Aller au contenu

BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Peyzieux-sur-Saône

Une maison du Temple à Peyzieux-sur-Saône

Peyzieux-sur-Saône, dans l’actuel département de l’Ain, est bien lié à l’histoire de l’Ordre du Temple. La documentation ne renvoie pas seulement à de simples revenus épars ou à une influence régionale indirecte : elle mentionne ici une maison du Temple et une chapelle connue sous le nom de Temple. L’ancienne page devait donc être corrigée, car il n’est pas exact de présenter le lieu comme dépourvu d’implantation templière propre.

Localisation historique

Le site de Peyzieux appartient au Val de Saône et relève anciennement du secteur de Thoissey. La paroisse était placée sous le vocable de saint Martin. Le village apparaît sous plusieurs formes anciennes, ce qui rappelle l’ancienneté de son peuplement et de son organisation paroissiale.

Une présence templière attestée

Les éléments conservés permettent d’affirmer qu’il y eut à Peyzieux une maison du Temple. Le lieu est également signalé comme membre de la commanderie de Mâcon, ce qui indique un rattachement à un ensemble administratif plus large, sans autoriser pour autant à confondre Peyzieux avec le siège principal de cette commanderie.

La présence templière y est aussi matérialisée par une chapelle, désignée dans les textes comme la chapelle du Temple. Une tradition documentaire plus précise l’identifie sous le vocable de saint Ennemond. Cette chapelle atteste une implantation réelle de l’ordre sur le territoire de Peyzieux-sur-Saône.

Possessions et droits

Dès la fin du XIIe siècle, les Templiers de Belleville sont signalés comme possessionnés à Peyzieux. Cette présence ne se limite donc pas à un simple souvenir local : elle s’inscrit dans une organisation foncière et religieuse effective, liée à la rive de Saône et aux ressources du terroir.

Les textes évoquent des droits de dîme attachés à la chapelle. Il est indiqué que ces droits purent être renforcés par une acquisition réalisée en décembre 1236, lorsque le commandeur Bérard de Serrières acquit de Girin de Vaux, chevalier, des droits de dîme qui semblent avoir été liés à cette chapelle. La prudence reste nécessaire sur le détail exact de l’affectation, mais le dossier montre clairement l’existence d’intérêts économiques templiers à Peyzieux.

  • une maison du Temple est mentionnée à Peyzieux ;
  • une chapelle du Temple y est attestée ;
  • des droits de dîme sont liés au lieu ;
  • le site s’insère dans les possessions templières du Val de Saône.

Personnes connues

En 1298, la maison du Temple de Peyzieux est associée à frère Hugues de Peraud, alors désigné comme précepteur en ce lieu. Cette mention est importante, car elle confirme le statut effectif de l’établissement à la fin du XIIIe siècle.

Le dossier conserve aussi le nom de Bérard de Serrières, commandeur impliqué dans l’acquisition de droits de dîme au XIIIe siècle, ainsi que celui de Girin de Vaux, chevalier vendeur de ces droits.

Dépendances et organisation

Peyzieux ne doit pas être isolé de son environnement templier. Le lieu est mis en relation avec Belleville, dont les Templiers possédaient également des biens dans le secteur. Toutefois, il ne faut pas transférer à Belleville toute la réalité historique de Peyzieux : les documents distinguent bien, pour ce dernier, une maison du Temple et une chapelle proprement situées sur son territoire.

Le fait que Peyzieux soit présenté comme un membre de la commanderie de Mâcon suggère une dépendance administrative ou domaniale. Cela signifie que le site pouvait relever d’une structure supérieure, tout en conservant une consistance locale bien attestée.

La chapelle du Temple et son devenir

La chapelle de Peyzieux existait encore dans la mémoire des lieux après la disparition de l’Ordre du Temple. Elle était déjà très dégradée au début du XVIIe siècle. Une visite effectuée en 1611 signale qu’elle n’était plus qu’une ruine, avec des vestiges encore visibles, notamment la pierre de l’autel. Des témoignages anciens rappelaient alors qu’un prêtre y assurait autrefois le service divin, que des revenus en dépendaient, et que plusieurs maisons se trouvaient jadis autour de cette chapelle.

Ces indications sont précieuses : elles montrent que l’implantation ne se réduisait pas à un simple droit abstrait, mais qu’elle s’inscrivait dans un petit ensemble bâti et dans une vie religieuse locale.

Il est encore indiqué que les Hospitaliers, ou chevaliers de Malte, auraient fait rétablir la chapelle par la suite. Une visite officielle de 1652 atteste au moins que le lieu continuait d’être identifié et suivi dans le cadre des biens passés après le Temple aux mains de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Après 1312

Comme ailleurs, la suppression de l’Ordre du Temple au début du XIVe siècle n’effaça pas immédiatement les réalités foncières locales. Les biens et droits attachés à Peyzieux passèrent dans l’héritage des Hospitaliers. La continuité de la mémoire de la chapelle et des revenus qui en dépendaient montre que le site conserva longtemps une existence administrative et religieuse dans les archives et dans le paysage.

Traces et mémoire du lieu

À Peyzieux-sur-Saône, la trace templière repose donc sur des éléments convergents : une maison du Temple, une chapelle identifiée, des droits de dîme, des mentions de précepteurs et le souvenir durable d’un ensemble bâti. Il ne s’agit ni d’une simple légende locale, ni d’une attribution vague au Val de Saône.

En l’état des informations disponibles, la formulation la plus juste est de reconnaître à Peyzieux-sur-Saône une implantation templière réelle, comprenant au moins une maison et une chapelle, intégrées à un réseau de dépendances plus vaste autour de Mâcon et de Belleville.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Peyzieux-sur-Saône