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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Maison du Temple Le Blizon

Localisation

Repères territoriaux liés

Le Blizon est placé dans l’actuelle commune de Saint-Michel-en-Brenne, dans le département de l’Indre. Les documents situent la maison « entre Mézières-en-Brenne et Martizay ». Une forme ancienne du nom est attestée sous la graphie Ad Blisionem en 1202.

Nature du lieu

Le libellé conservé pour cette notice est celui de chapelle du Temple. Les documents internes montrent toutefois que cette chapelle s’inscrivait dans un ensemble plus vaste, désigné aussi comme maison du Temple et, dans les mentions postérieures, comme commanderie du Blizon. Il ne faut donc pas réduire le dossier à un simple édifice isolé : la chapelle relevait d’un établissement templier documenté, dont l’importance ressort du nombre de ses dépendances signalées par les textes.

Présence templière

La présence templière au Blizon est documentée et ne peut pas être mise en doute dans l’état des pièces fournies. La maison est tenue pour connue et avérée dès 1207. Un précepteur y est alors nommé : Guillaume de Ruye, également donné sous la forme Guillaume de Rupte. Un second précepteur est signalé au milieu du XIIIe siècle : Savaricus de Sonayo, mentionné en 1247 et 1253.

Les documents rapportent en outre une mention antérieure du lieu sous la forme Ad Blisionem en 1202, ainsi qu’une citation de la commanderie en 1199. Ces indications vont toutes dans le même sens : elles attestent non pas une absence, mais l’existence d’une implantation templière ancienne et importante au Blizon. En revanche, la documentation fournie demeure pauvre sur le détail des bâtiments templiers eux-mêmes et sur leur organisation concrète avant la dévolution aux Hospitaliers.

Importance de la maison du Blizon

Les textes internes présentent le Blizon comme une maison majeure dans l’Indre, allant jusqu’à la qualifier de plus puissante du département au vu de l’étendue de ses dépendances. Cette appréciation doit être retenue avec prudence, mais elle concorde avec la liste des établissements qui lui sont donnés comme soumis ou annexés.

Sont ainsi énumérés sous la dépendance du Blizon : Beauvais dans la paroisse de Saint-Étienne-de-Buzançais, Saint-Auprien dans la paroisse de Châteauguillaume, Plaincourault dans la paroisse de Mérigny, Lauvaudieu dans la paroisse de Saint-Hilaire de Bénaise, L’Epinat dans la paroisse de Varennes, Vilejésus dans la paroisse de Saint-Michel-des-Bois, L’Hopitau-sous-Piégu dans la paroisse de Saint-Cyran-la-Latte, Charnoble dans la paroisse de Mauvières près de Bélâbre, ainsi que Roufflac. D’autres passages confirment encore le lien de dépendance de Beauvais ou Beauvoir envers le Blizon, puis son passage à l’Ordre de Malte.

Chapelle et domaine

Pour l’époque moderne, le dossier mentionne au Blizon une chapelle, une maison noble et une suie en 1692. Cette description est postérieure à l’époque templière, mais elle montre que le site a conservé une réalité domaniale et seigneuriale durable. Elle invite à comprendre la chapelle du Temple non comme une mention isolée, mais comme l’un des éléments d’un établissement plus complet.

Un autre témoignage, relatif à Buzançais, signale qu’un grand faubourg situé sur le chemin de Beauvoir était regardé comme une annexe de la commanderie de Blizon. Là encore, il s’agit d’un indice de l’étendue des intérêts du Blizon plutôt que d’une description directe de la chapelle elle-même.

Après les Templiers

Les documents indiquent explicitement que la commanderie du Blizon appartint d’abord aux Templiers, puis passa à l’Ordre de Malte. Ce devenir après 1312 s’accorde avec la transmission habituelle des biens du Temple aux Hospitaliers. Pour le Blizon, plusieurs notices départementales rappellent cette continuité institutionnelle.

Le dossier laisse aussi entrevoir une longue postérité administrative : il est signalé qu’il existait des liasses couvrant la période 1193-1709 sur la commanderie du Blizon, et que Roufflac fut rattaché au Blizon en 1470. Ces mentions concernent surtout l’histoire post-templière de la commanderie, mais elles confirment la permanence du centre du Blizon dans l’organisation hospitalière régionale.

État de la documentation

Si la présence templière est solidement attestée, le détail manque pour restituer avec précision l’aspect de la chapelle, ses revenus propres ou son fonctionnement interne à l’époque du Temple. Les documents fournis insistent eux-mêmes sur la rareté des renseignements directs pour les XIIe et XIIIe siècles, alors même qu’ils reconnaissent l’importance de la maison. Il convient donc d’en rester à ce que les textes permettent réellement d’établir : Le Blizon fut bien un établissement templier, attesté au début du XIIIe siècle, doté d’une chapelle et devenu le centre d’un ensemble de dépendances ensuite passé aux Hospitaliers.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Maison du Temple Le Blizon