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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Entrepierres

Une présence templière attestée à Entrepierres

Entrepierres relève bien d’une présence de l’Ordre du Temple dans le département actuel des Alpes-de-Haute-Provence. Le lieu est signalé comme domaine du Temple, et la documentation ancienne mentionne explicitement, pour ce territoire, des débris d’une maison de Templiers. Il ne s’agit donc pas d’un simple rattachement au contexte régional : une implantation templière y est bien attestée.

Localisation historique

Dans les descriptions anciennes, Entrepierres apparaît sous les formes Entrepeiros en provençal et Interpetrae en latin. La communauté est alors rattachée au diocèse de Gap et à la viguerie de Sisteron. La paroisse est placée sous le vocable de Saint-Saturnin, tandis que les succursales de Naux et d’Entrepierres sont respectivement données sous les titres de Saint-Pierre et Saint-Marc.

Nature de l’implantation

Les éléments conservés invitent à parler ici d’un domaine du Temple et d’une maison templière attestée par ses vestiges, non d’une commanderie autonome clairement démontrée. La prudence est nécessaire : la documentation fournie signale une présence matérielle de l’ordre, mais elle ne permet pas d’élever ce site au rang de commanderie indépendante.

Attestation et vestiges signalés

La notice ancienne relative à Entrepierres indique que l’on trouvait des débris d’une maison de Templiers sur la route de Volonne à Sisteron, au quartier du Saint-Puits. Cette mention constitue le point le plus solide pour établir la présence templière sur le territoire.

Le même texte évoque aussi, dans un quartier nommé Fouerço, des ruines de maisons et d’une église, tout en précisant qu’on ignore s’il y eut en cet endroit un village. Ces ruines ne doivent donc pas être attribuées automatiquement aux Templiers : elles appartiennent au paysage ancien d’Entrepierres, mais leur lien exact avec le domaine du Temple n’est pas établi avec certitude.

Cadre seigneurial et ecclésiastique

La notice décrit également l’organisation religieuse locale : le prévôt de Saint-Jacques nomme à la cure et perçoit la dîme, avec la précision qu’à sa mort la collation de la cure reviendrait à l’évêque de Gap. Ces indications éclairent le cadre ecclésiastique du territoire, sans prouver pour autant que les Templiers détenaient l’ensemble des droits religieux de la communauté.

Ce que l’on peut dire des biens templiers à Entrepierres

En l’état des éléments disponibles, il convient de rester mesuré. La présence de l’ordre est attestée par la mention d’une maison templière en ruine et par le classement du lieu parmi les domaines du Temple. En revanche, la composition exacte du patrimoine templier local n’est pas détaillée ici : terres, revenus, bâtiments annexes ou droits seigneuriaux ne sont pas décrits avec précision dans les documents fournis.

Il est donc préférable de présenter Entrepierres comme un bien templier localisé, probablement inséré dans l’économie rurale de la région de Sisteron, sans lui attribuer des fonctions administratives ou militaires que les textes transmis ne confirment pas.

Après la suppression de l’ordre

Les documents réunis pour Entrepierres ne détaillent pas explicitement le devenir du domaine après la suppression de l’Ordre du Temple au début du XIVe siècle. Il faut donc s’abstenir, pour cette page, d’attribuer sans preuve un transfert précis, même si de nombreux biens templiers passèrent ailleurs aux Hospitaliers.

Traces et mémoire du site

Entrepierres doit donc être compris comme un lieu de présence templière attestée, sous la forme d’un domaine comportant au moins une maison, sans qu’il soit possible, avec les seuls éléments disponibles ici, d’en préciser davantage le rang institutionnel.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Entrepierres