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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Domaine du Temple de Cherval

Chapelle du Temple de Cherval

Repères territoriaux liés

Le site de Cherval, en Dordogne, correspond à une présence templière bien attestée, mais rien ne permet d’y voir avec certitude une commanderie autonome. Les éléments conservés indiquent plutôt une dépendance de la maison du Temple du Soulet, comprenant l’église Saint-Martin et le village qui l’entourait.

Localisation historique

Le lieu mentionné sous le nom de Cherval relevait historiquement du secteur aujourd’hui rattaché à La Chapelle-Grésignac, dans l’actuel département de la Dordogne. La documentation associe explicitement ce lieu au réseau templier du Périgord.

Nature de l’implantation templière

La présence du Temple à Cherval semble avoir pris la forme d’un domaine dépendant plutôt que d’une commanderie distincte. La documentation indique que l’église romane Saint-Martin de Cherval, ainsi que le village, dépendaient de la commanderie templière du Soulet.

Il convient donc de distinguer clairement cette implantation locale d’un chef-lieu de commanderie. Si une organisation templière a bien existé sur place, son emplacement précis n’est plus identifié.

L’église Saint-Martin

L’église de Cherval constitue le principal témoin de cette implantation. Il s’agit d’un édifice roman construit à la fin du XIe siècle, de plan rectangulaire à quatre travées. La documentation signale qu’il fut ensuite voûté de quatre coupoles sur pendentifs.

Son caractère fortifié relève de plusieurs phases. Les Templiers seraient intervenus pour la fortification de l’édifice au XIIe siècle, puis les Hospitaliers l’auraient reprise ou renforcée au XIVe siècle, après le transfert des biens du Temple.

Rattachement au Soulet

Cherval dépendait de la commanderie du Soulet, à laquelle étaient attachés divers biens et revenus dans ce secteur. La documentation mentionne pour cette maison templière un dernier commandeur connu en 1301, Ysard de Chaussada.

Cette mention éclaire le cadre administratif dans lequel s’inscrivait Cherval : il ne s’agissait pas d’un établissement isolé, mais d’un élément du temporel contrôlé depuis le Soulet.

Traces foncières et dépendances

Des terroirs, lieux-dits et tenures relevant plus tard de la maison du Soulet apparaissent dans la documentation postérieure. Ils témoignent de la continuité d’un ensemble foncier attaché à Cherval et à ses environs. Parmi les noms conservés figurent notamment Balobelia, Charmandeys, la Jarrige et la Seguenie.

D’autres dépendances ou tenures sont également signalées pour l’époque hospitalière, parmi lesquelles Paleterbe, la Charouffie, Salajouie, Salvamie, la Demarie, la Peyrieras, Saint-Sicaire, Pont Saint-Martin et Sauvanie. Ces mentions ne prouvent pas toutes une origine templière distincte pour chacun de ces lieux, mais elles montrent la persistance d’un domaine organisé autour de l’ancienne dépendance de Cherval.

Après la disparition de l’Ordre du Temple

Après la suppression de l’Ordre du Temple au début du XIVe siècle, les biens de Cherval passèrent, comme ailleurs, aux Hospitaliers. La documentation conserve surtout pour cette période des traces foncières et toponymiques issues des terriers de la maison du Soulet.

En revanche, l’emplacement exact d’une éventuelle maison templière à Cherval n’est plus connu. Le principal héritage visible reste donc l’église Saint-Martin et le souvenir d’un domaine rattaché à une commanderie voisine.

Traces conservées

La mémoire templière de Cherval repose avant tout sur l’église romane fortifiée Saint-Martin et sur la survivance de plusieurs noms de lieux dans les archives. Ces indices concordent pour attester une présence réelle du Temple dans ce secteur, sans qu’il soit possible, en l’état des éléments disponibles, d’affirmer l’existence d’une commanderie indépendante à Cherval même.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Domaine du Temple de Cherval