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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Moulin des Templiers de Lambres-Lez-Douai

Le moulin du Temple de Lambres-Lez-Douai

Repères territoriaux liés

À Lambres-Lez-Douai, dans l’actuel département du Nord, les Templiers possédaient bien un moulin à eau. Il ne s’agissait pas nécessairement d’une commanderie autonome, mais d’un bien relevant de leur patrimoine dans l’orbite de la maison du Temple de Douai.

Attestation du bien templier

La documentation signale expressément l’existence, à Lambres-Lez-Douai, d’un moulin appartenant aux Templiers et présenté comme un bien de rapport important. Cette mention établit clairement une présence templière sur le lieu, sous la forme d’un moulin et de ses dépendances, et non comme une simple tradition toponymique.

Exploitation et revenus

Au début du XIVe siècle, le moulin était déjà détruit. En juin 1307, les Templiers en arrentèrent cependant le saut, avec les héritages qui en dépendaient, à Alexandre de Coustiches, bourgeois de Douai. L’accord prévoyait une redevance annuelle de vingt-six rasières de blé de mouture.

Cet arrentement imposait aussi plusieurs obligations précises. Le preneur, puis ses successeurs, devaient relever de la maison du Temple de Douai, acquitter un droit de relief à chaque mutation, et faire moudre gratuitement les grains de cette maison. Ces clauses montrent que le moulin de Lambres-Lez-Douai s’insérait dans une organisation économique plus large, liée aux établissements templiers de Douai.

Personnes mentionnées dans l’acte

L’acte de 1307 cite plusieurs frères du Temple, ce qui souligne l’importance administrative du dossier. Y apparaissent notamment :

  • frère Guillaume, commandeur des maisons du Temple dans la baillie d’Arras ;
  • frère Denis de le Gorghe, commandeur du Temple de Douai ;
  • frère Pierre de Haynant, porte-clefs de la maison du Temple d’Arras ;
  • frère Jehan de Honnechies, chapelain des maisons d’Arras et de Douai ;
  • Jakennes de Seclin, clerc du Temple.

Leur présence confirme que ce moulin relevait bien des intérêts templiers et non d’une attribution tardive ou incertaine.

Devenir après la suppression de l’Ordre

Après la disparition de l’Ordre du Temple, le bien passa dans l’héritage des Hospitaliers, successeurs des Templiers. Le moulin, reconstruit en 1365, appartenait alors à Pierre, seigneur de Bourbon, mais demeurait grevé d’une redevance envers les Hospitaliers.

Cette redevance comprenait chaque année vingt-neuf rasières de blé de mouture, ainsi que plusieurs droits d’entrée et de relief en nature. Ce maintien des obligations montre la continuité juridique et économique du bien après 1312, malgré la disparition de l’ordre qui l’avait possédé à l’origine.

Portée historique

Le cas de Lambres-Lez-Douai illustre une présence templière attestée à travers un moulin productif et ses dépendances. La documentation ne conduit pas à y voir une commanderie distincte, mais elle établit sans ambiguïté l’existence d’un bien templier intégré au réseau de la maison de Douai.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Moulin des Templiers de Lambres-Lez-Douai