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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Terrefondrée

Une présence templière attestée à Terrefondrée

Terrefondrée, dans l’actuelle Côte-d’Or, ne relève pas d’un simple contexte régional : les documents conservés y signalent bien des biens et des dépendances liés à l’Ordre du Temple. Le lieu apparaît en relation étroite avec la maison de Bure, dont il formait une annexe ou une dépendance pour une partie de son histoire médiévale. Il faut donc parler ici d’une présence templière documentée, sans pour autant transformer d’emblée l’ensemble du site en commanderie autonome.

Terrefondrée et les hameaux associés

Le dossier réuni pour ce territoire concerne non seulement Terrefondrée, mais aussi des implantations voisines rattachées à la même commune, notamment Chatellenot et La Forêt. Cette configuration montre un ensemble de possessions rurales dispersées, composé de terres, de dîmes, d’un moulin et d’édifices religieux, plutôt qu’un établissement isolé et unique.

Une dépendance ancienne de Bure

Le hameau de Terrefondrée est présenté comme une annexe de la paroisse de Bure dès l’époque ancienne. Il est possible qu’il ait été compris dans la donation primitive de Bure et de ses appartenances aux Templiers au XIIe siècle. Cette appartenance n’est pas formulée comme une certitude absolue pour l’origine, mais elle s’insère dans un cadre cohérent de dépendances relevant de Bure.

Chatellenot, possession templière bien attestée

À Chatellenot, hameau situé sur la commune de Terrefondrée, la présence templière est nettement documentée. En 1189, les Templiers reçoivent tout ce que Bencelin d’Aprey et son frère Villain possèdent à Chatellenot et à Minot. Au milieu du XIIIe siècle, les droits seigneuriaux et ecclésiastiques y sont assez importants pour provoquer un différend sur les dîmes et les champarts, finalement partagés avec le prieuré de Grancey.

Cette implantation ne se limite donc pas à une mention isolée. Elle révèle une véritable assise foncière et fiscale, intégrée au temporel de Bure et durablement exploitée.

Chapelle, moulin et exploitation du terroir

Les biens liés au Temple dans ce secteur comprennent plusieurs éléments concrets. À Chatellenot, une chapelle est construite ou reconstruite au début du XVIe siècle par le commandeur de Bure, ce qui montre la continuité de l’importance du lieu après la disparition de l’Ordre du Temple. Le moulin banal y est également mentionné, puis demeure, plus tard, l’une des possessions notables de Bure dans ce hameau.

À La Forêt, autre hameau de Terrefondrée, les documents signalent également un domaine anciennement tenu par les Templiers de Bure. On y trouve un moulin, ruiné au XVIIe siècle puis rétabli par la suite, ainsi qu’une chapelle. Cela confirme que l’emprise templière locale reposait sur un réseau de dépendances rurales associant culte, exploitation agricole et revenus seigneuriaux.

Terrefondrée au début du XVIIe siècle

Comme d’autres localités du secteur, Terrefondrée a subi de graves destructions à la suite des guerres, des troubles et des épidémies de la seconde moitié du XVIe siècle. Au début du XVIIe siècle, les habitants décrivent un village fortement diminué, avec une nette réduction du nombre de feux, des charrues et des terres effectivement cultivées. Cette situation éclaire l’état d’appauvrissement d’un finage autrefois plus actif, dans un espace qui dépendait depuis longtemps du temporel de Bure.

La Forêt, une ancienne possession du Temple

La documentation sur La Forêt confirme l’ancienneté de cette dépendance. Le hameau est explicitement présenté comme une ancienne possession des Templiers de Bure, avec une chapelle connue sous le vocable de Saint-Louis. Le moulin, signalé en ruine au XVIIe siècle, est encore relevé en bon état au XVIIIe siècle avec des terres, des prés, un jardin et une chènevière. Cette continuité montre que l’implantation n’était pas symbolique, mais bien enracinée dans l’économie rurale locale.

Après la suppression du Temple

Comme ailleurs, les biens templiers du secteur passent ensuite dans l’orbite hospitalière. C’est sous cette gestion postérieure que plusieurs éléments sont encore décrits avec précision, notamment les chapelles, les moulins et l’état des terroirs. Une partie des constructions visibles ou remaniées aujourd’hui relève donc d’époques postérieures au Temple, tout en s’inscrivant dans l’héritage de possessions plus anciennes.

Ce qu’il faut retenir

Repères historiques documentés autour de Terrefondrée

Les rapprochements historiques déjà validés permettent de préciser le contexte templier de ce secteur. Forêt (La), aujourd’hui rattaché à Terrefondrée, constitue un repère utile pour comprendre l’implantation de l’Ordre du Temple à l’échelle locale.

Les éléments conservés font apparaître notamment chapelle, moulin à eau, maison du Temple, domaine du Temple. Ces indices décrivent un établissement et ses dépendances plutôt qu’une présence uniforme sur l’ensemble de la commune actuelle.

Les repères chronologiques associés à ce dossier comprennent 1156, 1157, 1159, 1295, 1301. Ils permettent de replacer ces possessions dans la durée de l’histoire templière médiévale.

Le lien avec Terrefondrée est explicitement établi dans le dossier historique interne utilisé pour ce rapprochement.

Cette présentation distingue volontairement le site historique documenté de la commune moderne : elle ne transforme pas une proximité territoriale en commanderie locale lorsqu’aucun élément acquis ne permet de l’affirmer.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

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