Aller au contenu

BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Salives

Une implantation templière attestée à Montmorot, sur le territoire de Salives

Contrairement à ce qui a parfois été écrit, le territoire de l’actuelle commune de Salives est bien lié à une présence templière documentée. Cette implantation ne se confond pas avec une grande commanderie autonome clairement identifiée, mais avec une maison du Temple établie à Montmorot, hameau relevant de Salives, dans l’actuelle Côte-d’Or.

Les textes signalent à Montmorot une maison templière, ainsi qu’une chapelle et un château. L’ensemble formait un point d’appui local de l’ordre dans cette partie du diocèse de Langres médiéval.

Localisation historique

Montmorot est présenté comme le siège d’une petite circonscription établie dans le secteur de Salives. Le lieu dépend aujourd’hui de la commune de Salives, dans le département de la Côte-d’Or. La présence templière doit donc être rattachée à ce territoire communal, même si elle se concentrait dans le hameau de Montmorot plutôt que dans le bourg principal.

Nature de l’établissement

La documentation permet d’identifier à Montmorot une domus, c’est-à-dire une maison du Temple. Cette précision est importante : rien n’impose d’y voir une commanderie indépendante au plein sens administratif du terme. Les mentions conservées ne citent pas de manière assurée un « commandeur de Montmorot ».

Il est ainsi plus juste de parler d’une maison templière, vraisemblablement insérée dans une organisation plus large, plutôt que d’attribuer sans réserve à Montmorot le rang de commanderie autonome.

Une maison probablement liée à Bure

Les éléments connus suggèrent que Montmorot n’était sans doute pas isolé, mais dépendait de la maison de Bure. Certaines transactions paraissent en effet orientées vers les frères de Bure, ce qui va dans le sens d’un établissement secondaire ou rattaché, plutôt que d’un centre principal pleinement distinct.

Cette lecture invite à bien distinguer la réalité locale de Salives-Montmorot d’une commanderie majeure : il y eut bien présence templière, mais sous une forme qui semble plus modeste et dépendante.

Biens et acquisitions connus

Les Templiers possédaient à Montmorot des éléments bâtis notables. La tradition documentaire mentionne une chapelle du Temple et un château, devenu par la suite résidence de commandeurs de l’ordre de l’Hôpital. Cette continuité d’occupation éclaire l’importance du site après la disparition de l’ordre du Temple.

Les actes conservés montrent également une activité foncière. En 1293, Hugues de Peraud, alors précepteur de la maison du Temple de Montmorot, conclut plusieurs échanges de terres à Montmorot et à Fraignot avec Guillaume de Grancey. Un peu plus tard, en 1294, les Templiers de Bure acquièrent encore un pré situé à ce lieu. Ces opérations montrent une gestion active des biens ruraux à la fin du XIIIe siècle.

Personnes connues

Le nom le mieux attesté pour l’histoire de Montmorot est celui de Hugues de Peraud, mentionné en 1293 comme précepteur de la maison. Sa présence confirme l’existence d’un établissement templier organisé, capable de négocier et d’administrer des terres.

La documentation du procès de l’ordre signale aussi, en 1309, un frère nommé Martin de Montmorot, du diocèse de Langres. Cette mention relie directement le nom du lieu à un frère de l’ordre au moment de la grande procédure engagée contre les Templiers.

Après la suppression de l’ordre

Comme dans de nombreux autres lieux, les biens templiers passèrent ensuite aux Hospitaliers. À Montmorot, le château est signalé comme étant devenu la résidence de commandeurs de Malte. Cette continuité montre que le site conserva une fonction seigneuriale et religieuse au-delà de la suppression de l’ordre du Temple au début du XIVe siècle.

Ce qu’il faut retenir pour Salives

  • Salives ne doit pas être présentée comme dépourvue de toute présence templière.
  • La présence connue se situe plus précisément au hameau de Montmorot, sur le territoire communal.
  • Le site correspond à une maison du Temple, avec chapelle et château mentionnés par la documentation.
  • Rien ne permet d’affirmer avec certitude qu’il s’agissait d’une commanderie autonome ; une dépendance de Bure est plausible.
  • Des actes de la fin du XIIIe siècle attestent une activité foncière réelle à Montmorot et dans les environs.

L’histoire templière de Salives doit donc être rétablie avec précision : il ne s’agit pas d’un simple voisinage régional, mais bien d’une implantation attestée à Montmorot, sous la forme d’une maison du Temple dotée d’une chapelle et insérée dans le réseau foncier de l’ordre en Bourgogne.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Salives