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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Domaine du Temple de Pérenchies

Une maison du Temple attestée à Pérenchies

Repères territoriaux liés

À Pérenchies, la présence du Temple est bien attestée, mais il ne s’agissait pas d’une chapelle. Les documents décrivent au contraire une maison du Temple établie sur le territoire de Pérenchies, avec un domaine foncier et des droits seigneuriaux. Une parcelle proche du village a d’ailleurs conservé le nom de Temple, ce qui prolonge localement le souvenir de cette implantation.

Origine de l’établissement

L’origine de cette possession remonte au XIIe siècle. En 1167, le prieur Bauduin, avec l’accord de son chapitre, céda aux frères du Temple la terre que son monastère possédait à Pérenchies. Cette cession portait non seulement sur la terre elle-même, mais aussi sur les hommes qui y étaient attachés. En contrepartie, les Templiers devaient verser chaque année, à Noël, un cens d’un demi-marc d’argent.

Cet acte montre que l’implantation templière à Pérenchies repose sur une donation ancienne et clairement formulée. Il atteste l’existence d’un bien templier structuré dès la seconde moitié du XIIe siècle.

Nature du bien templier

Les textes signalent explicitement qu’il n’y eut jamais de chapelle dans cette maison. La qualification de chapelle ne convient donc pas à Pérenchies d’après la documentation conservée. Il faut plutôt y voir un domaine ou une maison relevant du réseau templier, avec des terres, des revenus et une autorité seigneuriale.

Le domaine et ses revenus

Au XIVe siècle, le domaine de Pérenchies comprenait une maison et vingt-deux bonniers de terres en labour et en pâture. Les revenus qui en étaient tirés, avec le terrage de Lommelet détenu par l’Hôpital, étaient estimés à 39 livres par an. Le Livre vert conserve également le souvenir de cette exploitation avec la mention d’une maison et de vingt-deux bonniers de terres labourables et de pâtures à Pérenchies.

Ces indications montrent qu’il s’agissait d’un bien rural utile par ses terres, ses rentes et ses produits, davantage que d’un établissement monumental ou religieux au sens strict.

Justice et droits seigneuriaux

Le commandeur exerçait à Pérenchies une justice et seigneurie sur cette terre. Il y percevait des cens et d’autres droits seigneuriaux. La documentation mentionne aussi des revenus touchant Pérenchies et Verlinghem, ainsi que plusieurs maisons et héritages situés dans d’autres lieux de la châtellenie de Lille, notamment à Lompret et Wambrechies.

Ces éléments confirment que Pérenchies ne se réduisait pas à une simple parcelle isolée, mais s’inscrivait dans un ensemble de possessions et de revenus plus large.

Personnes mentionnées

L’acte de 1167 cite plusieurs personnages liés à cette cession. On y trouve notamment deux frères du Temple, Bauduin de Lithdengini et David, chapelain de Douai. Le texte mentionne aussi Philippe, comte de Flandre et de Vermandois. Ces noms replacent la donation dans un cadre institutionnel solide, au croisement des autorités monastiques, seigneuriales et templières.

Après les Templiers

Après la disparition de l’Ordre du Temple, le bien passa à l’Hôpital, qui en conserva au moins une partie des revenus et des droits. Les mentions postérieures montrent la continuité d’exploitation du domaine dans le patrimoine hospitalier.

Toponymie et mémoire du lieu

Le souvenir de cette ancienne possession s’est maintenu dans le paysage local par le nom de Temple porté par une parcelle voisine du village. Cette trace toponymique ne prouve pas à elle seule toute l’histoire du site, mais elle concorde ici avec une documentation ancienne qui atteste nettement l’existence d’une maison du Temple à Pérenchies.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Domaine du Temple de Pérenchies