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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Léproserie du Temple de Lucenay-le-Duc

La maison du Temple de Lucenay-le-Duc

Localisation historique

Repères territoriaux liés

Lucenay-le-Duc se situe dans l’actuel département de la Côte-d’Or. Les formes anciennes du nom sont relevées dès la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, ce qui confirme l’ancienneté du toponyme dans les actes médiévaux. La documentation place ce bien dans le secteur de Montbard.

Origine et attestation

Une donation accordée en 1224 par Agnès, dame de Lucenay, éclaire l’installation des Templiers dans ce lieu. Alors qu’ils voulaient y fonder une maison, elle leur concéda une grande pièce de pré dite Colenoise, des rentes en grains, ainsi que le droit d’établir un four banal. Ce droit comprenait aussi la faculté de prendre le bois de chauffage nécessaire dans les bois de la seigneurie de Lucenay.

Ces éléments montrent une implantation réelle et organisée, appuyée sur des revenus, des droits seigneuriaux et des biens fonciers. La mention ultérieure d’une ancienne maison templière confirme que l’établissement ne se réduisait pas à un simple souvenir toponymique.

Possessions et économie

Les biens et droits connus pour Lucenay-le-Duc relèvent d’une économie rurale classique des établissements templiers. Ils comprennent un pré important, des rentes en grains et l’exploitation d’un four banal. L’autorisation de prendre le chauffage dans les bois seigneuriaux renforçait la valeur pratique de ce four et l’autonomie matérielle de l’établissement.

La documentation ne permet pas d’aller au-delà de ces éléments sans risque d’exagération. Il convient donc de parler ici d’une maison templière attestée, avec des droits et revenus précis, sans la transformer automatiquement en commanderie autonome.

Événements et confirmations postérieures

Un procès de 1388 montre que les droits attachés à cet établissement furent contestés par l’évêque d’Autun aux Hospitaliers, devenus successeurs des Templiers après la disparition de l’ordre. Cette contestation fut vaine. L’affaire est importante, car elle prouve l’existence des chartes de l’ancienne maison du Temple de Lucenay et confirme la continuité de ses droits dans le temps.

Après la fin de l’ordre du Temple

Comme dans de nombreux autres lieux, les biens passèrent aux Hospitaliers. À Lucenay-le-Duc, la mémoire documentaire de l’établissement se prolonge justement par le contentieux du XIVe siècle, qui atteste que les avantages autrefois consentis aux Templiers étaient encore revendiqués par leurs successeurs.

Toponymie et formes anciennes

Le nom de Lucenay-le-Duc apparaît sous plusieurs formes médiévales, parmi lesquelles Lucenai, Lucennaium, Luceunai, Lucenayum et Lucennay. Ces variantes sont celles d’un même lieu et accompagnent les mentions conservées dans les archives des maisons du Temple de la région.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Léproserie du Temple de Lucenay-le-Duc