Présence templière à Montfort-sur-Meu
Repères territoriaux liés
Montfort-sur-Meu, dans l’actuel département d’Ille-et-Vilaine, est bien associé à une possession du Temple. La documentation ancienne y signale un domaine du Temple, rattaché au Temple de Romillé. Il ne faut donc pas confondre cette implantation avec une commanderie autonome formellement établie par les seuls documents conservés pour ce lieu.
Attestation ancienne
La présence des Templiers à Montfort est attestée dès 1163. À cette date, un différend les oppose aux religieux de Saint-Melaine de Rennes au sujet du four banal de Montfort, voisin du prieuré de Saint-Nicolas. Cette mention prouve que les Templiers étaient alors déjà implantés dans le secteur et qu’ils y détenaient des intérêts reconnus.
Les textes indiquent en même temps que le bien de Montfort faisait partie du Temple de Romillé. Cette précision est importante : elle montre que Montfort relevait d’un ensemble plus large et ne doit pas être automatiquement présenté comme une maison indépendante de plein exercice.
Nature du bien templier
Pour Montfort-sur-Meu, la qualification la plus juste est celle de domaine templier. Les éléments conservés permettent de parler d’une implantation et de droits seigneuriaux ou économiques, sans imposer l’image d’une grande commanderie isolée. Le dossier invite donc à retenir une présence réelle, mais à la décrire avec mesure.
Localisation probable
La localisation précise de la maison templière n’est pas assurée. Une tradition locale la plaçait vers le haut de la rue de Coulon, à proximité du puits de Coulon, entre l’église de ce nom et celle de Saint-Nicolas. Cette même tradition évoquait aussi un ancien cimetière des Templiers. Ces indications restent toutefois de l’ordre du souvenir local et non d’une identification certaine.
Devenir des biens
Après la disparition de l’ordre du Temple, les biens liés à Montfort passèrent aux Hospitaliers, devenus plus tard les chevaliers de Malte. À l’époque moderne, des déclarations seigneuriales montrent encore l’existence, sous la mouvance de Montfort, de fiefs, rentes, juridictions et bailliages dépendant du commandeur de La Guerche et de La Nouée dans les paroisses voisines, notamment au Verger, à Talensac et à Monterfil.
Montfort apparaît ainsi comme un point d’appui ancien de la présence templière dans cette partie de la Bretagne, puis comme un centre de référence pour des droits passés ensuite aux Hospitaliers.
À retenir
- Montfort-sur-Meu correspond bien à un bien templier attesté.
- La présence y est documentée dès 1163.
- Le site relevait du Temple de Romillé.
- Il convient de parler ici d’un domaine du Temple, sans transformer systématiquement ce bien en commanderie autonome.
- Après la suppression du Temple, les droits et possessions furent repris par les Hospitaliers.
Situer cette implantation
