Le domaine du Temple de Vernusse
Repères territoriaux liés
Vernusse désigne un bien relevant des Templiers dans l’actuelle commune de Saint-Pierre-en-Vaux, en Côte-d’Or, dans le secteur de Beaune et d’Arnay-le-Duc. La documentation ne permet pas d’y reconnaître avec certitude une commanderie autonome : il s’agit plus prudemment d’un domaine templier, rattaché à l’ensemble des possessions de la maison du Temple de Beaune.
Localisation historique
Le lieu est signalé comme un hameau de la commune de Saint-Pierre-en-Vaux. Les formes anciennes du nom montrent une continuité toponymique sur plusieurs siècles, malgré des graphies variables dans les actes médiévaux et modernes.
Attestation de la présence templière
La présence des Templiers à Vernusse est bien attestée au XIIIe siècle. Un acte de 1236 mentionne des donations faites aux Templiers de Beaune sur Vernusse, avec l’approbation de Gui de Chaudenay, seigneur du fief. Cette mention établit clairement l’existence d’un bien ou d’intérêts fonciers templiers dans ce lieu.
Le dossier montre ainsi une implantation foncière réelle, sans qu’il soit possible, d’après les seuls éléments conservés ici, de préciser davantage la nature exacte des bâtiments ou de l’exploitation. Il convient donc de parler d’un domaine ou d’une possession templière, et non d’une commanderie indépendante.
Seigneurie et encadrement féodal
Le rôle de Gui de Chaudenay rappelle que les biens détenus à Vernusse s’inscrivaient dans un cadre seigneurial ordinaire. Son approbation comme seigneur du fief éclaire les conditions juridiques de l’établissement templier dans ce secteur. Le même personnage apparaît aussi dans des opérations touchant Chaudenay, notamment à propos du rachat de tierces détenues par la collégiale de Beaune.
Rattachement à la maison du Temple de Beaune
Les mentions anciennes rattachent Vernusse à la Maison du Temple de Beaune. Après la disparition de l’Ordre du Temple, le lieu continue d’apparaître dans des documents relevant de la commanderie de Beaune, ce qui s’accorde avec le transfert habituel des biens templiers aux Hospitaliers.
Cette continuité documentaire, du XIIIe siècle jusqu’à l’époque moderne, confirme l’importance de Vernusse comme élément du temporel administré depuis Beaune.
Toponymie et permanence du lieu
Le nom de Vernusse est conservé sous plusieurs formes anciennes, parmi lesquelles Varnuces, Varnuceys, Varnuesses, Varnuce, Verneusse puis Vernus. Ces variantes traduisent les usages graphiques des scribes plutôt qu’un changement de lieu. Elles montrent surtout la permanence d’un terroir identifié de longue date dans les archives de la maison puis de la commanderie de Beaune.
Situer cette implantation
