Le domaine du Temple de Bonnefare et Saint-Michel-de-Montaigne
Repères territoriaux liés
Bonnefare, rattaché à Saint-Michel-de-Montaigne en Dordogne, correspond à un bien templier explicitement attesté par la documentation ancienne. Le lieu est désigné comme un domaine du Temple, avec des formes anciennes du nom relevées du début du XIVe au début du XVIIe siècle, ce qui confirme la continuité de son identification dans les sources.
Localisation historique
Le site se place sur le territoire de l’actuelle commune de Saint-Michel-de-Montaigne, dans le Bergeracois. Les mentions anciennes associent étroitement Bonnefare et Saint-Michel, ce qui invite à traiter ensemble le domaine et l’église de la localité, sans les confondre pour autant avec une autre implantation voisine.
Attestations anciennes
Le toponyme est relevé sous plusieurs formes : Bonefare en 1306, Bonafara en 1373, puis L’Hospital de Bonnefare en 1604. Cette dernière appellation montre qu’après la disparition de l’Ordre du Temple, le lieu demeura identifié par son rattachement à l’Hôpital.
La tradition documentaire conservée pour Bonnefare et Saint-Michel-de-Montaigne présente le lieu comme une commanderie des Templiers, puis de l’Ordre de Saint-Jean. Dans ce cadre, l’église romane de Saint-Michel est signalée comme ayant appartenu à la maison du Temple dès le XIIe siècle.
L’église de Saint-Michel et l’établissement templier
L’église de Saint-Michel-de-Montaigne, d’origine romane, est liée dans les textes à l’établissement templier de Bonnefare. Cette association constitue un élément important pour comprendre la nature du lieu : il ne s’agissait pas seulement d’un toponyme isolé, mais d’un ensemble disposant d’une assise religieuse et seigneuriale locale.
Événement signalé au début du XIVe siècle
La documentation mentionne le passage, le 1er septembre 1304, de Bertrand de Got, futur pape Clément V, reçu dans cette commanderie lors d’une visite en Périgord. Cet épisode montre que l’établissement de Bonnefare occupait alors une place reconnue dans le paysage ecclésiastique et seigneurial du secteur.
Le devenir du domaine après la suppression du Temple
Après la suppression de l’Ordre du Temple, le bien passa aux Hospitaliers. En 1321, la documentation indique la reprise de l’établissement par l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le commandeur Hugues de Caylus y apparaît comme seigneur spirituel de Saint-Michel-de-Montaigne et de la localité voisine de Saint-Avit de Fumadière.
Les textes signalent également que les commandeurs durent hommage à l’archevêque de Bordeaux, ce qui entraîna par la suite plusieurs contestations et saisies des fruits du domaine lorsque cet hommage n’était pas rendu dans les délais attendus.
Biens et exploitation du domaine à l’époque moderne
Au XVIIIe siècle, Bonnefare apparaît encore comme un centre de gestion foncière actif. Des reconnaissances passées au profit du commandeur mentionnent un ensemble de biens comprenant maison, grange, parc à brebis, four, jardin, terres labourables, puits, vigne, ainsi que plusieurs tènements situés autour de Saint-Michel et de Saint-Avit.
Parmi les éléments explicitement signalés figurent aussi un ancien moulin et divers terroirs tenus du commandeur. Ces mentions montrent qu’il faut comprendre Bonnefare comme un domaine doté de revenus ruraux variés, et non comme une simple évocation toponymique sans réalité foncière.
Traces du nom et mémoire du lieu
La persistance des formes anciennes de Bonnefare et de l’appellation L’Hospital de Bonnefare témoigne de la longue mémoire de cette implantation. Pour ce site, la présence templière ne peut donc pas être écartée : elle est au contraire nettement attestée, puis prolongée par la reprise hospitalière.
Situer cette implantation

Repères historiques documentés autour de Domaine du Temple de Bonnefare et Saint-Michel-de-Montaigne
Les rapprochements historiques déjà validés permettent de préciser le contexte templier de ce secteur. Bonnefare (St-Michel-de-Montaigne), aujourd’hui rattaché à Bonneville-et-Saint-Avit-de-Fumadières – 24 Saint-Paxans. Le 60, constitue un repère utile pour comprendre l’implantation de l’Ordre du Temple à l’échelle locale.
Les éléments conservés font apparaître notamment moulin à eau, grange, domaine du Temple, commanderie. Ces indices décrivent un établissement et ses dépendances plutôt qu’une présence uniforme sur l’ensemble de la commune actuelle.
Les repères chronologiques associés à ce dossier comprennent 1304, 1306. Ils permettent de replacer ces possessions dans la durée de l’histoire templière médiévale.
Le lien avec Domaine du Temple de Bonnefare et Saint-Michel-de-Montaigne est explicitement établi dans le dossier historique interne utilisé pour ce rapprochement.
Cette présentation distingue volontairement le site historique documenté de la commune moderne : elle ne transforme pas une proximité territoriale en commanderie locale lorsqu’aucun élément acquis ne permet de l’affirmer.