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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Domaine du Temple d’Angerville

Le domaine templier d’Angerville à Glisolles

Repères territoriaux liés

Le lieu désigné sous le nom de Domaine du Temple d’Angerville correspond à un bien templier situé sur le territoire de l’actuelle commune de Glisolles, dans l’Eure. La documentation ancienne rattache ce site à l’ancien fief d’Angerville, parfois relevé sous des formes anciennes voisines, et le présente comme un domaine comprenant notamment un moulin. Il ne s’agit pas, d’après les éléments conservés, d’une commanderie autonome, mais d’un membre ou d’une dépendance relevant d’un ensemble templier plus vaste.

Localisation historique

Angerville était un ancien fief réuni au territoire de Glisolles. Les textes situent ce domaine dans le secteur de Glisolles, non loin de Bailly, avec des terres mentionnées le long de chemins allant vers la Croisille ou vers le Poirier selon les actes conservés et leur interprétation. La prudence s’impose sur le détail exact de certaines confrontations, mais l’ancrage du bien dans ce terroir ne fait pas de doute.

Origine et ancienneté de l’établissement

Angerville apparaît comme l’un des biens les plus anciens de cet ensemble templier local. Une charte de 1154 rapporte la donation du domaine aux Templiers par Godefroy Vac, avec le consentement de son fils Hugues. Les textes postérieurs présentent ce domaine comme un bien ancien, déjà établi au XIIe siècle.

La documentation indique également qu’au XIVe siècle le domaine ne semble plus subsister comme entité distincte, puisqu’il n’est pas relevé dans le Livre Vert. Cette absence ne doit pas être comprise comme une négation de la possession templière antérieure, mais comme l’indice probable d’une disparition, d’une absorption ou d’une transformation du bien avant cette époque.

Nature du bien et éléments connus

Le domaine d’Angerville ne se réduisait pas à une simple pièce de terre. Il est décrit comme une terre avec les hommes qui y résidaient, à laquelle s’ajoutaient un moulin et de grands bâtiments. Une tradition documentaire mentionne à ce propos le Moulin de Masculey, associé à cet ensemble foncier.

La qualification retenue de Moulin du Temple est donc historiquement fondée, mais elle doit être comprise dans le cadre plus large d’un domaine rural templier comprenant des terres, des tenures et des bâtiments, et non comme le seul élément constitutif du site.

Donations et acquisitions connues

Plusieurs actes montrent un enrichissement progressif du domaine et de ses abords au cours du XIIIe siècle.

  • En 1205, Emeline d’Angerville donne aux frères du Temple toute la terre et le fief que tenait d’elle Richard, fils de Seré, avec des biens mentionnés à Tournedos et au moulin de Baali.
  • Henri de Terri concède ou aliène au profit des Templiers une pièce de terre située le long d’un chemin mentionné dans les chartes.
  • Une autre charte, datée de 1257, fait connaître une vente par Henri Tyerri de cinq vergées de terre contenues dans le fief d’Angerville, sur le territoire de Glisolles.
  • Le chevalier Robert Neel est aussi signalé parmi les bienfaiteurs du Temple dans ce secteur, avec plusieurs pièces de terre près de Glisolles et dans la paroisse d’Angerville.

Rapports avec les biens templiers voisins

Le domaine d’Angerville était proche d’autres possessions templières du même secteur, notamment Bailly. Les textes anciens présentent Angerville comme un membre ancien d’un ensemble rattaché à la commanderie de Saint-Étienne de Renneville. Cette relation éclaire son statut : Angerville relevait d’une organisation domaniale plus large, sans qu’il soit nécessaire d’y supposer une maison templière indépendante.

Devenir du domaine

Les mentions conservées laissent penser que le domaine d’Angerville n’existait plus comme bien distinct au XIVe siècle. En l’état des informations disponibles, il est préférable de s’en tenir à ce constat, sans reconstituer au-delà des textes les modalités exactes de sa disparition. L’essentiel est que la présence templière y est solidement attestée dès le milieu du XIIe siècle, autour d’un domaine doté d’un moulin et de dépendances foncières.

Toponymie et mémoire du lieu

Les formes anciennes du nom, relevées dans la documentation médiévale, confirment l’ancienneté du site. Angerville apparaît comme un ancien fief uni à Glisolles, ce qui explique que le souvenir de cette possession templière se conserve à travers la désignation du domaine plutôt qu’à travers une commanderie encore identifiable dans les sources tardives.

Implantations liées à cette commune

Cette page fait partie d’un ensemble local comportant une ou plusieurs notices distinctes. Ces raccords permettent de replacer la commune et ses établissements dans le même dossier territorial sans les fusionner.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Domaine du Temple d'Angerville

Raccord historique local

Le rapprochement territorial désormais consolidé permet de relier Glisolles à un point d’implantation templière documenté dans le même département : Glisolles.

Le dossier fait notamment apparaître moulin à eau, maison du Temple, domaine du Temple, commanderie. Ces éléments sont présentés comme des repères du secteur et non comme la preuve automatique d’une commanderie dans la commune moderne.

La formulation reste volontairement prudente : le rapprochement confirme un lien territorial documenté sans étendre au-delà des éléments établis la nature exacte de la présence de l’Ordre du Temple.