienne. Le Créac’h constitue ainsi un élément important de l’histoire templière locale, même si rien n’autorise à le présenter comme une grande commanderie indépendante.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

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