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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Replonges

Le Moulin du Temple à Replonges

Une possession rattachée à Laumusse

Biens attestés dans le territoire de Replonges

Les possessions templières de Replonges apparaissent comme un ensemble foncier important. Au début du XIIIe siècle, les frères de Laumusse y reçoivent une donation considérable comprenant une maison, un bois, une grange, ainsi que d’autres granges, des terres, des prés et une part de dîmes. Ces éléments montrent une implantation de nature essentiellement domaniale et agricole, insérée dans l’économie rurale du val de Saône.

Le bien nommé Mons est également documenté dans la commune. En 1295, Jean de Châtelus, alors commandeur de Laumusse, et Barthélemy Rebulin procédèrent au partage des fonds qu’ils y possédaient en commun. Cette mention confirme l’existence de biens précisément localisés dans ce secteur de Replonges à la fin du XIIIe siècle.

Donations et accroissement du domaine

La constitution de ce patrimoine est connue par plusieurs actes. En 1206, Hugues Nerel et son épouse Élisabeth donnèrent aux Templiers leur maison, le bois et la grange tenus d’eux par noble Renaud de Feillens, ainsi que les granges de Vatel et de Billon, des terres, des prés et la part des dîmes qu’ils possédaient en fief d’Ogier Boche. Cette donation fut confirmée en 1219.

Le domaine continua ensuite de s’accroître. En avril 1238, Étienne de Châtillon donna aux Templiers tout ce qu’il possédait dans ce lieu. Plus tard, en 1286, Guillaume Rebulin, chevalier, prit en fief d’eux divers fonds, avec en outre ce que les Hospitaliers de Replonges tenaient de lui au-delà de la Saône. L’ensemble montre des rapports fonciers suivis entre les Templiers, la petite noblesse locale et d’autres détenteurs de droits dans le voisinage.

Nature de l’implantation

Rien, dans les éléments conservés ici, n’impose d’élever Replonges au rang de commanderie distincte. Les mentions disponibles décrivent plutôt un domaine dépendant de Laumusse, composé de terres, de bâtiments d’exploitation, de granges et de revenus. Dans ce cadre, la désignation de Moulin du Temple renvoie à une possession templière locale, mais non à une maison chef-lieu de l’ordre.

Personnes liées au site

  • Hugues Nerel et Élisabeth, son épouse, comptent parmi les principaux donateurs connus au début du XIIIe siècle.
  • Renaud de Feillens apparaît dans la tenure d’une partie des biens donnés.
  • Ogier Boche est mentionné à propos de droits tenus en fief.
  • Étienne de Châtillon renforça le domaine par sa donation de 1238.
  • Guillaume Rebulin, chevalier, figure dans les relations féodales de la fin du XIIIe siècle.
  • Jean de Châtelus, commandeur de Laumusse, est cité en 1295 pour le partage des fonds de Mons.
  • Barthélemy Rebulin intervient avec lui dans ce même partage.

Après la suppression de l’ordre du Temple

Comme les autres biens dépendant de Laumusse, les possessions templières de Replonges passèrent ensuite dans l’orbite hospitalière. Les documents locaux montrent d’ailleurs que des Hospitaliers étaient eux aussi intéressés dans certains biens mentionnés autour de Replonges à la fin du XIIIe siècle. Cette continuité éclaire le devenir du domaine après la disparition de l’ordre du Temple, sans faire de Replonges un centre autonome comparable à Laumusse.

Ce que l’on peut affirmer

À Replonges, il ne faut donc ni nier la présence du Temple, ni la transformer en commanderie indépendante sans preuve. Les documents attestent clairement des possessions templières : maison, bois, granges, terres, prés, dîmes et fonds situés notamment à Mons. La bonne lecture historique est celle d’un domaine relevant de la commanderie de Laumusse, implanté dans le territoire de Replonges et bien présent dans les actes du XIIIe siècle.

Raccord historique local

Le rapprochement territorial désormais consolidé permet de relier Replonges à un point d’implantation templière documenté dans le même département : Mons, Replonges.

Ce lieu est aujourd’hui rattaché à Replonges – 01 Domaine du Temple de Mons. Cette précision permet de distinguer le site historique de la commune administrative actuelle.

Le dossier fait notamment apparaître moulin à eau, domaine du Temple. Ces éléments sont présentés comme des repères du secteur et non comme la preuve automatique d’une commanderie dans la commune moderne.

La formulation reste volontairement prudente : le rapprochement confirme un lien territorial documenté sans étendre au-delà des éléments établis la nature exacte de la présence de l’Ordre du Temple.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Replonges