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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Maison du Temple de Queynac

Implantation templière à Queynac, sur la commune de Galgon

Repères territoriaux liés

Queynac, rattaché à la commune actuelle de Galgon, correspond bien à un lieu de présence templière attestée en Gironde. La documentation conservée ne renvoie pas seulement à un simple toponyme : elle évoque, dans la vicomté de Fronsac, une organisation templière de petite dimension dont Queynac faisait partie avec Marcenais et plusieurs paroisses dépendantes.

Localisation historique

Le site se place dans l’ancienne vicomté de Fronsac, sur le territoire de l’actuelle commune de Galgon. Le libellé documentaire associe explicitement Galgon et Queynac, ce qui permet d’identifier le lieu sans le confondre avec d’autres établissements voisins.

Nature de l’établissement

La qualification conservée pour la page est celle de Moulin du Temple. Toutefois, les textes disponibles montrent que Queynac s’inscrivait dans un ensemble plus large que le seul moulin. Il est question d’une petite commanderie templière comprenant les seigneuries de Marcenais et de Queynac, avec les paroisses de Larrivau, Magrigne et Chalauze.

Il convient donc de rester prudent : le lieu traité ne doit pas être artificiellement réduit à une simple mention vague, mais il ne faut pas non plus attribuer sans nuance à Queynac seul tout ce qui relevait de l’ensemble Marcenais-Queynac. La présence templière y est néanmoins clairement attestée.

Attestations au XIIIe siècle

Les archives signalent plusieurs actes du XIIIe siècle concernant ce secteur templier. Elles ne permettent pas de fixer avec certitude l’origine première de la circonscription, mais elles montrent que les biens du Temple y recevaient encore des donations et formaient une seigneurie organisée.

Parmi les actes conservés, on relève en 1232 une donation faite à la maison du Temple de Marcenais par Guillaume Erra, chevalier du Bourg, portant sur un moulin situé sur la Saye. Une autre donation, en 1250, attribue encore au Temple de Marcenais un moulin appelé moulin Vielh, donné par Hélie Wilhelm, chevalier de Villegoriges. Ces mentions éclairent surtout l’économie du même ensemble territorial auquel appartenait Queynac.

Biens, dépendances et cadre seigneurial

La documentation associe à cet ensemble templier plusieurs dépendances paroissiales. Magrigne, Larrivau et Chalauze apparaissent comme des composantes de ce ressort. Cela montre que la présence du Temple ne se limitait pas à un édifice isolé, mais touchait aussi à l’encadrement de terres, de droits et de revenus dans les environs.

Dans cet ensemble, les moulins tenaient une place importante. La nature même retenue pour cette page, Moulin du Temple, s’accorde avec cette économie rurale, fondée sur la maîtrise de terres, de redevances et d’installations utiles à l’exploitation locale.

Personnes connues

Deux responsables sont explicitement associés au Temple de Queynac dans les documents anciens :

  • Raynaut, mentionné vers 1232 ;
  • Wilhelm de Pairessac, mentionné entre 1250 et 1279.

Leur présence confirme le rôle administratif de Queynac dans le dispositif templier local.

Après la suppression de l’ordre du Temple

Après la disparition de l’ordre du Temple, les Hospitaliers prirent possession de ces biens. La commanderie de Marcenais fut ensuite supprimée comme entité distincte et réunie à celle de Bordeaux. Cette évolution montre la continuité d’exploitation du domaine après 1312, même si l’organisation institutionnelle fut remaniée.

Traces et mémoire du lieu

La tradition documentaire conserve le souvenir de Queynac comme d’un site templier de Galgon. Des mentions plus tardives évoquent encore un Temple de Quenac ainsi que des ruines de chapelle sur ce territoire, ce qui témoigne de la persistance de la mémoire locale du lieu. En l’état des éléments disponibles ici, il est cependant préférable de ne pas aller au-delà de cette constatation prudente.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Maison du Temple de Queynac