Un toponyme templier attesté dans le département de l’Isère
Repères territoriaux liés
Le lieu intitulé Le Temple dans l’Isère renvoie ici non à une commanderie clairement individualisée, mais à un domaine templier ou à un ensemble de lieux-dits conservant le souvenir d’une possession relevant du Temple. Les documents disponibles regroupent en effet sous cette désignation plusieurs toponymes isérois où le nom du Temple a subsisté ou a disparu avec le temps.
Localisation historique
La documentation ne permet pas d’associer avec certitude cette notice à une commune unique. Elle renvoie plutôt à une série de lieux du département de l’Isère où la mémoire templière est restée inscrite dans la toponymie. Plusieurs de ces emplacements sont aujourd’hui des quartiers, écarts, bois, mas ou lieux disparus.
Attestations connues
Dans l’Isère, plusieurs lieux relevant de cette série documentaire portent ou ont porté le nom du Temple. Sont notamment signalés :
- La Vigne des Templiers, quartier de la commune de Saint-Vincent-du-Mercuze, attesté au XIIIe siècle sous une forme latine ancienne ;
- le Bois du Temple, sur la commune de Jarrie ;
- Templi Avalonis, devenu Le Templier, écart de la commune de Pontcharra, attesté dès le XIIIe siècle ;
- le Temple de Bressieux, correspondant au village du Temple sur la commune de Saint-Siméon-de-Bressieux ;
- Le Temple, sur la commune du Périer, mentionné comme domaine au XIVe siècle ;
- Le Temple, mas de la commune de Saint-Blaise-du-Buis ;
- un lieu disparu mentionné sur la commune de La Mure ;
- ainsi que d’autres micro-toponymes aujourd’hui effacés ou difficilement localisables.
Nature de la présence templière
La qualification retenue pour cette page, Domaine du Temple, est historiquement prudente. Les éléments conservés ne démontrent pas à eux seuls l’existence d’une commanderie autonome pour chacun de ces lieux. Ils témoignent en revanche d’une implantation foncière ou domaniale du Temple dans différentes parties de l’Isère, sous la forme possible de terres, écarts, exploitations, dépendances ou habitats associés.
Toponymie et mémoire du lieu
La documentation souligne que plusieurs de ces noms ont disparu des usages communaux actuels. Cette disparition n’efface pas pour autant la réalité historique du souvenir templier : elle montre surtout qu’une part de ces implantations n’est plus lisible que par les formes anciennes des textes et par la survivance inégale des toponymes.
Après la suppression de l’Ordre du Temple
Pour certains lieux de cette série, les biens passèrent ensuite aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, comme ce fut fréquemment le cas après la suppression de l’Ordre du Temple au début du XIVe siècle. Toutefois, cette évolution n’est pas documentée avec le même degré de précision pour tous les sites regroupés sous l’intitulé Le Temple en Isère.
État historique de la notice
Cette page doit donc être comprise comme celle d’un ensemble de lieux-temples isérois conservés par la toponymie et la documentation ancienne, et non comme la description assurée d’une seule commanderie localisable sans ambiguïté. En l’état des éléments disponibles, la présence templière dans l’Isère sous cette désignation est bien attestée, mais elle relève avant tout d’une réalité domaniale et toponymique.
Situer cette implantation
